J’ai longuement hésité à rendre cet énorme dossier public, parce que le sujet est un peu touchy. On parle spécifiquement d’un gacha game (aux risques bien connus de conduite addictive), et encore plus spécifiquement d’un jeu destiné aux femmes qui aiment les hommes (le public réel des joueureuses est un peu plus varié que cela, mais c’est l’angle choisi). Sauf que, bon, c’est le propre d’un intérêt spécifique d’emmerder tout le monde avec. Alors, comme j’ai fait le tour, depuis déjà un petit moment, des gens que je peux abreuver d’informations dont iels se foutent royalement, j’ai décidé qu’il était temps de mettre certaines choses par écrit et de les offrir AU MOOOONDE ! Après quoi, vous pourrez me juger si vous voulez. Je comprendrais. Il m’arrive de me juger moi-même, à vrai dire.
Nous allons donc parler : des jeux destinés aux femmes de façon générale, d’une polémique hilarante (et un peu crispante) offerte par le mascu-world, du jeu proprement dit avec quelques généralités et, surtout, des personnages. N’hésitez pas à fouiller si vous avez envie, chaque partie est planquée par défaut pour vous permettre de piocher directement dans celles qui vous intéressent et d’ignorer les autres ! Avec 35k mots, il faudra bien faire du tri (ou vous y reprendre à plusieurs fois…)
Plongez avec moi dans le terrier du lapin de LaDS, ça va être cool.
Ajout du 23/04/2026 : Il y a eu le rerun de Tears of Romirro, alors conséquence logique, pour ne pas dire inévitable : j’ai ajouté un wallpaper de notre magnifique Lemurian Sea God.
Ajout du 15/04/2026 : Non pas un, mais DEUX wallpapers aujourd’hui ! Caleb et Sylus sont à l’honneur cette fois-ci, ça change un peu.
Ajout du 30/03/2026 : Un nouveau wallpaper de Raf, parce que je suis obsédée, voilà tout.
Ajout du 20/03/2026 : J’ai ajouté des vidéos de ma toute nouvelle playlist “blogodio” dans la partie “polémiques”. Vouala.
Ajout du 20/02/2026 : Nouveau wallpaper, avec une version animée en bonus ! Aujourd’hui, le crossover inévitable entre LaDS et The Apothecary Diaries.
Modification du 30/01/2026 : Changement de cap ! Je vais virer le let’s play et faire comme pour les autres vidéos sur la chaine, à savoir passer en mode sous-titres non invasifs. Alors oui, on va perdre mon humour légendaire, mais c’est tellement niche que je crains de souler tout le monde. La suite se passera donc sur la chaîne youtube, je ne sais pas encore très bien quand mais sans doute bientôt !

Aujourd’hui est le jour d’une grande révélation. Je vais avouer une chose dont je ne parlais pas (encore) en ligne pour ne pas ruiner définitivement ma réputation, jusqu’à finalement décider que l’amour-propre c’était chiant : je joue à des otome games. Beaucoup. Genre… Trop souvent. J’essaie de me limiter au “meilleur” de la production, mais je ne peux pas résister à l’appel des petits beaux gosses virtuels, malgré mon grand âge et le fait que je sois parfaitement heureuse dans mon couple (je me sens obligée de le préciser pour les gens qui pensent encore que c’est un truc de célibataires hétéras perdues : nan, c’est un truc de grandes romantiques perdues, nuance). J’y joue d’ailleurs depuis vraiment longtemps. Pour tout dire, j’ai commencé à jouer à des jeux H quand j’avais 14 ans, au siècle dernier, et ce qui était disponible était 99,9% du temps destiné aux hommes qui aiment les femmes. Le moins que l’on puisse dire c’est que, au delà du côté purement, heu, récréatif, ce type de jeux n’a jamais mis l’accent sur l’aspect relationnel entre les personnages. Et puis, même si j’aime les femmes, j’aime également (hélas, au détriment de ma santé mentale) les hommes. C’est pour cela que la découverte des otome games, quelques années après, a changé ma vie : enfin, je pouvais m’émoustiller de ce qui me fait vraiment vibrer ! À savoir : la construction de la relation, et l’inévitable tension sexuelle qui se crée petit à petit. Je suis ce genre de personne, le sexe c’est cool mais je préfère “vivre” ce qui vient juuuuste avant (si vous avez vu la saison 2 des Carnets de l’Apothicaire, vous savez très précisément de dont je parle).
Ce dossier va être massif… Car j’ai vraiment envie de parler de certaines choses. Ou, plus exactement, d’un jeu et de ses personnages formidablement bien écrits. Et je vais en parler LOOOONGUEMENT. Un dossier qui sera lu par 3 personnes, j’en ai conscience, mais que j’ai besoin de sortir de ma tête et de garder dans mon petit bout d’Internet. Cependant, on va commencer par les généralités, histoire de fixer le cadre et les avertissements d’usage, et je vais tenter d’expliquer au mieux ce que j’aime (ou non) dans ce type de jeux. Disclaimer : on entre dans le monde des hétéras, donc l’angle sera majoritairement celui-là, ne m’en voulez pas…
Tout d’abord, un peu de vocabulaire pour démarrer toustes du même endroit : c’est quoi, un otome game, ou encore otoge ?
La définition est simple : “otome” signifie “jeune fille”, en japonais, et donc un otome game est un jeu “pour jeunes filles”. Qu’on s’entende bien : les femmes (et jeunes filles) ont découvert les jeux vidéo en même temps que les hommes, ça n’est pas le sujet. Cette question n’est même pas ouverte à débat, le fait est établi. Ce qui est sous-entendu sous ce nom, ce n’est pas que les “jeunes filles ne jouent qu’à ces jeux qui leur sont destinés”, pas du tout, mais qu’il est question de jeux axés sur la romance, et spécifiquement à destination du public féminin. Fait intéressant, son opposé direct est le “galge”, le jeu –de– filles, à destination des hommes hétéros. Dans les deux cas, on parle des femmes, mais le sens est résolument différent.
Et maintenant, un peu d’histoire en version très rapide. Dans les années 90, Keiko Erikawa (cofondatrice de Koei en 78, quand même, donc pas la première venue) pense que, ok, c’est bien joli de blinder le marketing en direction des jeunes garçons, mais que c’est un peu con de laisser les filles sur le côté (j’imagine qu’elle est pragmatique et réalise qu’il y a du fric à se faire). Elle monte alors une petite équipe (Ruby Party) dédiée à la création d’un jeu spécifiquement orienté pour le public féminin. On est au Japon, en 1994, donc personne ne s’étonnera que l’angle choisi soit : une histoire romantique. Le résultat sera un jeu, Angélique, qui propose d’incarner une princesse qui a pour but de devenir la nouvelle reine et va y parvenir en accomplissant différentes tâches, rien de renversant. La subtilité se trouve dans la possibilité d’interagir avec neuf “gardiens” pour demander leur aide et, à terme, de développer une relation romantique avec eux.

Le jeu va utiliser le modèle des galge (évoqués plus haut) qui existent déjà : des dialogues font augmenter le niveau de relation avec un personnage, menant potentiellement à une histoire romantique, et propose des fins multiples en fonction du niveau de relation et/ou des choix faits au cours de l’aventure. Pour la petite histoire, c’est déjà Koei qui s’était illustré dans les débuts du genre avec “Night Life” en 1982, un jeu considéré érotique. Je dis “considéré” parce que vous imaginez bien qu’à l’époque… Enfin…. Je vous laisse juger :

Dans le cas qui nous intéresse, Angélique est un jeu pour les très jeunes filles, donc on reste dans quelque chose d’innocent et mignon. J’y vois également une part de sexisme, dans l’idée que les filles sont forcément pures, mais ok, on va dire que c’était un jeu pour les enfants.
Le filon reniflé ne pouvant plus être dé-senti, cette niche va perdurer, généralement par le biais d’éditeurs spécialisés dans le genre. On va distinguer deux grands courants :
- le jeu purement narratif, c’est-à-dire uniquement du texte qui défile, avec une illustration de notre interlocuteurice du moment à l’écran, et des choix à faire durant l’histoire
- le jeu qui va apporter des éléments destinés à rendre le gameplay plus dynamique, avec des phases narratives, mais aussi des phases d’un gameplay différent (qui varie beaucoup d’un jeu à l’autre) où le but sera de monter des statistiques, stats qui nous rendront plus désirables pour l’un des LI (love interest, opposés au MC, la main character donc notre héroïne dans ce type de jeux).
Dans les deux cas, on va également trouver des images (les fameux CG) pour illustrer certaines scènes importantes de l’histoire, généralement un moment spécifiquement mignon, voire un chaste bisou sur la joue, dans le plus pur esprit du manga “shoujo” (pour les jeunes filles, tout pareil, même si les mangas shoujo ne sont pas forcément orientés romance) (mais là, on se lance dans une toute autre discussion alors arrêtez de me faire perdre le fil, merci). Un autre élément important, et même presque constitutif de ces jeux, est que notre personnage est souvent le plus neutre possible, à un point tel que même les dessins la représentant font en sorte d’en montrer le minimum, allant même jusqu’à afficher un personnage avec très peu de traits du visage dessinés (le cliché de la MC sans yeux est un classique) afin de permettre de mieux nous projeter dans l’histoire : la joueuse EST le personnage principal.

Il y a des exceptions, bien sûr, et j’ai même l’impression que cette habitude tend à disparaître, mais c’est un cliché commun. D’autre part, une des mécaniques les plus importantes est évidemment : la multiplicité des histoires possibles, qu’on appelle en général des “routes”. Il y en aura généralement une par LI, et potentiellement certaines sans LI, selon les jeux (que ce soit parce que nos choix n’ont pas permis de dégager nettement un candidat, ou, par exemple, qu’on puisse décider que le célibat est en fait très cool, tout simplement). Souvent, ces histoires auront de bonnes et de mauvaises fins, en fonction de nos choix ou des stats qu’on aura montées (et le degré de “mauvais” dans la mauvaise fin peut aller de “iels ne finirent pas heureux” jusqu’à la mort de notre MC dans des circonstances brutales… Certains jeux vont un peu loin, ui). Pas de panique, même si ce sont des jeux très textuels, un bon jeu de romance n’oblige pas à une relecture intégrale à chaque fois que l’on veut débloquer une autre fin, sinon ça serait l’enfer. Il existe normalement un système de skip, pour passer automatiquement les textes déjà lus, et on se livre alors plus facilement aux petites modifications (pas forcément intuitives de prime abord) qui vont nous amener vers la Fin Parfaite, qui nous promet une longue vie d’amour avec l’élu de notre cœur. Enfin, en général.
Bien évidemment, il n’y a pas que des petites filles qui jouent aux otoge, et une nouvelle branche va émerger : oui, bien sûr que je parle des jeux de cul, enfin. Vous pensiez que j’étais là pour les scènes de lycéen.nes qui se tiennent la main ? Un peu de sérieux. Ok, j’aime ce qu’il se passe avant le sexe, mais c’est quand même plus amusant quand il y en a.
Certains de ces jeux auront des versions plus ou moins censurées pour pouvoir être diffusées sur console, ou s’auto-censurent (visuellement et/ou textuellement) pour éviter d’aller trop loin dans les descriptions et éviter une limite d’âge trop stricte, mais quoi qu’il en soit l’appellation “otoge” ne présume en rien de l’âge du public visé. Il faut bien se renseigner avant achat, pour ne pas tomber sur des histoires trop osées quand on ne désire que de douces amourettes platoniques, c’est indispensable. Et inversement, si les histoires d’ados qui vivent leurs premiers émois vous ennuient, alors il vaut mieux chercher quelque chose d’un peu plus “adulte”.

Aujourd’hui, même si, encore une, fois le genre reste relativement niche, il peut quand même rapporter des millions si vous ne lésinez pas sur les moyens… On y reviendra.
Mais pourquoi jouer à ce genre de truc, ça a l’air nul, un peu, non ?
Merci de me poser la question, moi alternatif. Malgré ma longue expérience (*voix chevrotante*), je ne sais toujours pas ce qui me pousse parfois à lancer ce type de jeu. Au final, c’est simplement une forme un peu plus élaborée de littérature romantique, dans laquelle on peut décider d’explorer une relation unique et se plonger dedans sérieusement, ou toutes les tester pour connaître toutes les histoires parallèles. Je ne sais pas pourquoi on lit ce genre d’histoires, peut-être pour expérimenter une forme de flirt qui ne peut que rester sans conséquence (un mec qui n’existe pas ne demandera jamais un Netflix & chill, protip.), ou simplement alimenter notre usine à fantasmes. Dans tous les cas, il n’y a rien de mal à ça, hein. Au fil des années, j’ai lu mon lot d’analyses psychiatrisantes à deux balles sur le fait de consommer ce type de contenu, alors qu’on ne trouve en général rien à redire à la consommation de porno.
Je pense d’ailleurs qu’un des avantages de ces jeux, quand ils sont bons, est de justement créer quelque chose que le porno n’apporte pas : l’attente. La découverte d’une autre personne, l’évolution des liens, des premiers flirts qui font rougir jusqu’au moment où on se retrouve à plat ventre sur l’îlot central. Il n’y a pas que du cul un peu vide de sens, mais une forme d’investissement émotionnel. Je l’ai déjà un peu évoqué, mais je joue clairement dans l’attente de ces moments un peu…
♡〜٩( ˃▿˂ )۶〜♡, m’voyez. C’est, je pense, quelque chose qu’il faut expérimenter soi-même, parce qu’on ne se rend pas compte à quel point le fait que le personnage s’adresse directement à nous grâce à un pseudo que l’on aura défini peut provoquer des moments de “Kyaaaaaaaaa” intenses (il n’y a pas de mot pour ce sentiment, d’accord ? Je fais de mon mieux pour rendre l’idée claire !). Parfois, ce qu’on veut, c’est juste un bisho qui nous dit des trucs comme “Lutri, je veux passer ma vie à tes côtés”, et à ce moment, je pense pouvoir assurer que je suis prête à tout quitter pour lui. Désolée pour le chéri, hein, mais c’est comme ça.
À ce sujet, j’aimerais rapidement évoquer quelque chose dont j’entends rarement parler parmi la communauté des joueureuses : l’attachement qui dure un peu dans le temps. Je ne parle pas d’un crush, il ne faut pas exagérer, mais d’une étrange forme de retenue qui m’empêche de suivre plusieurs routes le même jour, si le jeu est bien écrit. Par exemple, dans le jeu “Nightshade”, joué récemment, j’ai eu beaucoup de mal à me mettre dans l’histoire d’un autre personnage après avoir vécu celle de Goemon. J’en ressentais une légère pointe de culpabilité quand il apparaissait durant une autre route, et donc dans un rôle un peu différent, en me disant “je suis désolééééée, tu restes mon préférééé”. Bref, oui, tout ça pour dire que le but est bien de faire ressentir à lae joueureuse une forme accélérée d’histoire d’amour. C’est cette lente construction qui va rendre la scène finale, que ce soit un baiser ou une séquence plus hot, vraiment efficace. On a un peu l’impression de connaître notre LI, et comme lui, de son côté, nous parle toujours comme si on était la 8e merveille du monde, le sentiment de proximité ainsi créé est très fort.

Bon, c’est bien mignon, l’amour et tout ça, mais concrètement, on va rencontrer quels types de personnes ?
Côté histoire, il n’y a aucune limite à l’imagination, donc tout est possible (même le plus bizarre, comme avec le classique Hatoful Boyfriend où l’on relationne avec… Des pigeons. Tout un délire.) Ce qui va donc compter, ce sont les rencontres avec nos LI.
C’est là que ça se gâte. Alors je vais vraiment schématiser, mais il y a des archétypes presque incontournables dans ce genre de titre, et il est possible que mes sentiments négatifs (et paradoxaux, étant donné que je continue de jouer) transparaissent :
- L’ami d’enfance. Le cliché de tous les clichés, la route par défaut d’un grand nombre de jeux : il a grandi avec la protagoniste, il est souvent un peu con, mais très gentil, il fera aussi beaucoup de blagues avant de devenir super sérieux en réalisant la force de son amour (et on ne blague pas quand on est amoureux, de toute évidence). Souvent vu comme un grand frère par la protagoniste, cette route est propice aux histoires d’amour cachées pendant de longues années, et à des histoires à base de jalousie en cas d’arrivée d’un autre homme dans l’équation.
- Le petit jeune (parfois, c’est même malaisant à quel point il est jeune…), généralement joyeux, pur, un peu trop attaché à la protagoniste comme une sorte de petit chiot, qui va faire les trucs les plus “mignons” possibles (je mets des guillemets parce qu’on est dans la caricature japonaise du kawaii, bien souvent, et moi ça me donne des frissons, mais pas les bons.). Souvent, c’est une branche qui contiendra moins de tension sexuelle que les autres (et j’ai envie d’ajouter “heureusement”). Comme je le disais, c’est en général la route que je laisse de côté ou que je passe très vite pour débloquer les succès. Mais je ne juge pas, je pense sincèrement que ce type d’histoire est destinée aux personnes qui ont besoin de prendre soin de quelqu’un, ça joue sur d’autres cordes que celle du romantisme ou de l’érotisme. Enfin, j’espère, parce que sinon je risque de juger, finalement.
- Inversement, le vieux. Concernant son âge exact, cela va beaucoup dépendre de l’univers du jeu : on va trouver des personnages âgés d’environ 30 ans pour les histoires de lycée (red flag mon amiiii), ou 50 et plus pour les histoires concernant des adultes dans la 30aine. En tout cas, un personnage qui marque une nette différence d’âge avec la protagoniste. En général c’est un personnage posé, qui ne s’étonne de rien grâce à son énoooorme… Expérience de la vie. Un mec protecteur, mais d’une manière paternaliste.
- Le dragueur : comme son nom l’indique, c’est typiquement la route qui va aller droit au but. Il va flirter immédiatement avec la protagoniste, souvent de manière très lourde, et, paradoxalement, se calmer au fur et à mesure de l’histoire. On est dans une route de type “je vais le guérir de sa drague compulsive”, avec une protagoniste qui va être LE grand amour du chaud lapin, pas comme toutes les autres, là, qui n’ont pas su le garder. Vous connaissez la chanson, on est toustes passé.es par là (et ça a toujours été un échec magistral).
- Le glaçon : il a l’air de n’avoir rien à foutre de la protagoniste, et pour l’approcher il faut penser à prendre une écharpe et un bonnet. C’est généralement une route qui demandera d’aimer se prendre des vents à répétition et mettra à l’épreuve notre détermination à gagner son cœur à LUI, là, celui-ci spécifiquement ! C’est souvent une route qui me donne un peu l’impression d’être une harceleuse, ce que je n’aime pas, mais en même temps, il faut admettre que j’aime bien les glaçons. Généralement, un triste passé se cache derrière toute cette froideur, et il faut donc découvrir lequel… (Laissez moi juste le temps de prendre des mitaines, let’s go.)
- Le mec joyeux, tout le temps. Le ravi de la crèche. Si il n’y a pas un grand nombre de LI dans le jeu, il peut être en même temps le petit jeune ou l’ami d’enfance, les archétype se mélangent souvent. Mais c’est donc, heu, le mec content, quoi. Il est heureux d’être content, et super content d’être heureux. Principale qualité? L’optimisme. Principal défaut ? Il est toujours joyeux. Non, mais sérieux, au bout d’un moment c’est chiant…
- Le connard arrogant : avec lui, c’est simple, il est détestable immédiatement. On ne peut pas le rater, il est ouvertement méchant avec la protagoniste et plus l’histoire avance, plus on se rend compte à quel point c’est une raclure. Mais par la magie de l’amouuuur, la protagoniste passe au-dessus de son comportement de merde et paf, magie, ils sont amoureux. J’ai, vous l’aurez deviné, souvent du mal avec cette route, et elle est vraiment casse-gueule côté écriture… On peut facilement se retrouver à aller au bout d’une histoire en se demandant ce que la protagoniste peut bien lui trouver, avec une furieuse envie de lui dire de lire le violentomètre. Pas une super expérience dans ce cas.
- La meuf : c’est rare, mais parfois un éditeur est pris d’une pulsion de courage et propose de mettre UNE (1) MEUF ! Woohooooo ! Le mauvais côté, c’est que, dans ce cas, le personnage sera surtout là pour faire office de token, donc moins bien écrit que les autres. Mais je ne peux pas généraliser sur une expérience aussi rare, hélas.
Vous me direz : le bilan n’est pas brillant. Et je suis d’accord. On nage souvent en eau plus ou moins toxique, avec des histoires issues directement d’un enfer patriarcal de grade A+, et certains jeux méritent d’être testés uniquement pour en rire. On peut souvent y trouver une forme de romantisation de comportements inacceptables, et certains jeux devraient intégrer un CW sur les routes les plus éthiquement douteuses. Pas forcément un CW général, car, dans un même jeu, les routes peuvent avoir une vibe totalement différente, et certaines peuvent être tout à fait safe, avec des personnages bien écrits, quand d’autres sont proprement terrifiantes. C’est également une chose à vérifier avant d’acheter, mais certains jeux au ton plus sombre ne vont pas hésiter à faire mourir la protagoniste et/ou son LI si elle ne fait pas les bons choix. Sincèrement, je n’ai qu’un cœur, et je ne peux accepter qu’on le brise après plusieurs heures de lecture intensive à découvrir un personnage sans doute formidable. Arrêtez de tuer les gens, merci, sinon je vais encore pleurer.

Bon, du coup, on en tire quoi de ces histoires bizarres ? Parce que tout cela n’a pas l’air très recommandable. Et EN EFFET. Généralement, ces jeux sont très hétérosexistes, avec une protagoniste hyper féminine qui aime “le maquillage et la mode” (il n’y a rien de mal avec ça, mais bon… Il ne faut pas que ça soit constitutif d’une personnalité, hein.). Elle est souvent timide, effacée même, et se laisse marcher dessus avec un calme qui m’a parfois fait hurler dans un coussin. Je sais que son absence de personnalité est destinée à rendre l’identification plus facile, mais j’ai beaucoup de mal à m’identifier à un paillasson qui parle (un peu). C’est probablement ce caractère en mousse qui permet d’écrire des LI très dominateurs, ce qui est très souvent vu comme sexy (pa-pa-pa-patriiiiarcaaaat). Il faut donc être déjà solidement planté.e dans sa tête pour faire la part des choses, et faire le tri entre les comportements acceptables et les autres.
CEPENDANT.
Tout n’est pas à jeter.
Dans l’immense tas des productions “pas oufs”, il y a des perles de douceur et de bienveillance, que cela concerne le jeu en entier ou certaines routes qui méritent le détour. Car même des jeux globalement pas géniaux ont leurs bons moments. D’ailleurs, je ne conseillerais probablement jamais mes jeux favoris, tellement ils sont toxiquement toxiques dans leur globalité (par exemple j’ai adoré Amnesia Memories, malgré la route infernale évoquée plus tôt, notamment pour Kent que j’aurais protégé au péril de ma vie). Mais, quand je daigne sortir des “triple A” du genre, le plus souvent issus de studios japonais et au style visuel impeccable et très reconnaissable, il y a de petites merveilles. Certaines sont même gratuites, ce qui est un plus. Alors si vous êtes un peu curieuxe et ne savez pas par où commencer, j’ai une très courte liste de recommandations pour les débutant.es :
- Hustle Cat : sous un pitch vraiment chelou se cache un des jeux les plus MIMS que j’ai pu toucher. Déjà, ça n’est pas spécifiquement un otome (cette liste commence bien), c’est simplement un jeu romantique où le genre de notre protagoniste est celui de notre choix. Il y a également un vague choix pour lae représenter (cheveux plus courts ou plus longs), et voilà. Les histoires sont vraiment douces, même si, sur la fin, elle devient plus sombre (mais pas le genre de “sombre” qui demande un TW, ne vous inquiétez pas, c’est un jeu que je considère safe). De mémoire, l’action ne va pas plus loin que des bisous, donc c’est plutôt doux là aussi. Nos LI sont des hommes et des femmes, même s‘il y a plus d’hommes (Mason est de toute façon la plus cool…). Visuellement on sent qu’on n’est pas dans la grosse prod, mais les tronches des chats valent le détour… Ils sont adorablement ridicules.
- Nightshade : j’ai envie de le conseiller parce que, pour une fois, on est dans le haut du panier de la production mainstream et pourtant les personnages sont plutôt ok. Là aussi, les interactions romantiques restent light, mais l’histoire est vraiment prenante. Elle change également beaucoup selon les routes, même si le tronc reste le même. Il y a de la souffrance, de la tristesse, mais tout cela est essentiellement liée au contexte historique dans lequel se trouvent nos personnages. L’héroïne n’est pas aussi effacée qu’on le voit souvent, elle a d’ailleurs un vrai chara design, et il y a Goemon. Sur la page steam, vous verrez beaucoup de fans de Hanzo, mais ces personnes ne méritent pas votre attention car Goemon. Goemon Goemon. Excusez-moi, je dois aller faire du porte-à-porte pour parler de Goemon à mes voisins.
- Rose of Winter : un style visuel très particulier pour ce jeu qui l’est tout autant. Au début, j’avais peur de ne pas accrocher à cause du style très “mignon et rose” des dessins, et finalement, les personnages attachants font oublier le reste. Quelques sous-entendus osés dans celui-ci, et on sait qu’il se passe “des choses”, mais rien de trop descriptif et surtout pas graphique (même si, parfois, j’ai tenté de me représenter l’action pour savoir comment elle pouvait fonctionner mécaniquement… Il est vraiment tout petit le petit monsieur fée, alors comment.. Que… Bref.).
- Magical Otoge Ciel : c’est un jeu gratuit, alors les options sont limitées (2 LI seulement). Mais il est tout à fait mignon, et personne ne se comporte comme un bourrin. J’y ai joué il y a plutôt longtemps, mais je me souviens avoir adoré le voyage !
- Dream Daddy : regardez la meuf qui s’approprie un jeu gay, là ! En effet, j’avoue tout. Mais je ne peux pas parler de jeux romantiques sans parler de celui qui m’a probablement le plus fait rire (volontairement, hein, pas de désespoir). L’humour ne fonctionnera cependant pas sur tout le monde, mais j’ai vraiment adoré l’expérience. Le côté “daddy” est certes un gimmick, mais aussi tout à fait sérieusement utilisé en jeu, avec notre personnage qui a une très bonne dynamique relationnelle avec sa fille. C’était vraiment très cute et, encore une fois, très drôle. Enfin je trouve… L’humour est subjectif, tout ça.
Bref, pour résumer, on trouve, comme partout, à boire et à manger : des jeux sur mobile destinés à vous faire acheter un chapitre à la fois pour rentabiliser le modèle tout en ne proposant qu’une histoire un peu minable avec des LI nuls, jusqu’à des jeux très aboutis, avec de nombreux CG et des heures de lectures (à faire l’hiver, dans un plaid, avec un petit chocolat chaud) (notre LI ne va pas juger notre sexyness, on s’en fout).
(Oui, j’assume ce titre)
Si vous ne le saviez pas déjà, vous avez maintenant une idée générale de ce qu’on trouve dans un otome game. Vous savez environ à quoi vous attendre, dans les grandes lignes, si vous lancez ce type de jeu. Mais tout cela n’est valable que si… On oublie le titre qui a plié le game en 8 et s’en est servi pour caler une table-basse. Le jeu qui a décidé de condenser toutes les meilleures idées et de les améliorer, et de rendre tout ce qui a existé avant complètement obsolète. C’est le moment où je vais faire de la propagande éhontée pour un gacha game, alors avant de continuer, petit avertissement : les gacha game sont des jeux calibrés pour faire cracher un maximum de fric. Le concept repose sur une part d’aléatoire, d’évènements à durée limitée, toutes ces choses qui vont accrocher les gens le plus longtemps possible et pour une dépense maximale. Donc, si vous pensez être le public visé et que vous risquez de trop vous investir dans ce genre de jeu, je vous déconseille sincèrement la lecture de la suite de cet article. Il faut avant tout se protéger.
Et donc, voilà. Le jeu qui a rangé tous les autres dans un placard que je n’ai même plus envie d’ouvrir existe, et il s’appelle Love and Deepspace. Un titre résolument nul pour un jeu qui m’a submergée. Oubliez les archétypes, même si on en retrouve ici le squelette : les personnages sont vraiment bien écrits (euphémisme), et il y a toujours plus à voir que ce que nos yeux nous montrent (même si, fwalalah, les yeux nous montrent un TAS DE TRUCS. Il fait chaud d’un coup.).

Mais je vais commencer par les défauts du jeu, histoire de pouvoir ensuite m’étendre sur Raf- sur ses qualités, pardon.
- C’est un gacha. Oui, c’est un défaut majeur, parce que ce modèle économique crée volontairement de la frustration pour pousser les gens à acheter des packs de monnaie virtuelle dans le but de se procurer divers objets en jeu (essentiellement des “memories” ici, des genres de cartes, mais il peut s’agir d’autres objets virtuels selon les jeux), toujours aléatoires. Si on cherche à compléter notre collection, ou que l’on veut absolument obtenir un modèle précis (*toussotte* Deep Sea Riches, et l’histoire associée… *toussotte*), il est possible de se laisser aller à une pente fatale de dépenses. Pour ma part, je donne quelques euros ponctuellement, sous forme d’une offre d’abonnement, parce que j’apprécie le service (euphémisme de l’année) et que je trouve normal de le financer un peu. Je prends aussi des petits packs régulièrement, parce que ça me fait du bien et que c’est finalement la seule chose qui compte. Mais j’établis un budget mensuel maximum, et il ne dépasse jamais. Je prends ce que je peux prendre dans cette limite. J’ai la chance d’être plutôt raisonnable de base, alors je reste toujours dans les clous, mais je sais que c’est une problématique propre à chacun.e, il vaut mieux avoir une bonne idée de notre résistance à la frustration avant de se lancer dans ce type de jeu !
- Il n’est que sur mobile. Et moi, je suis une joueuse PC, hein, alors ça me fait chier ! D’autant qu’il est gourmand en ressources (le défaut de ses qualités…), et qu’il faut un téléphone moyennement solide pour le faire tourner. Le mien est un modèle haut de gamme âgé de plusieurs années, et ça va, je peux jouer dans une qualité satisfaisante, mais ce n’est quand même pas une plateforme très confortable. D’autant qu’il y a des moments de gameplay un peu “sérieux”. Mais il y a une astuce pour ça, et elle se trouve dans une autre partie du dossier ! ↓↓↓
- C’est une usine à gaz quand on démarre. C’est un jeu édité à Singapour, donc il a l’interface typique des jeux qu’on qualifie en général de “chinois” (par rapprochement culturel, pas forcément parce qu’ils sont réellement chinois) : des machins PARTOUT. C’est culturel, les interfaces épurées ne sont pas la norme, donc il y a des menus dans tous les coins. Le jeu fait de son mieux pour introduire les éléments les uns après les autres et tente de rendre ça plus digeste, mais il faut s’accrocher un peu au début.
Et maintenant… Les qualités. On est là jusqu’à demain ! Yeah !
- Tout d’abord, pour avoir approché d’autres gacha games avant d’être définitivement saoulée (pensais-je), il est vraiment généreux. On peut jouer des semaines sans ressentir la moindre pression pour passer à la caisse. Le jeu distribue largement ses monnaies, surtout au début, et la monnaie payante sert surtout pour des objets cosmétiques, comme les costumes ou divers détails décoratifs. On peut s’en servir pour acheter des packs de cartes, bien sûr, mais on en obtient vraiment beaucoup gratuitement ! Donc ce n’est pas le jeu le plus sale sur ce point, loin s’en faut.
- C’est une usine à gaz, oui, mais surtout parce que le jeu propose des MEGATONNES de contenu. Genre… Vraiment. Liste des activités possibles : passer du temps avec notre (ou nos) LI préférés (on peut leur demander des conseils en bouffe, leur faire noter des rappels qui passeront en jeu ou en notification s‘il n’est pas lancé, sentir pulser leur cœur [il y a une petite vibration de téléphone], ou leur demander de nous accompagner pendant qu’on fait du sport, qu’on étudie ou qu’on taffe…), glander sur notre téléphone (équipé d’un pseudo-RS, d’une liste d’appels téléphoniques ou encore des SMS qu’on échange avec les LI), tenir et décorer un journal (osef un peu pour ma part, mais l’option existe), participer à des minis jeux (la fameuse machine à pince ou une espèce de jeu de cartes tout à fait cute), utiliser le studio photo et ses nombreuses options (Cf mon screenshot de Rafayel plus haut), écouter des petites histoires audio (il y en a plusieurs types, dont certaines terriblement spicy), lire des nouvelles à propos des LI ou de l’univers du jeu, participer à différents types de combats (certains sont de courts combats à faire quotidiennement pour récupérer des ressources, d’autres sont des épreuves en plusieurs manches, d’autres encore sont des mini-roguelites à multiples embranchements…), et bien sûr il y a toujours des évènements ponctuels en cours. Les cartes, quant à elles, servent à plusieurs choses : les combats, tout d’abord, car on utilise leurs stats en combats, et il faut gérer correctement les améliorations pour qu’elles nous servent efficacement (on ne peut pas tout améliorer tout le temps, il faudrait une quantité astronomique de ressources.), mais aussi à débloquer certains contenus comme des histoires qui leur sont liées (souvent des histoires en vidéo, mais pas seulement). Bien sûr, il y a, au centre de tout cela, une histoire principale à suivre. Une très très bonne histoire principale.
- L’immersion est dingue. J’ai parlé de la fonction téléphone qui, même si elle est limitée à des options prédéfinies, donne une véritable sensation de proximité. L’idée n’est pas nouvelle (j’ai passé des plombes sur Mystic Messenger pour cette même raison), mais elle est toujours bigrement efficace. Il y a un côté absurde à ressentir un petit moment de plaisir quand notre “crush” like un de nos messages stupides sur le RS local, mais ça fonctionne pour une très bonne raison : on est habitué.es à ressentir les choses de la même manière IRL qu’en ligne lors de nos interactions quotidiennes, interactions avec des gens dont on ne connaît souvent que les avatars, et l’intangibilité de ces relations rend probablement un peu perméable au fait de ressentir de la joie suite à une interaction purement fictionnelle. Il faudrait demander à des gens calés en psycho, ce n’est pas mon cas, mais ce qui est clair c’est que ça marche (grave). Mais il n’y a pas que cela qui favorise l’immersion : par exemple, le fait de pouvoir demander à notre LI préféré de faire du sport pendant 15 minutes en même temps que nous augmente encore cette proximité. C’est une étrange forme de soutien, on se sent moins seul.e à transpirer bêtement, ça boost un peu la motivation. Bref, l’équipe a fait en sorte de créer un véritable cocon où on a envie de revenir et où on se sent choyé.e.
- L’histoire est plutôt poussée. En général, l’histoire dans un otoge est là parce qu’il faut bien un contexte pour que des relations se nouent, mais c’est plus un prétexte qu’autre chose. Là, on a une histoire de SF avec un vrai lore, des mystères, des hypothèses, des organisations de l’ombre et tout un tas de concepts chelous. Et des méchants bizarres, aussi. Ben oui, il faut bien se battre contre quelque chose, et ce “quelque chose” sont les Wanderers : des créatures qui peuvent ressembler à un peu n’importe quoi (même de petites créatures innocentes). Les personnages principaux ont également toustes un pouvoir (un “Evol”) différent, un concept archi commun mais qui est à la fois bien utilisé dans l’histoire et dans les combats. Ainsi, les evol sont généralement intimement liées au comportement de notre LI, pour différentes raisons.
- Il y a une belle diversité des activités liées au combat, ce que j’apprécie beaucoup. J’aime notamment les histoires en plusieurs étapes, qui peuvent rassembler dans une courte session des combats, des morceaux d’histoires, des mini-jeux (comme un mini-jeu de pêche), ou des épreuves diverses (comme esquiver les AOE ou récupérer des trucs dans un labyrinthe). Ce n’est pas toujours simple, le challenge est présent ! Et si l’on peut parfois se dire “il faut que j’améliore mes cartes”, parfois il faut juste… Mieux jouer.
- Les. Personnages. Sont. Tellement. Bien. Écrits.
Voilà voilà, tellement des choses, hein. Oulala. Un jeu aussi formidable ne peut qu’attirer des éloges de toutes parts, c’est logique !… N’est-ce pas.
Hin hin hin.
Partie 1
J’ai commencé à jouer à LaDS sur le tard, et ce jeu n’était pas supposé prendre une telle place dans ma vie quotidienne. Je pensais consommer un peu puis jeter, comme cela m’arrive souvent, mais vous pouvez constater que ce n’est pas ce qu’il s’est passé. Si ce n’est pas encore évident, ça va le devenir : c’est carrément devenu un nouvel intérêt spécifique, et ce malgré ma volonté de ne pas trop plonger dedans… Quoi qu’il en soit, après la phase de découverte de ce titre complexe, il était inévitable de commencer à chercher des guides pour comprendre certains aspects techniques (genre les protocores, lààà…) Ce qui m’a obligé à m’intéresser à la communauté, de loin (beaucoup de toxicité et de dramas inutiles, comme partout), mais d’assez près pour que je découvre une polémique incroyable. Vous n’êtes pas prêt.es : les hommes (vous voyez lesquels) ont découvert le jeu. Et l’enfer s’est déchaîné.
Petit retour en arrière : le monde des jeux romantiques destinés à un public féminin se porte très bien sur portable. On y retrouve des joueuses qui, de la même façon que dans tous les gacha games, sont prêtes à donner beaucoup d’argent. Beaucoup… (Et même, paraît-il, davantage que les hommes) Alors quand Papergames arrive en janvier 2024 avec ce jeu magnifique, entièrement en 3D (ouais, on ne peut plus parler des “bg en 2D”, c’est fini), et ses multiples qualités, le retour est immédiat : 10 millions de téléchargements en trois jours. En septembre de la même année, il a engrangé 30 millions de dollars. En mars 20025, on en est d’ailleurs à 500 millions. Autant dire que ça a un peu marché. Et à force d’être visible en top de tous les classements, l’inévitable se produit : une nouvelle catégorie de personnes réalise qu’il existe des jeux romantiques pour les meufs. Vous les connaissez, vous savez : les Gamerz *TIN DIN DIIIIN !*
Cette découverte en perturbe certains avec une telle vigueur qu’ils se sentent gravement menacés. Assez vite, des threads émergent sur différents réseaux, notamment Reddit. Je vous partage un screenshot qui risque de vous agacer, mais voici un morceau choisi d’un thread à propos d’une vidéo dont le propos est, après avoir montré un des personnages torse nu, de se plaindre que “LES MEUFS AUSSI ELLES AIMENT LES GENS TOUT NUS”. J’aimerais plaisanter, pensez donc, mais non. C’est littéralement le problème. Ou plus exactement, le problème est le suivant :

Le problème n’est pas le jeu, ce qu’il dit ou ce qu’il montre. Le problème, c’est qu’ils perçoivent là un double standard totalement imaginaire. Parce que “leurs jeux”, comme ils disent, sont littéralement TOUS les jeux qui existent, selon eux. Ils ont là l’impression de tenir leur “revanche” contre les méchantes féministes qui critiquent les représentations sexistes dans les jeux tous publics : “mais vous faites pareil que nous !”. Attention, debunk : pas du tout. Une équivalence réelle serait d’attaquer les jeux romantiques (ou plus) à destination du public des hommes cishet. Et je ne connais pas une seule féministe qui critique l’existence de ces jeux, en fait. Je ne dis pas qu’il n’y en a pas, mais je n’en connais pas. Ce que l’on trouve problématique, c’est de forcer des représentations réifiantes des femmes dans les jeux destinés à toustes. Enfin, pour comprendre ça il faut déjà comprendre que tous les jeux ne leur sont, en fait, pas personnellement destinés. Il y a un temps et un lieu pour tout. On a toustes le droit d’avoir nos petits kinks, ou de jouer/lire/regarder des productions culturelles sexy. Le problème survient quand une partie de la population considère l’autre comme des objets et tient absooolument à le manifester partout, tout le temps, à chaque heure du jour et de la nuit (mini-jeu : comptez le nombre de décolletés plongeants et de jupes très courtes avec point de vue en contre-plongée en ligne directe sur la petite culotte vus pendant la dernière gamescom, contre, allez, un TORSE masculin. Juste ça, sans aucune sexualisation, juste un bout de corps masculin. J’ai le temps.) (et sans tricher, il y avait un stande LaDS là-bas alors il ne compte pas !).
Autre problème avec cet argumentaire : il met au même niveau des personnages souvent vus comme dégradants pour les femmes (des corps aux proportions irréalistes et sans aucun trait de caractère particulier à part : plaire aux hommes) et des personnages valorisants pour les hommes (car oui, les LI de LaDS sont beaux, mais ils sont surtout complexes, et je vais largement revenir sur cette question). Aucune meuf n’a envie d’être un personnage de jeu érotique pour homme, alors que beaucoup d’hommes devraient sincèrement se pencher sur ce qui rend les personnages de LaDS irrésistibles. Bref. En un mot comme en cent : ils sont totalement cons.
Au passage, notons la dernière ligne, d’une frappante originalité quand on connaît un peu le monde des mascus. La féministe est forcément grosse (coupable !) avec des cheveux roses (j’ai été coupable !). Mais plus important, ces deux critères nous rendraient indignes d’être appréciées par de beaux mecs. Pire, on ne les “mérite” pas. Ouah, merci Jean-Matéo Gamer du 06, j’avoue que ton avis sur le genre de personne que je mérite dans la vie m’a ouvert les yeux. Je veux dire, bon, c’est typiquement le genre de commentaire d’un mec qui vit au sous-sol chez sa daronne, mais ce n’est pas une raison pour ignorer cette perle de sagesse.
Et en parlant de perle.

Passage au noir et blanc
Attrape un fedora
Souffle la fumée d’un long cigare cubain
J’ai tellement bourlingué dans la vie. J’ai tout vu, le pire de l’humain comme le meilleur. Plus rien ne peut me choquer… Et je sais que, quoi qu’il arrive, rien n’est jamais constant dans la vie. Nous ne sommes rien, rien dans ce monde sans règles.
Quoique. Il y a bien une règle. Une seule.
Et c’est : de ne jamais prendre au sérieux un mec qui parle de “waifu” au premier degré. Ça, c’est direct au compost.
Retour à la couleur
Pour ce que ça vaut, je n’ai jamais, JAMAIS vu aucun.e joueureuse de LaDS parler de “husbandos” au premier degré. C’est moche, ça véhicule une image dégradante, c’est vraiment le truc d’incel par excellence. Mais bon, malgré tout, je suis ravie d’apprendre que des *check* personnages fictifs n’existent pas vraiment. Mon stupide cerveau de meuf aurait pu confondre, hi hi hi !
Ok, je suis mauvaise langue. Ce monsieur, comme de nombreux autres, dit ça pour une bonne raison, que je vais m’empresser de détailler. Et on va encore descendre dans l’iceberg LaDS, ça va être pire que tout ce que vous pouvez imaginer (sauf si vous connaissez déjà l’histoire, et là c’est pas du jeu ! Laissez-moi travailler !).
Car, non, ça n’est pas terminé.
Voyez-vous, malgré la surenchère de mépris et de propos dénigrants, à ce moment de l’histoire, la sauce ne prend pas très bien, probablement parce que la plupart des meufs ont simplement soupiré très fort devant leurs threads et ont osé continuer à jouer sans se préoccuper de leur avis (important, forcément, car masculin). Alors, à part permettre à une brochette de crétins de se sentir très contents d’avoir la sensation de “gagner” le débat, ben ça ne se diffuse pas vraiment. Jusqu’à ce que sorte… Vous n’êtes toujours pas prêt.es…. j’en rigole d’avance… Le tracker de règles *TIN DIN DIIIIN !* *Gif de marmotte choquée*.
Oui. Comme dans tout un tas d’autres applis. Un bête tracker de règles pour les personnes qui les ont. On peut l’utiliser si on le souhaite, et un charmant garçon viendra alors nous prévenir que le jour arrive, et éventuellement nous soutenir moralement pendant cette période pas fun.

Disclaimer d’usage : je ne recommande pas particulièrement l’utilisation d’une app de tracking de règles, de manière générale. On ne sait pas quand un gouvernement autoritaire totalement décomplexé va nous tomber sur le coin du museau (comment ça va les USA ?), donc je pense qu’il faut garder ce genre de données sensibles chez soi. MAIS. Sincèrement, je trouve l’idée adorable et j’ai déjà entré des dates un peu farfelues pour simplement pouvoir profiter d’un petit boost de soutien. En toute sincérité, c’était vraiment cool de voir un grand monsieur sexy me demander si j’avais besoin d’une bouillotte chaude ou d’un massage, et de proposer d’aller acheter des protections. C’est précisément ce qu’on aimerait trouver IRL, et c’est vraiment pas un standard irréaliste !
Quoi qu’il en soit, j’ignorais alors que cette fonction avait scandalisé une grande partie de la population des GamerzTM ayant eu vent de l’information. Pourquoi ? Parce que, voyons, c’est du contenu ouvertement sexuel ! Pire, un mot totalement inadapté à la situation va alors surgir : c’est un jeu de “gooner”.

Je ne connaissais même pas le terme avant tout cela, alors je me suis renseignée. Cette fois, je ne dirais pas que je suis une vieille personne, je vais juste dire que je suis fière de ne pas parler la même langue que le 4chanien de base. Et donc, la “signification” du mot était à l’origine la suivante : personne qui se maintient le plus longtemps possible en phase “plateau” avant un orgasme. Qui aime donc faire durer le plaisir le plus longtemps possible, une pratique parfaitement sympathique et respectable. Mais ce mot n’a presque pas eu le temps d’exister qu’il a déjà dérivé pour devenir un des nooombreux synonymes de : accro au porno. Notons que le terme est tellement peu utilisé hors des régions de l’Enfer de l’Internet qu’il l’est le plus souvent au second degré, entre mecs, pour se décrire les uns les autres avec une affection parfaitement virile (et no homo). Ils se décrivent eux-mêmes comme cela. C’est important pour la suite, parce qu’on va encore tomber dans le “nyanyanya on nous traite de tel mot imaginaire alors que c’est les auuuutres”.
Je vous sens dubitatifs. Car j’ai esquivé le problème principal, j’en ai conscience et je ne l’oublie pas. Quel est le fucking rapport entre LES RÈGLES et la sexualité ? En quoi un tracker de règle serait-il un ajout obscène au jeu ? C’est simple, demandons à John-Brandon de nous éclairer. (J’ai flouté le r-word.)

Very much. Clairement very much. C’est évident pour toute personne réglée que holala, quel moment excitant et limite érotique dans notre vie quotidienne ! Le lien est limpide.
Suite à cette mise a jour, reçue comme un affront par un nombre tristement élevé d’homme n’ayant jamais appris à aller toucher de l’herbe (dans le respect du consentement), plusieurs réactions sont apparues. Petit palmarès des pokemon les plus communs, car vous aimez souffrir avec moi, bande de canaillous !
1) Le dégoûté.
Étrangement, potentiellement la réaction la moins visible. Malgré tous leurs efforts pour se planquer de la réalité sociale, leur petit cerveau de hamster sous kétamine a tout de même réussi à absorber un (et c’est déjà bien) concept moderne : on ne peut plus dire que les règles sont sales ou rebutantes dans subir de remontrances. Alors certains contournent, mais on arrive à saisir entre les lignes que vraiment, hein, mais alors vraiment, non merci je n’ai pas envie d’en entendre parler lalalalalala j’entends rieeeen nananère.

2) Le mec en mode “toi aussi t’aimes les gens tous nus, ton argument est invalide”
Un modèle plus commun : ils se promènent dans la rue en criant “AHAH ! On sait la vérité maintenant, vous aussi vous aimez le sesque !” Woah. Breaking news. (Ai-je déjà précisé qu’il n’y a littéralement aucune scène explicite dans le jeu ? Oh, pardon, voilà qui est fait.) Alors, oui, l’honnêteté m’oblige à avouer qu’il y a du contenu borderline érotique parfois. Mais c’est généralement une question de situation, de gestes, de soupirs, en tout cas rien qui implique un acte visuellement explicite (en général, on nous montre qu’il y a présence de boombaya en mettant le début en scène et en explicitant le reste par des textes poético-métaphoriques.). Cependant, c’est quoi la take ici ? “Si vous aimez du contenu érotique vous n’avez pas le droit de critiquer des représentations sexistes” ? Parce que, juré, on va continuer, hein. Les deux n’ont aucun rapport, en fait, sauf dans l’imaginaire fatigué de ce genre de mec.

3) L’inquiet pour l’avenir de l’espèce.
Hélas, j’ai perdu les screenshots de ce grand moment, alors vous allez devoir me croire sur parole. Mais j’ai pu lire des posts de mecs qui se présentaient comme sincèrement inquiets de la hausse des standards provoquée par ce type de jeu, avec pour conséquence probable un désintérêt de la part des femmes pour les vrais hommes tangibles et, in fine, la destruction de l’espèce. En toute sobriété. Parce que, de toute évidence, c’est la seule conséquence logique pour eux et pas, je sais pas, apprendre à mieux se comporter avec les femmes si cette fameuse hausse des standards existe réellement (spoiler : hélas non, alors que ça ne ferait pas de mal). Après c’est tout de même assez amusant : ils donnent beaucoup d’importance à un jeu qui reste malgré tout relativement niche. Je ne crois pas qu’une meuf sur deux joue à LaDS, par exemple, hein. Mais j’aime bien les regarder paniquer, j’avoue.
4) L’humoriste
Il y a une chose qui ne change jamais avec ce type de personnes, c’est qu’ils ont UNE SEULE blague par sujet, et ils se la prêtent tout en semblant croire être les premiers à la sortir. Je reste intimement persuadé que les misogynes (et autres réacs en général) partagent le même cerveau. Forcément, vu de l’extérieur, c’est un peu pathétique. On peut même ressentir l’envie de leur en trouver une nouvelle pour renouveler leur répertoire, mais NON ! Attention, trop d’altruisme n’est pas forcément une bonne chose, ne vous laissez pas submerger par les bons sentiments. Je vous surveille.
Le mot d’ordre, ici, a été de partir en full “moi aussi je veux un tracker dans mon jeu mdr lol”.



Vous ne saviez pas, en vous levant ce matin, que vous liriez “les règles sont l’exact équivalent à la barre matinale”, hein. Que feriez-vous sans moi… .
5) L’inquiet pour notre santé mentale
Je ne sais pas s’ils sont plus nombreux que les humoristes, mais j’ai tenu à les garder pour la fin parce qu’il y a beaucoup à dire. Et si le reste me faisait au moins rire nerveusement, ces messages-là m’ont mis les nerfs en pelote.

Il était un peu inclassable, mais je le mets néanmoins ici. Déjà que la définition de “gooner” est fluctuante, voilà que cette personne décide de la modifier en ajoutant une nuance de “parasocial” (retenez-moi, pitié.). Ce qu’il décrit par là, c’est simplement ce que font tous les jeux gratuits et autres jeux “service” : utiliser tous les moyens disponibles pour garder les joueureuses captif.ves. Je ne dis pas que c’est bien, hein, simplement que c’est une technique de base pour ne pas perdre les gens : leur proposer des trucs cools pour qu’iels restent. Ouha, vachement subversif. Rien de nouveau sous le soleil, et surtout aucun rapport de près ou de loin avec la sexualité. Littéralement aucun. C’est comme dire que j’adore les mandarines parce que les chaises en bois. Mais qu’importe ! Notre héros parvient à redéfinir la réalité, et c’est quand même une petite prouesse. Clarté de la démonstration : 0/20.

Je ne sais même plus quoi dire, écoutez… Il faut les suivre, parfois, je vous jure. Il est littéralement en train de dire (malgré une utilisation de la langue un peu approximative) que si le jeu n’était que sexy ça irait, mais qu’il se repose trop sur les “relations parasociales” (NOM DE-) et que ça crée une communauté toxique. Le rapport ? Heu… J’imagine qu’il existe… Dans un univers alternatif.
Et au passage… Une communauté toxique.
Dit le mec qui participe à un thread de chialage sur un tracker de règle dans un jeu auquel il ne joue pas. Sainte Patience.

Mon préféré. On sent que le mec est vraiment mesuré, qu’il ne se laisse pas aller à des paroles ridiculement exagérées. Et je suis un peu d’accord, parce qu’il sait poser les mots sur un problème réel… Car, oui, noter ses jours de menstruations est clairement un “comportement dégénéré”, et les devs ont pour but de nous empêcher d’”exister fonctionnellement dans la société”. J’en parlais pas plus tard qu’hier, et je disa-
WHAT THE FUCK ? Je dirais bien que c’est un raisonnement far-fetched, mais “far” sur une échelle type “Terre – Xi Aquilae”. Je ne m’explique pas comment on passe d’un tracker de règles à “vous allez devenir des inadapté.es social.es”. Bon, techniquement, je le suis déjà, alors je ne suis pas plus inquiète que ça, mais tout de même. C’est sidérant. Je trouve vraiment malaisant de voir des hommes (et de grands adultes, surtout) dire aux femmes que ce jeu est dangereux pour elles, parce qu’il serait, si on résume, trop sexy (et qu’il parle des règles, oulala). Quelqu’un pour dire aux gamerz que tout le monde n’est pas encore mormon, ou comment ça se passe ? Tkt, mon âme est déjà en leasing chez Infold, hein, je n’en faisais rien de particulier de toute façon.
Quel beau bilan, mes aïeux. Et encore, je ne m’arrête pas par manque de matériel, hein, juste que j’en ai marre.
Tristement, on pourrait résumer toute cette polémique par : des hommes ont encore trouvé une (mauvaise) excuse pour essayer de contrôler les activités des femmes. C’est fatigant. On pourrait se demander, en toute sincérité, si ces gens… Vont bien, en fait. Je suis subjuguée par le fait qu’ils imaginent voir du porno dans LaDS, alors que même si certains contenus sont sexy, la plupart du temps on explore toutes les facettes d’une relation amoureuse (complicité, tendresse, soutien émotionnel, inquiétude pour l’autre…). Je trouve limite inquiétant que toutes ces nuances soient confondues, dans leur imaginaire, avec une autre sans lien direct : le SEXE. Peut-être que, quelque part, cette réaction est simplement la révélation de leur inaptitude à établir une relation saine avec un.e partenaire, et ça en dit plus long sur eux que sur les joueureuse de LaDS.
Et surtout, mais surtout… Quand bien même ? Croient-ils que les femmes ne regardent pas de porno ? Ne s’approche jamais du moindre contenu sexuellement explicite ? Si le jeu proposait des scènes effectivement explicites, croyez bien que je continuerais à jouer. Je ne sais pas si ça serait mieux ou moins bien (et puis, on peut déjà compter sur des fan arts très quali, au pire, hmf hmf), mais ce qui est clair c’est que le jugement moral d’un random sur Internet n’aurait aucun poids sur mes choix. Le melon des types, vraiment… J’ai réellement lu “c’est du porno pour femmes”, non mais imaginez le niveau de méconnaissance des autres qu’il faut avoir pour sortir une telle énormité ! Non mon chou, le porno pour femme c’est du porno, tout simplement. Là, c’est autre chose.
Bref, je sais que j’accorde bien trop d’importance à des gens qu’on pourrait simplement napalmer tranquillement. Mais au fond de moi, je ne peux pas m’empêcher de penser que, peut-être, tout ça n’est que l’expression d’une saine envie : celle d’avoir, pour eux aussi, des jeux avec des personnages féminins complexes, dont la beauté extérieure ne serait que l’enrobage esthétique autour d’une personnalité aux multiples facettes. Franchement, si il existait un équivalent à LaDS avec des femmes, je serais probablement tout aussi perdue dedans que je le suis actuellement dans celui-ci. Mais, hélas, l’état de l’offre n’est que la conséquence logique de leurs demandes les plus visibles : à force de demander à réduire les femmes à un simple corps désirable (selon des critères un peu chelous, certes) dans toutes les productions culturelles possibles, il ne faut pas s’étonner de ne plus avoir que ça à se mettre sous la dent. Il suffit de faire un tour sur Steam pour tomber dans un océan de jeu pseudo-h (car rarement réellement pornographiques), sans aucune profondeur (on évite le jeu de mot malvenuuuu), et les copies de clones de copies de clones. Avec l’IA, c’est même devenu encore plus visible. Peut-être que je me trompe, que c’est uniquement du contrôle pour le contrôle. Mais peut-être qu’ils aimeraient ça, un jeu avec de bonnes représentations féminines (et relativement réalistes).
Partie 2
Le temps passe, les polémiques aussi, mais parfois je m’arrête sur un élément, un détail, un truc ou un machin. C’est pour ça qu’il y a désormais sur ma chaîne une playlist “Blogodio”, qui, comme son nom l’indique, est une sorte de note de blog en format audio.
Je n’ai pas encore pris le temps de présenter convenablement le jeu, alors c’est le moment. Il faut savoir que, quoi qu’en disent les gens qui ne jouent pas au jeu, ça n’est pas seulement un dating sim (et, encore une fois, absolument pas un porno), mais également un ARPG tout à fait classique. En termes de gameplay, les memories qu’on débloque doivent être régulièrement upgradées pour avoir de meilleures stats en combat. Ces séquences de combats sont disséminées au long de l’aventure principale (dans une difficulté très accessible, sauf une exception qui n’est heureusement pas bloquante) mais également dans d’autres catégories du jeu. J’y reviendrai.
Pour le moment, voyons à quoi ressemble le jeu, si vous ne connaissez pas et que le cœur vous dit de tester :

Ça, c’est votre écran principal. Toutes les options ne sont pas disponibles dès le début, afin de réduire un peu ce sentiment inévitable de se prendre une avalanche d’entrée de jeu, mais, malgré cette précaution, c’est parfois un peu confus. Follow the white otter (c’est moi), qui va vous guider dans les menus !
1) Menu de compte

Ici on trouve notre niveau, notre numéro de Hunter à partager avec les potes (n’hésitez pas, ma liste d’ami.es n’est pas pleine), notre date d’anniversaire pour bénéficier d’un petit event spécial, éventuellement un mini-message qui sera visible sous votre pseudo chez vos amis, et vous pouvez sélectionner des memories et photos qui vous plaisent particulièrement.
En dessous, on trouve des menus plutôt utiles dans notre vie de Hunter :
a) le gestionnaire de téléchargements
b) des informations sur le monde et les personnages
c) nos achievements
d) notre inventaire
e) les options du jeu
Je ne vais pas -tout- screener, mon but est uniquement de vous aider à vous repérer si vous débutez.
2) Liste d’ami.es

C’est ici que vous pourrez trouver vos “amie.es” en jeu. Chaque jour, on peut distribuer à toustes un peu d’énergie gratuite, et en gagner de leur part (dans une limite de 30 points, il me semble). C’est donc un endroit à visiter chaque jour pour partager la joie ! Pour ajouter de nouvelles personnes et accepter les requêtes, il faudra aller dans “Add friends”. Et pour partager l’énergie, il faudra cliquer sur “Claim & Send”.
3) La messagerie
C’est ici que vous recevrez les messages officiels de l’équipe de dev, donc il n’y a aucune raison d’y aller à moins de voir le petit point rouge. Dans ces cas là, en revanche, il ne faut pas trainer : iels sont généreux.es et donnent régulièrement des bonus à récupérer (après les maintenances, ou quand on répond à un sondage, par exemple).
4) La zone d’interactions avec le personnage visible en home
Un endroit qui peut ou non vous intéresser selon votre degré d’implication avec le personnage qui vous rend visite. Notez que vous pouvez choisir qui viendra, soit pour n’en rencontrer qu’un ou pour réduire la sélection (par exemple, seuls Raf, Sylus et Zayne viennent me rendre visite. C’est totalement configurable.)

Là encore, le menu est plutôt touffu :
a) changement de personnage
b) changement de tenue
c) choix de la musique
d) choix du décor
e) bouton pour cacher l’interface
f) photo (ce bouton très important fait toujours une photo qui cache automatiquement l’interface, que ce soit ici ou pendant l’histoire, les vidéos de memorias, etc)
g) configuration des rappels (les FAMEUX)
h) différentes petites interactions mignonnes avec le personnage
i) une option capitale : des suggestions de plats en cas de manque d’inspiration. Bon, Sylus m’a déjà proposé “de la vodka” , pure, comme ça, mais, en général, ce sont des plats solides…
j) plusieurs discussions autour de différents thèmes
k) cette options permet, si on touche l’écran approximativement à l’endroit du cœur, de “sentir” les battements de cœur du personnage, grâce à de petites vibrations du téléphone. Ne me demandez pas pourquoi c’est aussi mignon, mais ça l’est (surtout avec Rafayel, parce qu’il rougit et que… C’est tellement adorable.)
l) le menu que je visite le plus souvent, car on y trouve des tâches à valider pour nos to-do list (on en reparle plus tard). On peut lancer un timer pour que le personnage nous “accompagne” dans une tâche, soit étudier/travailler, soit faire du sport ou encore dormir. C’est le moment où j’avoue que je me suis mise au sport depuis que je joue ? Probablement. Mais je ne pouvais pas le laisser travailler tout seul sans bouger, c’était trop culpabilisant… Merde, c’était un traquenard depuis le début…. LaDS, le jeu qui te force à prendre soin de ta santé à l’aise de techniques fourbes.
5) Le téléphone

J’adore. Le. Téléphone.
Comme je le disais plus haut, c’est une feature qui marche particulièrement sur moi. On y trouve plusieurs menus là encore :
a) les news locales, avec quelques articles sur le monde qui nous entoure (dont un très complet sur les règles) (il y a un congé menstruel à Linkon City, vous voyez bien que c’est de la SF !)
b) le réseau social, où l’on peut lire et poster des “Moments” (des genre de pouets) (oui, je suis sur le fedi, c’est comme ça qu’on dit), liker ou “répondre” selon une liste définie de réponses possibles.
c) la partie réellement “téléphone”, où l’on peut recevoir des appels audio ou vidéo (et les retrouver à cet endroit pour les revoir/réécouter si on le désire).
d) les messages directs. On peut bien sûr recevoir les messages des LI, mais aussi leur envoyer des emotes, 3 par jour. Ils réagiront à certaines en en “offrant” une nouvelle, je vous conseille donc de garder un petit tableur quelque part pour ne pas perdre le fil et gâcher bêtement du temps, comme moi-même (vous pouvez aussi utiliser cette liste, basée par une liste partagée gracieusement par une utilisatrice du Reddit du jeu, que j’ai complétée en ajoutant les emoji manquants) Il est également à noter qu’ils auront une réaction plus élaborée si on utilise les emotes qui leur sont associées plutôt que celles des autres LI. On peut aussi changer leurs avatars, les bulles de discussion, bref il y a tout un tas de petites customisations sympa.
6) Date

C’est à la fois la zone des mini-jeux et autres occupations, et celle où l’on trouvera des histoires bonus sur les LI. C’est là où je traîne le plus souvent quand il ne se passe pas grand-chose en jeu (rarement, en réalité).
a) je ne suis pas très scrapbooking, mais c’est bien de cela qu’il s’agit. Vous pouvez créer des pages sympathiques pour mettre en avant le personnage de votre choix, ou totalement autre chose ! Il y a une grande liberté de création, on peut même y ajouter nos passages audio préférés pour les réécouter (avantage incontestable du virtuel sur le papier, vous pouvez entendre Sylus dire “kitten” à n’importe quel moment !).
b) élément capital du jeu : les machines à pinces et le jeu “kitty cards”. C’est idiot, mais j’aime beaucoup jouer avec les machines à pinces… Objectif de vie : récupérer toutes les peluches. Chacune d’entre elles. Il y a des astuces pour réussir facilement avec la machine à pinces “double”, n’hésitez pas à regarder des vidéos ! Pour la classique, en revanche, je n’ai hélas rien trouvé (et c’est terriblement frustrant).
c) autre élément capital, le studio photo. Vous pourrez réaliser des photos rapides, les snapshots (qui permettent de customiser votre MC de façon plus poussée que dans le reste du jeu, d’ailleurs), ou avoir accès à un studio plus avancé qui permet de changer la distance de vue, la lumière, l’angle… C’est comme ça que j’ai réalisé les photos qui illustreront mes petites analyses sur les personnages, notamment.
d) les trois éléments suivants proposent de passer du temps avec les cinq LI, mais de manière différente.”By your side” propose les histoires audio, même si il y a toujours un support texte. On trouvera dans ce menu une section “Secret Times” (presque de l’asmr, et surtout les enregistrements les plus hots de votre région, fwalalah. Les petits soupirs directement dans les oreilles, c’est fatal.) et “Tender Moments”.
e) “Falling for you” propose des vidéos, qu’on appelle en général les memorias, plus ou moins longues (notamment les “myths” qui sont très longs à débloquer entièrement).
f) les “anecdotes” sont des mini-nouvelles, uniquement textuelles, centrées sur les personnages.
g) bien sûr, il faut un album pour ranger toutes nos photos, les trier, les supprimer, etc etc.
7) Battle
Comme son nom l’indique, c’est là qu’on va retrouver tous les combats hors histoire principale. Car, oui, c’est également un ARPG, pas seulement un dating sim ! ON RAPPELLE !

a) comme son nom l’indique, la training room permet de s’entrainer de façon illimitée et sans risque. C’est important pour bien comprendre les enchaînements, surtout avec les versions spéciales des personnages !
b) les bounty hunts sont de courts combats contre un seul ennemi. Il faut le choisir parmi les 5 disponibles, et chaque victoire rapporte des récompenses précises (par exemple, Mr Beanie donne de l’or, Heartbreaker donne des objets nécessaires à l’upgrade des memories, etc) Avantage notable : si chaque combat demande de consommer de l’énergie, une fois un niveau de difficulté vaincu, il est possible de laisser faire l’auto-battle et récupérer directement la récompense.
c) les deepspace trials sont des challenges de plus en plus difficiles à chaque niveau vaincu. Il y a deux parcours communs, et un de plus par LI.
d) les hunters contests sont des sortes de tournois : il y a 3 épreuves en plusieurs manches, et il faut être capable d’aligner une équipe totalement unique par épreuve. Autant dire que je n’ai pas encore réussi à beaucoup avancer dans le niveau le plus important (hé ouais, je suis encore une noob, et une noob pauvre qui plus est).
e) les cores hunts ressemblent un peu aux bounty hunts, avec des combats un peu plus techniques et dont la récompense et un autre type d’objet (les protocores) à mettre sur les memories. Là aussi, on peut utiliser l’auto-battle (yeah!)
f) les opérations Unicorns sont une sorte de roguelite dans le jeu : il faut avancer sur une carte, de point d’intérêt en point d’intérêt, jusqu’à atteindre la fin de l’histoire. Il y a plusieurs moyens d’arriver au bout, et différents types de points d’intérêts. J’adore y participer !
g) l’Abyssal Chaos ressemble beaucoup aux opérations Unicorns, avec un autre skin. J’aime également beaucoup ces aventures, même si je suis plus portée sur les opération Unicorns.
Pour un petit aperçu des combats, j’ai enregistré cette courte vidéo (et désolée pour certains mouvements chaotiques, elle date d’avant que je joue avec un gamepad… On en reparle après) :
8) Le gestionnaire de Memories
L’arsenal, pour ainsi dire. C’est ici que vous pouvez devenir la hunter que vous avez toujours voulu être.

Je ne vais pas détailler ici, les menus sont assez clairs quand on découvre le jeu. En revanche, je vais vous montrer comment se présente une memory :

Toutes les cartes ne proposent pas la même chose, alors les options peuvent changer (certaines sont liées à des vidéos, ou des secret times, etc). Les stats et upgrades sont visibles en bas : le niveau de la carte et la prochaine “ascension” (une sorte de palier qui demande un autre type de ressource), le rang (qui augmente quand on repioche la même carte, disons), et les protocores (qui sont indépendants et qu’on peut coller à une memory, puis à une autre, et dont on augmente aussi les niveaux) (ils sont TRÈS importants.).
Le petit paquet cadeau en haut montre les récompenses possibles quand on upgrade la carte. Ici, le bouton “date” donne accès à une histoire en vidéo dans le menu “falling for you”, vu plus haut, et le bouton “kindled” propose une courte vidéo d’une séquence importante de l’histoire en question (ici… Non rien. Fait chaud, c’est terrible cette canicule, on n’en sort pas, ahahahahah.)
9) L’histoiiiiiire !
Je reviens dessus après. Mais L’HISTOIRE ! Holala. J’ai des frissons quand je repense à certaines scènes, c’est vraiment une expérience incroyable.
Au moment où j’écris, il y a 5 chapitres :

Le premier (et également le plus long) est le “tronc commun”, où l’on apprend à connaître les 3 LI historiques. Le deuxième présente Sylus, le troisième propose une route différente pour chaque LI historique (mais on peut faire les 3 consécutivement, heureusement), le quatrième présente Caleb, et après vous verrez bien, hein, je ne suis pas là pour tout dire non plus ! Hého. Chose importante, une fois un chapitre sélectionné, vous verrez en bas à gauche de votre écran un bouton “World Underneath”. Ce sont de petites nouvelles en lien avec les personnages, mais dans lesquelles ils sont rarement présents. Il est plutôt question de personnages secondaires, ou même inconnus, qui vont nous donner des informations sur les LI de façon indirecte. Certaines sont vraiment bluffantes, comme “Mischief” qui présente Like et Kieran, les alliés de Sylus (je les ADORE). Elle était violente, et un peu angoissante, mais excellente ! Sincèrement, elles sont toutes intéressantes, ou drôles, ou même les deux.
10 ) With him
Je dois admettre que c’est une section que je visite rarement. C’est une sorte de petite pièce, un bureau virtuel, que l’on peut décorer… Il y en a une par LI, ce qui permet des décorations différentes, et c’est aussi là qu’on va retrouver des informations ou pouvoir revivre des events passés.

a) niveau d’affinité avec le personnage
b) un petit historique de notre gain d’affinité, et également un bon moyen de savoir comment en gagner davantage
c) bouton de changement de personnages
d) options de confidentialité
e) basculement en vue paysage
f) partage sur les réseaux sociaux réels (insta, x, facebook et tiktok) (dommage, je n’ai aucun des quatre !)
g) menu de customisation du décor
h) avancement de notre collection de peluches et de memories du personnage (ainsi que la possibilité de réécouter les dialogues qu’on a fav dans les différentes histoires) (je le note en partie pour moi, parce que j’oublie systématiquement où elles se trouvent…)
i) les informations glanées sur le personnage au fil du temps
j) enfin, c’est la love timeline qui permet, entre autres, de revoir les histoires accomplies des events passés.
11) La boutique
Tout le monde sait ce qu’est une boutique, inutile de chipoter. Mais, comme dans beaucoup de jeux sur mobile, elle est un peu bordélique.

L’onglet “privilège” permet surtout de payer un abonnement si vous avez envie, et de récupérer vos récompenses quotidiennes si c’est le cas. Parfois, il y a d’autres options, il faut surveiller les mises à jour.
L’onglet “packs” est l’endroit où l’on achète basiquement des packs d’objets contre de l’argent réel. Il y a des packs qui sont là de façon permanente, et d’autres qui apparaissent en fonction des events. Mais il y a aussi un objet à récupérer gratuitement chaque jour, et un petit pack également gratuit chaque semaine. Ils comptent comme des achats en boutique pour les tâches quotidienne, donc pas de panique ! Pas besoin de sortir la CB pour valider cette étape chaque jour.
L’onglet “selected” concerne les achats de cosmétiques contre des diamants bleus, eux-mêmes uniquement disponibles contre de l’argent réel (et dans l’abonnement, si vous vous demandez pourquoi j’en ai un stock sur le screenshot…). Encore une fois, c’est uniquement cosmétique, inutile de vous en préoccuper. Petite exception : dans le sous-menu “items”, on trouve des wish (ça fait beaucoup de mots, j’y reviens après…), mais ils s’achètent contre des diamants rouges, les “communs” qu’on débloque de différentes façons en jeu.
L’onglet “top-up” est celui des diamants bleus déjà évoqués.
L’onglet “exchange” est le plus important : il concerne les achats à faire contre les monnaies spéciales ! Les monnaies d’events, les chocolats qu’on obtient en jouant à la machine à pince ou au kitty cards, et d’autres choses encore que vous comprendrez en jouant.
12) Wish
Un menu discret, presque caché, pour le cœur de la Machine. Car oui, c’est là qu’on dépensera nos différents types de wishes (les tickets) pour débloquer les précieuses memories. Ici, je suis sur l’écran des wishes “standards”. En haut, on voit le nombre de tickets à notre disposition (ici : 0. Snif.), ainsi que nos monnaies pour en acheter (je déconseille autant que possible de dépenser pour des cartes standards… Ou alors, quelques packs au début. Mais vous allez le regretter pendant les events, conseil de pote. Gardez vos diamants pour les events autant que faire se peut ! S’il est facile de faire pleuvoir les diamants au début, ils vont se raréfier drastiquement par la suite, autant optimiser).

a) ici, on pourra dépenser des objets qu’on gagne de temps en temps. Ne vous laissez pas avoir par le cadran : changer les coordonnées ne change -rien- à vos chances de loot. Quoi qu’il en soit, c’est une autre manière de gagner des memories.
b) event du moment, qui changera très régulièrement.
c) menu de base, pour les wishes bleus.
Personnellement, j’aime économiser jusqu’à faire un pack de 10, je ne sais pas pourquoi ça me plait beaucoup plus que de les avoir un à la fois. Et puis, parfois, cela permet de jolis tirages qui font du bien au moral. Il y a également un système de pity, qui vous garanti de piocher une carte 5 étoiles tous les 70 wishes dépensés. Pour être plus précise, le taux de base pour obtenir une grosse carte est de grosso modo 1%. Mais si vous n’avez pas eu de chance après 60 wishes, alors chaque tentative supplémentaire fera monter ce taux de 10%. Donc, 11% à 61, 21% à 62, etc jusqu’à 70 qui fait sonner le 100%.

13) Events
Alors là, hein, vraiment… C’est n’importe quoi. C’est littéralement le menu “on ne savait pas comment ranger ce qui restait, alors on a tout mis là”.

Il y aura là différents events temporaires, d’autres fixes, ou encore des liens vers les réseaux sociaux du jeu… C’est le menu à approcher avec méfiance et circonspection, une étape à la fois ! Je ne prends pas la peine de tenter de décrire ce qu’il se passe, ça se vit chez soi.
14) Agenda
C’est un peu notre point de départ à chaque première connexion du jour. On y trouvera :

a) la liste des tâches quotidiennes (il est inutile de tout faire, on peut en laisser deux de côté)
b) la liste des tâches hebdomadaires (là aussi il n’y a pas besoin de tout faire)
c) la liste “promise”, une liste de tâches au long cours
d) l’onglet des tâches, visible sur le screenshot
b) un autre onglet dont le titre, trompeur, n’est pas le même que le “promise” de la liste de tâches, l’onglet est différent. Le premier listait des tâches à accomplir, mais celui-là vous montre les récompenses obtenues et à obtenir sur ce parcours
f) vous pouvez pointer chaque jour pour avoir un cadeau. C’est sympa, ça fait plaisir.
g) les supplies sont disponibles deux fois par jour, dans des créneaux fixes : “noon”, qui donne 30 points d’énergie et qui demande de se connecter entre 10h et 14h, et “night login” qui demande de la récupérer entre 16h et 20h (night ? Pffff. More like “late noon”, j’ai pas raison?)
FWAAAH. Voilà, c’était fastidieux, mais je pense avoir fait le tour. Si vous avez des questions, n’hésitez pas à me contacter via les canaux habituels, je serais ravie de vous aider si je le peux !
Jouer à Love and Deepspace sur Android avec une Razer Kishi
J’ai la chance d’avoir un chéri incroyable qui me soutient dans toutes mes passions, même les plus discutables, et un beau matin il avait déposé, sur mon bureau, le gamepad de Razer. Comme un chat qui amènerait, non pas une souris crevée, mais un lingo d’or. Je ne mérite pas cet homme. Quoi qu’il en soit, j’ai enfin pu jouer de manière CONFORTABLE à LaDS, grâce à lui ! (Gloire) (Il mérite des louanges, ne serait-ce que pour supporter mes longues descriptions de scène tragiques et émouvantes…)
Car, camarades, malgré une réalité difficile à accepter (LaDS n’est pas nativement reconnu par l’appli de Razer, snif snif), il est possible de jouer au meilleur otoge ever sur cet excellent périphérique de gaming qu’est le pad de Razer. En tout cas, moi je l’aime bien. Bien évidemment, il ne s’agit pas de jouer à “tout” le jeu de cette manière, mais surtout aux phases de combat ou aux challenges qu’on rencontre parfois dans les “Abyssal Chaos”, par exemple. Bref, quand le jeu passe en mode paysage.
CEPENDANT.
Il faut prendre le temps de suivre quelques étapes que je n’aurais pas l’audace de décrire comme “simples”. Rien de compliqué ni de trop technique, mais il faut quand même rester concentrée (ouais, féminin générique, parce que j’ai envie).
Phase préparatoire : AVANT de brancher votre pad, il faut activer l’option OTG. C’est ce qui permettra à votre pad de fonctionner sans être branché sur secteur, notamment. C’est “un peu” utile dans le cas d’une semi-console portable. Et il faut le faire avant, parce que, si l’appareil est déjà branché, l’option devient grisée. Ne me demandez pas pourquoi. En tout cas, pour l’activer, il faut suivre ces quelques étapes :
Allez dans les “Paramètres”
Tapez “OTG” dans la barre de recherche (parce que qui a le temps de se taper les menus) (qui ne sont pas forcément les mêmes partout, par exemple sur mon téléphone c’est dans “paramètres supplémentaires”, et pas “système”)
Activez le petit switch.
Branchez votre pad.
1) Passer votre téléphone Android en mode développeur.
Vous n’avez pas le choix, c’est indispensable à la suite des évènements. Si vous ne savez pas comment faire, c’est simple :
Allez dans les “Paramètres”
Allez dans “À propos du téléphone”
Tout en bas, tapotez 7 fois “numéro de build” (et comme c’est bien fait, votre téléphone vous affichera un décompte indiquant “encore X fois avant de débloquer le mode développeur”)
Et tada, il y a plein de nouveaux menus partout ! Formidable. Évitez juste de toucher à tout si vous ne savez pas à quoi ça sert, par contre !
2) Téléchargez l’appli K2er.
C’est cette petite app qui va nous sauver la vie. Elle va permettre d’utiliser environ n’importe quel type de controller sur n’importe quel jeu, rien que ça. C’est assez puissant, mais la configuration initiale est un peu fastidieuse. Il faut notamment accepter les notifications, pour une raison qui m’échappe un peu, mais l’appli propose ensuite un tuto étape par étape avec de petites vidéos pour vous faciliter la configuration. Il faut suivre TOUTE la procédure.

Normalement, l’appli vous dirige automatiquement dans les bons menus, et, quand ce n’est pas le cas, il y a une vidéo qui vous montre précisément où se trouve l’option.
Il est possible que, avant même le tuto, l’appli vous demande d’ajouter un jeu dans la partie “Mapping apps”, je n’ai pas gardé la trace de la procédure dans l’ordre. Dans ce cas, il suffit de faire défiler la liste jusqu’à trouver LaDS.
Cliquez sur “Start” à côté de l’icône du jeu.

3) Il y aura sans doute une pub de merde, car tout le monde n’a pas les moyens de payer pour du premium. Mais ce n’est rien, un peu de patience !
4) Le jeu est lancé, pour le moment utilisez le comme d’habitude avec votre écran.
Appuyez sur le petit bouton “K2er” visible en haut de l’écran, et touchez une fois votre écran. C’est ici qu’on va commencer à configurer les touches !
Appuyez sur une touche de votre pad, celle de votre choix.
Appuyez sur “OK” sur votre écran.
Si vous avez appuyé sur “A”, par exemple, alors un petit rond avec “A” doit être visible sur votre écran.
Touchez de nouveau votre écran.
Appuyez sur une touche de votre pad.
Appuyez sur “Ok”.
C’est long, mais il faut faire ça pour tous les boutons. Cette étape réalisée, vous pourrez admirer un joyeux foutoir de touches :

Une fois que tous les boutons ont été reconnus, appuyez de votre joli doigt sur la petite flèche violette à côté de “K2er” pour fermer ce menu infernal.
5) Le plus dur est fait, TENEZ BON !
Allez dans le menu “Battle” de LaDS, et dans “Training room” puis “freestyle”. Il nous faut du calme pour mettre tout cela en place ! Le premier entraînement est parfait, surtout avec Xavier: King of Darknight, par exemple, et ses multiples compétences.
Appuyez sur le petit bouton “K2er” en haut de l’écran, et glissez simplement chaque petit rond représentant un bouton à l’endroit où vous voulez l’activer.

Par exemple, le LStick en plein milieu du stick virtuel (EN PLEIN MILIEU, sinon le déplacement de votre personnage sera légèrement affecté).
Tous les boutons ne sont pas forcément utiles, alors vous pouvez les stocker dans un coin en attendant, ou vous en servir pour les menus classiques du jeu. Vous verrez bien. Mais pour ne pas vous perdre, définissez surtout les touches utiles : le déplacement, les différentes attaques, sans oublier celles de notre compagnon.
Quand cela vous semble bien, appuyez de nouveau sur la petite flèches violette à côté de “K2er”, et …. Utilisez votre gamepad.

Bien sûr, il faut s’accommoder du fait que le jeu alterne beaucoup entre les modes portraits et paysages, pour des usages différents. Mais si les petits boutons flottants ne vous dérangent pas, vous pouvez parfaitement utiliser votre téléphone comme d’habitude entre les phases d’action. En général, je fais des sessions compactes d’activités, comme les Abyssal Chaos et les Unicorns Operations, et je cale en même temps les différents combats que j’ai prévu de faire dans ma journée. Comme ça, quand c’est terminé, je range le pad et peux m’occuper du reste. Mais le confort et la précision du pad sont vraiment ce qui fait la différence entre la victoire et la défaite dans des combats difficiles, et je suis maintenant comblée !
J’ai également plus de temps pour faire d’autres choses, comme par exemple, donner des conseils de mode à Caleb qui en a désespérément besoin, le pauvre.

Problèmes que j’ai rencontrés :
Il arrive que, après avoir quitté le jeu, ou l’appli, ou les deux, K2er ne parvienne pas à s’activer. Il vous propose alors de redémarrer votre téléphone, mais la solution est bien plus simple ! Pour une raison qui m’échappe, il lui arrive souvent de décocher les options “débogage USB” et “Débogage sans fil” dans les options développeurs. Aucune idée du pourquoi, mais je retourne les activer dans le menu et tout s’arrange.
On ne peut pas vraiment parler de problèmes, mais n’oubliez pas de LAISSER K2er lancé pendant que vous jouez, ça n’est qu’une surcouche qui disparaît si vous fermez l’appli. C’est logique, mais il vaut mieux le rappeler.
Voilà, je pense avoir fait le tour, alors amusez-vous bien ! Encore une fois, si vous avez un problème, n’hésitez pas à me contacter. Je ne suis pas une spécialiste, mais je saurais peut-être vous aider.
LaDS est, hélas, un jeu uniquement disponible sur mobile. Il a été pensé pour ça, ce qui se voit nettement quand on prend des screenshots en mode paysage (on y reviendra plus bas).
Si ça n’est pas forcément un défaut en tant que tel, cela implique forcément certaines limitations techniques : il faut une config relativement correcte pour y jouer dans de bonnes conditions, et l’espace disque utilisé grossit exponentiellement avec chaque nouvel ajout. Un grand nombre de joueureuses a eu des problèmes avec les dernières banners, très gourmandes en place. La solution est alors simple : l’émulateur sur PC.
J’ai essayé les plus connus, et mon choix s’est fixé sur MumuPlayer : facile à installer, à configurer, sans une tonne de pubs cradingues et avec une prise en charge native d’un grand nombre de fonctions (même en combat, chose rare !). Dans la mesure où vous risquez de faire des achats en jeu, je ne peux que vous conseiller de bien aller sur le site officiel de l’appli, et seulement lui : https://www.mumuplayer.com/ L’appli est gratuite, donc inutile d’aller la chercher sur des sites obscurs et potentiellement risqués !
Je ne peux pas vous refaire des screenshots de l’installation dans la mesure où je ne vais pas désinstaller et réinstaller l’appli, mais de mémoire c’était très simple. Si vous rencontrez un problème, n’hésitez pas à me contacter, je vous aiderais dans la mesure du possible !
Une fois que votre installation est terminée, vous verrez cet écran :

Par défaut, il y a d’autres configs disponibles. On voit sur mon screen que les dimensions sont un peu étranges, mais c’est parce que j’en fais un usage spécifique. Vous pouvez utiliser des configurations prédéfinies plus standards, disponibles dans le menu de configurations, puis “Afficher”. Dans “Modèle”, vous pouvez définir les specs de votre appareil, et dans “Performance” vous pouvez choisir sa config. Rien de trop compliqué.
Une fois que vous avez lancé votre session, vous arrivez sur un Android tout à fait classique, dans les dimensions que vous aurez définies. Ici, une fois encore, il est en format extra-large et votre fenêtre sera probablement plus verticale !

C’est là que les choses sérieuses commencent ! Et, normalement, si vous êtes arrivé.e à cette étape sans encombre, le reste sera extrêmement simple : App Center, une recherche sur “Love and Deepspace”, et hop. Il ne vous reste plus qu’à installer ! Attention, le jeu est GROS, l’installation sera un peu longue et se fera peut-être même en plusieurs étapes. Si, comme moi, vous avez déjà un compte Google associé au jeu, il suffira d’utiliser le même pour synchroniser votre progression. Le passage d’un appareil à l’autre se fait naturellement, sans aucune coupure de l’expérience !
Mais est-ce que je risque d’être banni.e si je joue sur un émulateur ? Pas de panique : la réponse est absolument, résolument, non. En effet, suite à quelques problèmes techniques survenus à la suite de la banner musicale, Infold a suggéré de jouer sur un autre appareil si les bugs persistaient malgré les correctifs, notamment l’émulateur MumuPlayer. Donc on peut se tranquilliser, je pense ! On ne risque pas le ban en suivant une recommandation officielle.
Si vous avez jeté un œil à la partie “Wallpapers” de ce dossier, vous aurez noté que j’aime bien les images adaptées à mon écran de PC. C’est là où je passe le plus clair de mon temps, ce qui n’est pas sans conséquence sur ma manière d’appréhender les choses. Hélas, le jeu a été pensé uniquement pour les appareils mobiles, ce qui fait que, par défaut, les passages animés (les Kindled) sont orientés verticalement. Bon, je n’ai pas réellement envie de m’en plaindre, dans la mesure où je trouve que ça participe à l’immersion. Mais quand on a envie d’immortaliser un moment, ou de faire une simple photo orientée en mode paysage, on ne peut pas.
Dommage, hein ?
HEUREUSEMENT ! Il existe une bidouille. Et c’est formidable. Elle fonctionne sur l’émulateur, mais aussi sur votre téléphone, ce qui est encore mieux.
Dans l’app store, il faut télécharger l’appli “control screen rotation”. Et voilà, fin du tut- ouais non. On va continuer un peu.

Il est important de se souvenir que l’appli doit être lancée pour pouvoir fonctionner. Oui, je sais, c’est évident, mais mieux vaut prévenir. Donc, il faut la lancer en premier, cliquer sur le premier switch tout en haut, et lancer ensuite le jeu.

Normalement, une fois le jeu lancé, votre écran devrait ressembler à ceci, avec les grosses bandes noires à gauche et à droite :

Encore une fois, le jeu n’est pas prévu pour une orientation paysage. Si vous screenshotez les décors pendant les phases de dialogues, ils seront en format carré. De la même manière, les screenshots pris pendant les “quality times” auront cette tronche, quoi qu’il arrive :

Ensuite, vous pouvez soit aller faire des photos soit lancer un Kindled, pour enfin libérer votre soif de… De… Votre soif. Mais, bidouille oblige, il faudra faire attention à une petite subtilité. Car, oui, à l’écran, l’image sera verticale. C’est en cliquant sur le petit appareil photo que vous allez savoir si tout fonctionne bien : votre photo sera compressée horizontalement dans l’aperçu.

Dans votre album, l’image aura, là encore, l’air d’être verticale. C’est normal.

Cliquez sur votre image comme vous le feriez habituellement, et téléchargez-la localement.

Si vous êtes sur MumuPlayer et que vous cherchez votre dossier images, il est trouvable ici :

Dans le dossier, vous verrez que l’image est bien en format paysage, et vous pourrez enfin profiter du résultat de votre dur labeur !

S’il n’est pas indispensable d’utiliser des outils externes au jeu pour en profiter pleinement, j’ai tout de même envie de vous partager quelques petits suppléments que je trouve bien pratiques.
Protocore rater : l’outil INDISPENSABLE pour savoir quels protocores garder ! Il me sauve la vie régulièrement, même si je commence à prendre certains réflexes.
Checklist des emoji : ma version updatée de cette liste, qui m’a été bien utile.
LADS MEMORIES WATCH AND TRACKLIST : un boulot titanesque réalisé par @margherine, qui liste toutes les memories, avec le moyen de les obtenir, des liens vers les vidéos et d’autres informations… Un catalogue impressionnant !
LADS ACHIEVEMENTS AND COLLECTIBLES TRACKER : comme son nom l’indique, vous pourrez suivre vos achievements mais aussi noter quelles peluches et autres badges de chatons vous possedez.
STORY EVENTS TRACKER : moins utile mais tout de même sympathique, la même personne a réalisé ce calendrier des events. On y trouve les dates, du contenu vidéo…
Lads achievements 2025 : une autre checklist des achievements, si vous préférez cette version !
Abyssal Chaos & UNICORNS Incidents List : indispensable pour savoir où vous en êtes dans vos explorations ! Il y a tellement de situations différentes à rencontrer qu’il est bon d’avoir un petit récap dans un coin.
Ending Guide for Finding Tobias : comme son nom l’indique, un guide succinct pour débloquer toutes les fins dans l’activité “Finding Tobias”
Abyssal Chaos Final Farewell Guide : un guide proche du précédent, pour “Final Farewell”
Guides personnage par personnage pour les “Unicorns Operations” : Xavier, Zayne, Rafayel, Sylus, Caleb
Masterlist of moments posts triggered in Photo-booth : utiliser le Photo-booth est fun, oui, mais cela permet aussi de débloquer des messages de la part de nos LI… Et donc de pouvoir y répondre. Et DONC d’avoir des points d’affinité en plus. Et on aime ça, les points d’affinité.
Templates : le studio photo permet des choses formidables, certes, mais sa meilleure fonctionnalité est encore de pouvoir partager des gabarit ! Normalement, il est possible de scanner le QR Code visible sur l’image pour importer le template à l’identique et reproduire la pose, le décor, les vêtements, la lumière, etc. (en fonction de ce que vous avez débloqué en jeu, bien sûr. Il est impossible d’utiliser, par exemple, une pose que vous n’avez pas encore obtenue). Je ne suis pas la reine dans ce domaine, je vous conseille de fouiller sur Reddit pour trouver des pros, mais je peux malgré tout vous proposer quelques exemples.
Je vais commencer par donner le pitch général, afin d’éviter de spoiler, puis j’ajouterai quelques détails pour les personnes qui ont envie de mieux comprendre ce qu’il se passe tout en essayant de rester dans les clous de ce qu’on l’on sait avec certitude et en esquivant les théories. Ne vous inquiétez pas, ça n’est pas si compliqué.
Bien.
Commençons par ce que la petite histoire nous raconte. Qu’est-ce donc que la petite histoire ? Celle de notre personnage, au moment où le jeu se passe.
En 2034, le “Deepspace Tunnel” apparaît au-dessus de la ville de Linkon City. Ce tunnel permet à priori d’accéder à d’autres zones de l’espace et, sans doute, à un univers parallèle, mais il est encore trop tôt pour le savoir avec certitude. Parallèlement, des monstres appelés “Wanderers” apparaissent, monstres qui vont ravager la ville et faire de nombreuses victimes. Notre personnage principal ne se souvient plus très bien de l’incident, elle sait juste qu’elle a été sauvée de justesse par un mystérieux guerrier appelé “Lumière”, qui s’est évanoui dans la nature juste après l’évènement.
2048, début de notre histoire actuelle. Notre MC est officiellement admise parmi les Hunters, les chasseureuses de Wanderers qui protègent la population locale de leurs attaques, attaques qui peuvent survenir n’importe où et n’importe quand. Elle y rencontre Xavier, qui devient plus ou moins son binôme par la force des choses. Elle va également côtoyer régulièrement un jeune cardiologue renommé qui la connaît depuis son enfance et est récemment devenu son médecin attitré : Zayne. Elle a en effet une étrange maladie cardiaque, que l’on suppose, au début, être due à l’attaque des Wanderers, il y a 14 ans de cela… Enfin, elle rencontre par hasard (*tousse*) Rafayel, un artiste mondialement connu qui lui propose plus ou moins d’être sa garde du corps quand le besoin s’en fait sentir, et qui cache visiblement un passé trouble sous ses airs de diva.
Mais attendez, on est allés un peu vite. Revenons un peu en arrière, au début de la vidéo d’introduction. Un passage qui a été vu par chaque Hunter débutant.e, mais rapidement zappé par la suite de l’histoire : un vaisseau spatial à la dérive, du nom de Traceback II. Ce qui devrait nous perturber, c’est ce que l’on apprend juste après : à ce moment de l’histoire, l’humanité ne s’est pas encore lancée dans la conquête spatiale à grande échelle, alors quel est ce vaisseau ? Et surtout, pourquoi la voix de notre héroïne nous dit, juste après et de façon bien mystérieuse, que nous sommes “coincés dans une boucle” ? Les mystères s’accumulent déjà, alors que l’aventure n’a même pas commencé. Let’s gooo !
Voilà, ça c’est le pitch de base. On est dans de la SF assez classique, avec plein de concepts compliqués (comme les protocores, qui sont en fait des noyaux d’énergie issus qu’on récupère sur les corps des Wanderers, c’est un peu leur “coeur”). Ce qui la rend particulièrement intéressante, c’est que plus l’histoire avance, plus le lore s’étoffe et nous permet de découvrir des choses étonnantes, voire curieusement sombres, qui vont même parfois sembler se contredire les unes les autres… C’est pour cela qu’il existe des tas de discussions sur différents points d’histoire, où les gens débattent et défendent leur interprétation. D’autre part, on ne s’attend pas forcément à trouver ce type de complexité scénaristique quand on lance LaDS pour la première fois : on télécharge un jeu pour voir de beaux messieurs qui nous parlent gentiment, et on se retrouve avec un tableau plein de fiches et de fils rouges partout. Le contraste est agréablement saisissant.

En effet, si le jeu est une usine à gaz, ça n’est pas seulement à cause de ses multiples options, non. C’est également à cause de ce concept : l’héroïne n’en est pas à sa première incarnation, et nos LI non plus. Iels se connaissent toustes depuis très longtemps, mais elle l’ignore au moment de l’histoire (concernant les LI, ça dépend, ils ont plus ou moins de souvenirs). Et pourquoi ? Parce qu’elle est amnésique. Non, ne criez pas “clichéééé”, parce que pour une fois, POUR UNE FOIS, c’est une bonne idée, qui a du sens et de la logique. Au lieu d’être une facilité scénaristique (ou disons, “en plus d’être”…), c’est une pierre angulaire de l’histoire de l’héroïne. Il y a une véritable raison ! Et c’est une raison bien cruelle.
L’histoire principale nous tease sur ces hypothétiques rencontres antérieures, mais c’est dans les “myths”, débloqués avec certaines cartes 5 étoiles, que tout prendra son sens. On découvrira des histoires liant la MC et un LI, à priori sans aucun rapport avec l’histoire principale, et le but sera de comprendre comment ces récits s’inscrivent dans l’histoire principale. Et la réponse est, comme toujours : les aliens. Wait, non, pas du tout. La réponse, c’est surtout qu’on pose la mauvaise question.
Attention, vous atteignez la frontière du spoil. Franchissez-la à vos risques et périls.
C’est à partir de là que je vais spoiler salement et proposer ma propre théorie sur l’histoire (théorie basée uniquement sur les éléments accessibles dans l’histoire). Car j’ai l’impression que, même si elle est raisonnablement complexe, elle ne l’est pas -tant- que ça et que certaines personnes aiment se surcompliquer la vie. À vrai dire, le jeu ne fait pas tant de mystères en soi, il dissémine seulement les informations PARTOUT (je suis sure que si j’ouvre le tiroir à ma gauche, je vais trouver un post-it avant une info…).
D’après mes observations, la base est on ne peut plus simple : nous ne sommes pas dans une seule timeline. Oui, même pendant notre histoire présente. Tenez bon.
Au fil de l’histoire, comme je le disais, on apprend que l’héroïne a vécu de multiples incarnations, mais surtout : très tôt, quand on rencontre Zayne dans une bibliothèque, il parle des univers multiples. Et le “hint” va revenir très régulièrement, surtout autour de ce personnage (il fait littéralement les cauchemars d’un autre lui, dans une autre timeline, et cet autre lui fait ses rêves…) Et, vers la fin de l’histoire principale, la MC va être confrontée à la réalité de son existence permanente et omniprésente, et se souvenir de certaines autres incarnations, évoquant même l’une d’entre elles sur un autre plan d’existence. On dépasse carrément le concept du multivers pour entrer dans le domaine des dieux… Ça n’est donc pas qu’une théorie, le concept même de la “bibliothèque fractale”, rencontré plusieurs fois, confirme largement ce point. Alors pas de panique si les myths vous perturbent : ils se passent ailleurs, à un autre moment, avec une autre incarnation de notre MC.



D’autres personnes vont même jusqu’à suggérer que, au temps présent, les 5 LI sont également dans des univers différents, et ce n’est pas ce que le jeu nous explique. Disons que la théorie peut se défendre si l’on reste à une lecture superficielle des évènements, dans la mesure où les 5 hommes, vivant au même moment au contact de la même personne, ne semblent jamais se croiser. Cependant, il est indiqué plusieurs fois que certains LI sont au courant de l’existence d’autres : l’exemple le plus évident est celui de Zayne et Caleb, qui se sont croisés dans leur jeunesse, et Caleb n’appréciait d’ailleurs pas beaucoup Zayne (On se demande pourquoi…). Mais Rafayel et Xavier sont également au courant de l’existence de Sylus, qui est tout de même le chef d’une importante organisation criminelle, et Sylus sait… Tout, je pense ? Le mec a probablement un décompte en direct de chaque pet de mouche dans un rayon de 300 kilomètres. En fait, ce qui dérange certain.es joueureuses, c’est le fait que notre personnage puisse “relationner” avec plusieurs hommes différents en même temps… Et j’ai envie de dire : avez-vous déjà entendu parler du polyamour ? Attention, je ne dis pas que c’est ce qui arrive en jeu, d’ailleurs ça n’est pas le cas et je vais en reparler juste après. Je dis juste que l’argument n’est absolument pas pertinent, on a le droit d’imaginer une société où les rapports polya seraient tout simplement la norme, sans que cela ne génère de drames.
Même si l’idée est séduisante, la réalité est hélas probablement plus proche du modèle suivant : l’histoire principale est le tronc commun, ces évènements se produisent de manière certaine. L’influence de chaque LI au sein de cette histoire est “canon”, dirons-nous. Ce qui sort de la main story serait, en revanche, une bifurcation : en gros, chaque relation avec un LI se passerait séparément, sur une autre timeline. C’est ce qui nous permet, entre autres, d’être en vacance aux îles Azuries avec chacun de nos compagnons, mais séparément, et en même temps. J’espère que mon explication est claire ! (Mais je reste quand même sur l’idée ma société polya, laissez-moi tranquille.)
Quoi qu’il en soit, si on accepte les timeline différentes, on évite 1) les migraines et 2) de forcer pour faire rentrer des carrés dans des ronds avec les informations découvertes dans les myths. Ainsi, il semble y avoir plusieurs Philos : la terre, après une explosion et qui est maintenue cohérente grâce à un noyau artificiel, mais aussi une planète pleine de magie (et notamment de dragons, hein Sylus) ou une autre encore dont il ne reste qu’un désert… Il y a autant de Philos qu’il y a d’histoire qui en parlent.
Théorie personnelle malgré tout : je crois que l’histoire de Xavier est la seule à faire partie du tronc commun. Son arrivée du futur (… On en reparle après) fait littéralement partie de la vidéo d’introduction du jeu. On ne peut pas faire plus canon. Son histoire à lui est entremêlée au présent d’une manière unique, ce qui pourrait en faire l’exception. Cela ne la rendrait pas plus importante qu’une autre, ça donnerait simplement le cadre de notre histoire actuelle.
Pour en revenir au multivers, la boucle dont parle la MC pourrait n’être que ça : la conscience que, quoi qu’il arrive, de nouveaux univers émergent toujours (c’est d’ailleurs suggéré dans le chapitre “All from Deepspace” de l’histoire “death and rebirth”) (le même où l’on apprend qu’elle n’est pas humaine) (ça fait beaucoup d’un coup, désolée)
Car, oui, il se trouve que notre MC n’est pas une humaine. Elle a été plus ou moins créée et recrachée par l’univers, et ne peut pas réellement mourir. Et, non, ça n’est pas la bénédiction que vous pensez peut-être que c’est.


Il y a bien d’autres mentions de son existence crée par la planète elle-même, mais s’il vous fallait une ultime preuve : elle n’a pas de parents, ne les mentionne jamais et n’en évoque même pas une potentielle existence. On complète nous-mêmes les lacunes en pensant qu’iels sont décédés dans la catastrophe, mais c’est faux. Il n’y en a pas, et il n’y en a jamais eu.
D’autre part, et là j’ajoute une théorie de mon propre cul- cru, je veux dire cru : le tunnel fait peut-être partie de cette boucle, en connectant les différentes Terres, les différentes Philos (ou Philos en devenir). Rien ne dit que le deepspace tunnel est une exception, même si rien ne dit non plus qu’il est commun. J’y vois une anomalie dans l’espace-temps qui pourrait, en tout cas, participer à cette boucle en rejoignant une Terre “récente” et une version morte (on apprend dans un appel radio, pendant l’histoire principale avec Caleb, qu’une planète a été découverte à l’autre bout du tunnel, qu’elle s’appelle maintenant Philos et que rien ne vit en surface [En surface, information potentiellement importante]). Mais bon, c’est de la théorie pour la théorie, vous pouvez balayer tout ça.
En résumé, même si on défend l’hypothèse du multivers, cela ne facilite pas tant la compréhension de notre histoire actuelle, et n’empêche certainement pas de se prendre la tête sur différents détails. Et vous comprenez peut-être pourquoi on peut tomber dans ce jeu avec une telle facilité… Je crois sincèrement que chaque joueureuse tirera ses propres conclusions selon ce qu’iel préfère imaginer, et c’est parfaitement normal. Vous entrez dans un gigantesque bas à sable, à vous de construire votre propre château, finalement.
Ces quelques bases étant posées, il va être temps de passer au plat de résistance. On va parler de la psychologie des personnages, yeah ! Nos 5 LI tout d’abord, mais aussi la MC. Parce que je l’aime beaucoup… Ce qui m’inquiète presque quand je vois des threads consacrés à sa détestation. Mais je ne vais pas commencer à la défendre ici, on verra cela en temps voulu !
Vous l’aurez peut-être compris en lisant entre les lignes, grâce à mes remarques d’une grande subtilité, mais l’écriture des personnages est incroyable. Je n’ai tout simplement jamais rencontré un tel degré de maturité dans l’écriture de ce type de jeu et, pour être sincère, assez peu de manière générale. Cela peut sembler étrange, il ne s’agit “que” d’un gacha game pour meufs sur mobile… Et pourtant. Il est le jeu que j’aurais aimé créer, et ce sont les personnages que j’aurais aimé être capable d’écrire.
Il est bon de rappeler que, pour une fois, le jeu s’adresse à des adultes. Pas par rapport à son contenu (même si on ne peut que constater une forte dose de spicyness), mais surtout par rapport à la psychologie très élaborée des personnages et leurs histoires douloureuses.
Car oui, c’est presque une blague dans la communauté LaDS, mais tout le monde est traumatisé d’une manière ou d’une autre. Chacun.e porte le poids de son passé : deuil très souvent, violence, terreurs intenses… On pourrait se dire « ok, c’est chiant ». Mais je crois au contraire que c’est ce qui les rend si proches de nous, si humains. Le nombre de personnes, et surtout de femmes, qui n’ont jamais vécu de trauma est ridiculement faible, tout bien considéré. Alors, voir ces personnages tenter de surmonter leurs propres souffrances ne peut que susciter de l’empathie (surtout que leurs parcours et les séquelles psychologiques sont toujours très réalistes).
Je vais donc me livrer à un “petit” exercice, à savoir résumer quelques informations sur chaque personnage pour partager mes observations et ce qui me semble pertinent pour en dresser un portrait cohérent. Il est possible que je fasse des erreurs (après tout, je ne suis pas toujours très observatrice des détails…) ou que vous ne soyez pas d’accord avec moi. Bien sûr, je pense avoir raison, mais ça n’est évidemment pas forcément le cas ! Il ne s’agit que d’une analyse personnelle, rien de plus, sans aucune légitimité particulière autre que d’avoir envie de comprendre au maximum ce qu’il se passe en jeu en général et entre les personnages en particulier. N’oubliez pas non plus que j’ai rédigé ce dossier assez longtemps après avoir terminé l’histoire principale, alors 1) il faut que je la reprenne du début et 2) j’ai peut-être oublié certaines choses.
Il n’y a pas non plus de parti pris, j’apprécie tous les personnages d’une façon ou d’une autre, ce qui est d’ailleurs parfois un problème quand il faut faire un choix dans les multibanner, hmf hmf. Je n’ai cependant pas la même quantité de choses à dire sur chacun, d’autant que j’ai tenté au maximum de rester loin des myths (sauf quand ils apportent un éclairage important sur un aspect du personnage). D’autre part, même s’il y a beaucoup de texte, un résumé n’est rien face à la quantité de contenu disponible en jeu pour chaque personnage ! Et même si certains personnages semblent avoir des histoires trop lourdes à porter, cela n’empêche en rien de “vivre” de nombreux moments parfaitement légers avec eux. Notre expérience avec eux n’est généralement pas triste, on n’est pas dans un drame permanent.
Pour terminer, j’aimerais faire un petit aparté sur la notion de “red flag”. C’est une notion qu’on utilise beaucoup depuis quelques années, j’en abuse parfois moi-même. Mais il est évident que je n’apporte aucun jugement de valeur à un personnage uniquement en employant ce terme, si cela se produit. Il ne s’agit, au pire, que d’une indication concernant un comportement qui serait plus ou moins problématique si il était question de personnes réelles, mais tout ceci n’est que de la fiction. C’est un jeu, avec des personnages, et si j’apprécie d’en faire une analyse que je tente d’ancrer dans le réel, il ne faut jamais oublier cet aspect. On peut parfaitement fantasmer sur un comportement que l’on n’accepterait jamais dans la réalité : pas de jugement entre nous, camarade !
Sur ce, je vous laisse avec les portraits, et n’hésitez pas à me contacter en cas d’erreur manifeste !

Âge : Inconnu
Taille : 1m85
Anniversaire : 16 Octobre
Evol : Lumière
Comportement aux machines à pinces : demande généralement à la MC de choisir qui commence
Comportement aux Kitty Cards en normal : s’endort parfois pour nous laisser échanger des cartes
La musique que je lui associe : Metallica – Nothing else matters
J’ai envie de commencer chaque portrait par le cliché que j’ai cru percevoir avant de lancer le jeu, parce qu’à chaque fois ce cliché s’est retourné d’une magnifique manière (parce que la qualité d’écriture est incroyable, je n’en démordrai jamais.)
Pour moi, c’était probablement : le petit jeune un peu exubérant. Ah ah ah.
(Attention, ça va spoiler en dessous !)
Au tout début du jeu, l’une des premières images que l’on voit est celle-ci : Xavier venant à bout d’un Wanderer, et soudain dérangé par une sorte de collier qui émet une lumière rouge. Même si on l’ignore à ce moment et que l’on ne comprend pas bien ce qu’est cet objet qui le limite manifestement, on en apprend plus par la suite. Ce collier, véritable manifestation physique de son histoire, date de l’époque où il vivait sur Philos (il y a des spéculations autour de ce collier, notamment à cause du logo “Ever” visible, mais Ever a fait des tests sur ce collier pour en comprendre le fonctionnement, il a donc pu être modifié dans notre timeline suite à ces tests) (fin de la parenthèse “théorie”).
En effet, il a déjà rencontré une incarnation de notre MC il y a longtemps, alors qu’il était étudiant, et surtout le riche petit prince maintenu à l’écart des autres. C’est avec elle qu’il a, pour la première fois, vécu une relation égalitaire, avec une personne qui ne voyait en lui que ce qu’il était, mais pas sa charge ni sa fonction. Bien sûr, tout cela était trop beau pour durer et, hélas, elle était condamnée. Oui, je sais, on démarre sur une histoire de maladie incurable.
Alors, il a cherché à la sauver. Il est parti en quête du seul remède possible, échangeant sa puissance contre la solution (là aussi, il y a des zones d’ombres quant à la méthode exacte qu’il aurait employée, mais il est en tout cas revenu avec ce fameux collier autour du cou). Hélas, il est arrivé trop tard et, au cours d’une scène vraiment tragique, elle est morte dans ses bras. Ce traumatisme l’a consumé, et la perte de son premier amour ne s’effacera jamais. Ce qu’il ignore à cet instant, c’est qu’elle ne peut que revenir. Différente, sans ses souvenirs, mais elle reviendra… Et il la retrouve en effet. Quand il a la chance de la revoir, il essaie de se rapprocher d’elle, tentant quelques approches différentes pour jauger de ses souvenirs, jusqu’à ce qu’il devienne évident qu’elle n’est pas la même personne. Toujours elle, une copie parfaite, mais une autre personne. Et c’est là que ça devient glauque…
Car il faut savoir que la planète, morte, est maintenue environ entière grâce à un noyau artificiel, noyau qui permet une vie anormalement longue à la population, une quasi-immortalité. Hélas, il a également besoin d’être nourri. Et bien entendu, son régime alimentaire est composé… D’humains. Le pouvoir en place a donc une idée : il suffit d’utiliser une source perpétuelle d’énergie, une personne qui peut certes mourir, mais surtout revenir à la vie, encore et encore, pour l’éternité. Voilà qui est parfait, la MC fait donc un sacrifice parfait ! Il suffit d’attendre qu’elle ait accumulé assez de pouvoir pour l’envoyer dans ce qui s’apparente à une forme d’enfer éternel…
Ouais, c’est un peu sale.
Xavier, prince et futur dirigeant, découvre cette vérité, ou plutôt ces vérités, qui vont l’anéantir. C’est trop pour lui. Il refuse cette réalité, il refuse de devoir sacrifier celle qu’il aime encore et encore, pour l’éternité, et décide d’explorer une autre solution : est-il possible de revenir sur Terre, de quitter cette planète de mort, et de changer le futur (qui est son présent) ? Il va donc faire en sorte de placer la MC sur le trône à sa place, et monte une équipe (les Backtrackers) pour tenter de faire le voyage. Le but n’est pas de partir pour toujours, il compte revenir afin de guider les siens vers cette nouvelle solution, bien entendu. Il ne désire à aucun moment l’abandonner. Sauf que. D’une part, le moment d’arrivée à été mal estimé, et l’équipe est arrivée avec 214 ans d’avance. D’autre part, le vaisseau est tout simplement incapable de repartir, bloquant toute l’équipe à un moment et dans un lieu où ils ne sont pas supposés être. Ce terrible revers a hélas conduit certains compagnons d’équipage de Xavier à la folie ou, pire, à la transformation en Wanderers. Pourtant, il ne baisse pas les bras et cherche sans relâche une solution.
Il est guidé par cet unique objectif : sauver celle qu’il aime. Encore. Et, si possible, pour toujours. Il a déjà échoué, en dépit de son sacrifice, et en porte encore les traces tangibles (le collier suppresseur) et mentales (il est guidé par le deuil, et le regret). Il a tout quitté, sa vie, sa planète, son époque, pour ne plus jamais avoir à la perdre de nouveau. Rien d’autre ne compte pour lui.
Hélas, il s’est enfermé dans sa mission. Il n’est presque plus rien d’autre que cette mission, et ce but presque mécanique le coupe des humains dans l’époque où il est arrivé. Au fil des histoires, on aura des aperçus de sa vie à plusieurs moments, cherchant sans relâche une solution, sans jamais se mêler aux autres. Il tente de devenir invisible, persuadé que rien de ce qu’il vit ne compte vraiment en dehors de son but. Ce n’est pas réellement un choix, il y a aussi le besoin pragmatique de survivre en tant qu’immortel (ou presque) dans une société humaine, mais cette situation le coupe de ses émotions, chaque jour un peu plus. Il ne vit que pour être l’outil du changement qu’il désire provoquer, et s’oublie totalement en tant qu’humain. Sa personnalité est chaque jour un peu plus emprisonnée dans une prison qu’il a lui-même construite.
Ce qui est marquant, c’est que, si lui se coupe des autres, les autres se souviennent de lui (notamment ses anciens collègues policiers, quand il a passé un peu de temps à faire ce métier). Ses compétences étonnantes le font forcément sortir du lot, qu’il le veuille ou non, et, malgré tout, il reste quelqu’un de bon et de serviable, donc d’apprécié. Les gens l’aiment malgré lui.
Et surtout, il est Lumière. Excusez du peu, hein. Personne ne le sait réellement, mais quelques personnes ont des doutes.
Quand il rencontre la MC, il la reconnaît forcément. Mais il sait très bien que ce n’est pas sa “reine”, et reste le plus professionnel possible à son contact. Évidemment, coincé loin de chez lui et côtoyant une personne identique à celle qu’il aime de tout son cœur, il ne peut pas lutter contre le sentiment qui va inévitablement naître à son contact. L’amour, oui, non mais ho, à quoi vous pensez !
Du côté de la MC, les choses ne coulent pas de source. Xavier est froid, presque inapprochable. Il est émotionnellement tellement distant qu’elle doute de son intérêt pour elle, d’autant qu’il semble exister sur un plan d’existence différent du sien : car, sous son apparence enfantine, Xavier est un monstre de puissance. C’est cela qu’elle va voir en premier, une force inhabituelle, un homme tellement fort que le mot n’a plus vraiment de sens. Il est absurdement fort. Et, étrangement, il ne s’en rend pas compte ou, du moins, n’en fait pas un sujet. Sa force fait partie de lui, du lui “outil” qui fait ce qui doit être fait. Point.
En permettant ce rapprochement, lentement, une nouvelle facette de Xavier se manifeste cependant : la vulnérabilité. Contrairement à quelqu’un dont on parlera plus tard (Rafayel…), il n’affecte pas son détachement. Il l’est réellement devenu, pour les raisons précédemment évoquées, mais cela ne l’empêche pas d’éprouver une angoisse persistante : celle de décevoir les gens. Oui, alors même qu’il tente de s’en éloigner. C’est une chose qu’on va observer plusieurs fois, dans des anecdotes avec d’autres personnes ou dans ses memories avec la MC : il a toujours peur de ne pas être “assez”. Il a conscience de ses failles, conscience de ne pas être ce que le mythe “Lumière” a fait de lui, et il réagit souvent en étant presque déçu à la place des autres. Une sorte de “ça n’est que moi, voilà, désolé”. C’est un peu différent avec la MC, dont il cherche l’affection avec la maladresse que confère son inadaptation sociale “acquise” au fil du temps. Il exprime ainsi parfois sa peur de décevoir par une jalousie presque enfantine, un peu ridicule, et un gros besoin d’être rassuré (“Tu préfères qui, moi, ou Lumière ?”, sous-entendu “suis-je assez pour toi, même si je ne suis que moi ?”). Si l’on voulait s’aventure en eau psychanalytique, on pourrait noter que la peur de décevoir est un problème fréquent pour les gens de qui on a trop attendu, depuis trop jeune. Fin de la parenthèse, je tenais juste à souligner une fois encore la cohérence dans l’écriture des personnages.
Si l’on prend un peu de recul, on remarque que ces moments un peu maladroits dans leur relation sont ceux où il tente de reconstituer sa personnalité brisée, d’en ramasser les morceaux. Au contact de la MC, redécouvrant le plaisir de partager l’affection et des moments simples avec une autre personne, il change, il “backtrack” lui aussi. Il ne veut plus être qu’une mission, qu’un outil. Peut-être qu’il accepte également sa situation (être bloqué sur Terre) et qu’il décide enfin d’en prendre son parti. Quoi qu’il en soit, il a enfoui ses émotions tellement longtemps qu’il lui est difficile de les retrouver simplement, et il passe par des stades de développement qui devraient déjà être loin derrière lui.
Passer du temps avec Xavier, c’est passer du temps avec quelqu’un qui donne souvent l’impression de s’excuser d’exister, de vouloir disparaître dans le sable. Alors que, dans les yeux de la MC, et aussi un peu les nôtres, on voit surtout un jeune homme compétent, certes, mais également très doux et simple, agréable à côtoyer. Il ne désir aucunement la célébrité ou les lauriers, bien au contraire, tout chez lui montre une aspiration à une vie simple, partagée avec celle qu’il aime. Les interactions avec la MC sont souvent touchantes par leur sincérité et leur naïveté. C’est malgré lui que ses nombreuses compétences et sa force sans commune mesure le mettent encore et encore sur le devant de la scène.
Au final, si les premières minutes du jeu nous montrent un Xavier froid et brutalement efficace, notre temps avec lui va nous permettre, miette après miette, de reconstruire son passé en même temps que lui reconstruit son présent. Et c’est… Parfois assez émouvant. Par exemple, quand on découvre au fil du temps que, source de blagues de la part de la MC mais aussi d’autodérision de la part de Xavier, son besoin de sommeil est un besoin vital.

En effet, les backtrackers ne sont pas censés vivre très longtemps dans notre timeline (paradoxe temporel et tout ça, évitons de rentrer ici dans les détails techniques). Ils disparaissent petit à petit… Ce qui n’est pas rassurant pour le futur. Pour entrer dans le domaine de la spéculation, il est grandement probable que les injections qu’on le surprend parfois à prendre soient un remède temporaire à ce mal, et qu’il soit créé par Ever, l’organisation même que l’ont combat en général. Ce qui pose une question douloureuse : et si la source du traitement se tarissait un jour ?
Je l’ai dit au début, j’ai du mal avec Xavier en tant qu’intérêt romantique, j’ai surtout envie de lui tapoter la tête pour le rassurer (son animal associé est le lapin, je trouve que ça lui correspond très bien.). Le fait qu’il semble toujours un peu dans les nuages n’aide pas, il est beaucoup trop déconnecté de ses émotions et donne une impression de, comment dit-on… D’indisponibilité émotionnelle. Mais plus j’en apprends sur lui, plus je remarque ses tentatives maladroites pour s’affirmer auprès de la MC, pas d’une façon toxique, mais simplement pour qu’elle le remarque, et le voit vraiment pour ce qu’il est : un homme qui l’aime, et qui est prêt à changer l’avenir de tout un monde pour simplement pouvoir rester à ses côtés (et aussi parce qu’il a un sens moral, mais passons, laissez-moi me perdre dans mon élan romantique).
Pendant ce passage, Xavier et la MC se trouvent bloqués dans une illusion. Xavier revit ses traumatismes, et les murs s’effondrent : il ne veut plus se battre, il veut se sacrifier pour permettre à la MC de s’enfuir. Il y a sans doute de nombreuses manières d’analyser ce passage, mais j’y vois plus qu’un “noble sacrifice”, j’y vois la lassitude, et j’ai l’impression qu’il a également changé de mission. Il est encore plus ou moins convaincu qu’il devra, un jour, retrouver son époque, mais là, il est prêt à tout laisser tomber pour la MC à ce moment, dans cette timeline. Le reste n’a plus d’importance.
L’instant final, où il sait qu’iels sont sauvé.es, et s’effondre dans les bras de la MC, est également un moment que je trouve d’une grande importance : il n’est plus seul à lutter, et peut se reposer sur elle si besoin. Elle est assez forte pour ça, iels peuvent se battre ensemble et se soutenir. Il n’a plus à être qu’un outil parfait et solitaire. C’est BEAU OKAY ?

Âge : 27
Taille : 1m86
Anniversaire : 5 Septembre
Evol : Glace
Comportement aux machines à pinces : laisse généralement la MC jouer en premier
Comportement aux Kitty Cards en normal : accepte d’échanger toutes ses cartes, incapables de résister à notre charme dévastateur
La musique que je lui associe : Madrugada – Call My Name
Ce que je pensais de Zayne avant de jouer : c’était le cliché du mec froid. Et c’est plus que vrai… Avec un twist. Un twist genre… L’islande aussi c’est froid, à la surface.
(Frontière du spoil !)
On peut aborder l’histoire de Zayne sous plusieurs angles différents. Celui du gendre idéal, par exemple : sérieux, à l’aise financièrement, élégant, bien élevé, responsable… L’homme parfait, hein. Mais on peut aussi regarder ce qu’il se passe derrière les miettes (de macarons et autres bonbons, monsieur est une gueule sucrée) qu’il accepte de partager. Contrairement aux autres LI (surtout les premiers), ses moments vraiment épiques sont plus rares, et le ton général de son histoire est plus sobre, presque discret. Un simple médecin, un bourreau de travail, rien d’extraordinaire n’est-ce pas ? Sauf qu’on va vite comprendre que, s’il est si discret qu’il en est presque invisible, c’est une question de choix. Zayne est une sorte de control freak, mais pas à la 50 nuances de merde, non. Il ne contrôle que lui-même. Et ce n’est pas toujours facile… Pour lui, mais aussi pour la MC. Parce que, pour aimer Zayne, il faut aimer les histoires d’amour sans grandes démonstrations de tendresse. Elle est présente, il ne laisse jamais planer le moindre doute, mais elle s’exprime d’une manière un peu particulière.
Quand on rencontre Zayne, il est chirurgien cardiaque. Il connaît visiblement la MC depuis leur enfance, mais iels se sont perdu.es de vue à un moment (premier mystère, ho ho). Dans notre timeline, il est donc son médecin personnel, ce qui génère parfois un peu d’agacement de la part de notre MC : imaginez que votre chéri.e soit sans arrêt en train de vous donner des conseils de santé… C’est pénible. Elle se moque d’ailleurs parfois de son côté presque paternaliste. Il ne le nie jamais, notez, il sait qu’elle a raison, c’est simplement plus fort que lui : il est inquiet pour elle, en permanence, et la seule manière qu’il connaisse pour gérer cette inquiétude est de surveiller sa santé, quitte à en devenir pénible.
Par ailleurs, c’est un homme qui travaille touuut le temps. Il ne rentre que rarement chez lui, et sa vie entière est dédiée à ses patients. C’est là qu’on commence à effleurer cette partie de sa personnalité : il travaille tant pour ne jamais rien laisser échapper à son contrôle. C’est une obsession, il s’astreint à une discipline anormalement rigide pour être toujours affûté comme une lame. Sauf que… Hé oui, les humains ne sont pas capables de vivre sous une telle pression en continu. Comment fait-il ?
À travers l’armure, il laisse parfois paraître un défaut, une faiblesse dans la cuirasse, mais il nous faut un peu de temps pour comprendre ce qu’il se passe… Jusqu’à ce que, au travers d’une petite nouvelle, on découvre une étrange vérité : il partage les cauchemars d’un autre. Et pas n’importe qui : lui-même, mais dans une autre branche du multivers. Cet autre est un tueur en série… Mais pas de panique, il ne tue que les gens en train de devenir des Wanderers. Il n’y prend aucun plaisir, il traite le mal dès qu’il se manifeste. Cet autre, qu’on appelle Dawnbreaker, profite de son côté des rêves de Zayne, et on apprend qu’il est tombé amoureux de la MC sans la connaître, uniquement à travers ces rêves. Ou bien… Peut-être à cause du destin. Mais je m’avance un peu.
Les existences de Zayne et de Dawnbreaker semblent bien plus liées que les autres vies parallèles : il y a une perméabilité inhabituelle entre les deux, à tel point que Zayne devient parfois Dawnbreaker. C’est un évènement qui s’est produit quelques fois dans sa vie, et c’est là qu’il a perdu le contrôle. Et chez Zayne, perdre le contrôle revient à devenir un danger mortel pour les gens qui l’entourent. Parce que la glace n’est pas seulement froide : elle est également tranchante.
C’est une partie l’origine de son traumatisme, et il est terrifié en permanence à l’idée de perdre de nouveau le contrôle. C’est un élément fondamental dans la psychologie de Zayne, le grain de sable qui a fait de lui un être profondément angoissé de ses propres réactions, de son propre corps. Chaque instant de faiblesse est d’ailleurs immédiatement sanctionné par une glace noire qui le recouvre petit à petit. Il n’a simplement pas le choix, il doit tout faire pour se maîtriser. Il est d’ailleurs évoqué que, dans sa jeunesse, il a gravement blessé la MC. Je suppose que, comme on le voit dans l’histoire principale, son jugement était au moins influencé par celui de Dawnbreaker. D’ailleurs, il est temps de parler d’une chose qui mérite un TW automutilation : Zayne a des cicatrices très visibles sur les mains et les bras. Si elles sont guéries depuis longtemps, il a été expliqué lors d’un event que ces blessures sont auto-infligées. Zayne est un être pétri d’une culpabilisation permanente, sur plusieurs sujets, et passe son temps à se punir. Il est passé par des moments très sombres où cette punition a pris un sens très littéral : il se blessait, encore et encore. (… C’est tellement, tellement triste, pauvre bébé.)

On ne peut pas évoquer les éléments traumatiques de la vie de Zayne sans parler des évènements du Mont Eternal. Médecin sur le front lors d’invasions de Wanderers, et ne supportant plus de voir les gens être blessés (ou pire, généralement pire), il a décidé de participer lui-même aux combats. Outre l’évident choc provoqué par la violence aveugle déchaînée par des créatures n’ayant (plus) rien d’humain, il a également dû achever les souffrances d’une personne qui lui était assez proche. On sait qu’il en a été profondément marqué (on le serait à moins), mais il se peut aussi que son impuissance à infléchir le cours du combat ait amplifié la pression qu’il met de lui-même sur ses épaules.
Un autre élément notable quand on étudie la psychologie de Zayne, est sa propension à disparaître. Dans le premier “grand Myth”, Foreseer, sa disparition est littérale : on le suppose décédé, ou en tout cas éradiqué suite à son “affront au Dieu Astra”. Dans le second, Master of Fate, il a comme mission de tuer la MC… Et va, à la place, s’évaporer. On est en droit de penser qu’il s’est sacrifié d’une manière ou d’une autre pour atténuer les pouvoirs de l’héroïne, qui la mettent en danger, pour lui offrir une vie normale.
Plus proche de nous, on sait que, suite à l’incident précédemment évoqué, Zayne est sorti de la vie de la MC, pour n’y revenir qu’une fois adulte. Et enfin… Au moment où j’écris, il est encore parti. Il a eu peur de blesser une nouvelle fois la MC, et a tout quitté, son métier et celle qu’il aime, pour partir on ne sait pas où. Je ne doute pas qu’il reviendra, mais c’est une nouvelle disparition à son actif. Et je ne le vis pas bien (reviens, allez… C’est plus amusant, là. Steuplé.)
Mais pourquoi ? Pourquoi disparaît-il tout le temps ? Je crois qu’on peut résumer ses motivations par : l’amour. Car Zayne, même s’il n’est pas démonstratif, même s’il ne l’exprime jamais directement avec des mots, est très amoureux de la MC. Il est devenu médecin et, surtout, cardiologue pour elle, c’est sa façon de la protéger. Il est toujours d’une grande douceur avec elle, la laisse décider de presque tout, et le contrôle qu’il s’impose à lui ne s’étend jamais à elle. Il sait notamment que ses conseils pénibles ne sont pas vraiment suivis et ne le lui reproche jamais. Il donne, à la manière d’un chat : il observe tranquillement, toujours proche, mais jamais envahissant (enfin, l’analogie tient si on ne connaît pas mon chat…). Il ne faut cependant pas oublier une dimension moins romantique à cette réaction instinctive chez lui : son besoin constant de se punir pour tout et n’importe quoi. S’éloigner de la personne auprès de laquelle il veut vivre plus que tout est, de ce point de vue, une forme de punition ultime. Zayne, arrête de te faire mal, siteuplé, ça me rend triste.
Bref, cet amour conjugué à son abnégation naturelle lui cause parfois du tort : comme il se perçoit comme la pire menace dans la vie de la MC, parfois pour de bonnes raisons, il considère qu’il vaut mieux partir… Parfois, comme dans les myths, de façon définitive. L’expression la plus pure de son amour est, hélas, cette absence qui nous suit à travers le temps et l’espace.
Mais attention, il n’est pas chiant pour autant, à la manière du parfait chevalier servant un peu éthéré, tout ça tout ça. À vrai dire il est souvent drôle. Il plaisante souvent, d’un humour pince-sans-rire que j’apprécie particulièrement. Ce qui ne l’empêche pas d’apprécier aussi l’humour absurde !


Son image d’homme de glace n’est donc que la partie la plus visible de sa personnalité, mais il ne se résume heureusement pas à ça. Il est drôle, généreux, doux, et, contre toute attente, totalement physique quand il est question d’exprimer ses émotions. Vous vous souvenez quand j’ai parlé de l’Islande ? Nous y voilà. Car de tous les LI, Zayne est celui qui s’exprime le plus dans, disons, “l’action concrète”. Pas le flirt, pas le badinage, mais la relation physique.
On peut y voir là une sorte de rupture avec son obsession pour le contrôle, alors que, à mon sens, c’en est l’expression : il résiste, résiste, mais quand l’héroïne lui manifeste de l’affection, il passe de 0 à 100 instantanément. Le barrage, savamment construit, cède d’un bloc et il n’arrive pas à se modérer. C’est l’autre face de la pièce, d’une certaine façon. C’est même un véritable problème pour lui, qui est conscient de ne plus réussir à se retenir quand la situation devient trop, heu, tendue. Alors il prévient la MC, plusieurs fois, lui laissant de multiples portes de sortie avant de ne plus être capable de l’entendre. On pourrait y voir un red flag, je pense que non (mais je suis totalement biaisée). Déjà parce que, la MC n’a jamais retiré son consentement, je suppose qu’il arrêterait si cela devait se produire ou, à minima, on peut dire qu’on ignore comment il réagirait, mais on n’est pas obligé.e de supposer le pire. Et surtout, j’apprécie qu’il se connaisse assez pour prévenir de multiples fois avant la sortie de route. Il laisse du temps, dans la limite du possible, pour poser un stop.
Dans cet extrait du début de leur histoire récente, on voit en une seule fois les différentes facettes de la relation avec Zayne : le pragmatisme froid (“tu avais l’air d’aller bien”), le contrôle de soi (en refusant d’exprimer ses émotions au milieu de la foule et risquer un débordement), et le moment où il sait qu’il peut se laisser aller à une autre forme d’expression (“tu m’as manqué”, et il éteint immédiatement la télé pour remédier à cette dramatique situation). Notez qu’il demande, avant. Et c’est pas du tout pas sexy, holala non. Hrm. (That’s f*cking okay !)
Ce type de caractère peut être pesant, et c’est un personnage qui est moins “facile à aimer” que d’autres : froidement efficace, direct, se laissant peu aller à la fantaisie… Personnellement, je l’apprécie énormément, en grande partie parce que je vis avec une sorte de “Zayne IRL”, donc je le comprends assez bien et je m’y suis attachée très vite. Et puis ses “Secret times” sont parfois… Fiou. Il fait vraiment chaud tout à coup.
Ajout ultérieur à l’écriture : L’annonce du nouveau myth de Zayne a prouvé, une fois encore, qu’il est définitivement plus physique que les autres LI. Vraiment beaucoup. Voyez vous-même :

La personnalité de Zayne est, on le voit, le plus souvent brimée. Il a conscience des risques qu’il peut faire courir aux autres, et plus particulièrement à la MC, si il perd le contrôle et devient quelqu’un d’autre. La discipline presque cruelle qu’il s’impose (allant, donc, jusqu’à préférer partir) est parfois douloureuse à observer, et au delà de l’aspect extrêmement sympathique des moments où il “craque” sexuellement, ces moments sont une véritable libération, pour lui et pour nous. La tension se relâche enfin, et pendant ce court moment (enfin, j’espère pas si court, ho.) (…Pardon.) on peut respirer un peu. Son sens trop aigu des responsabilités disparaît pour un temps, et bientôt on attend ces moments comme on chercherait de l’eau dans le désert. Encore une fois, je ne peux que saluer le travail d’écriture : il aurait été simple de simplement avoir un LI un peu plus porté sur le sexe que les autres, sans justification particulière, mais ça prend tout son sens avec lui. Et j’ajouterais que cela ajoute même de la profondeur au personnage, étrangement.
Zayne est un personnage qui demande des efforts, il est facile de confondre sa maîtrise de lui avec du désintérêt, quand on le rencontre. Mais… C’est tout le contraire. C’est son amour qui en fait cette quasi-machine à évaluer les risques. Et j’aimerais que le futur lui soit doux, et lui permette de ne plus avoir besoin de porter ce poids. Il mérite un peu de bonheur !

Âge : 24
Taille : 1m83
Anniversaire : 6 Mars
Evol : Feu
Comportement aux machines à pinces : joue presque systématiquement en premier (ce sale petit con)
Comportement aux Kitty Cards en normal : triche pour échanger des chats (ce SALE PETIT-), mais compense parfois en jouant mal
La musique que je lui associe : Shaka Ponk – Brunette localicious
Ce que je pensais de Rafayel avant de jouer : Par défaut, et même si c’était moins “évident” que pour les autres, je supposais que c’était un peu le dragueur du lot. Ah, vraiment, dire que je pensais que Zayne serait mon préféré…
(Frontière du spoil !)
Parler de Rafayel, c’est m’aventurer en terrain miné. C’est un personnage dont je pourrais probablement parler des jours entiers tant je l’adore, autant que je m’en sens proche, et dont la complexité mérite qu’on s’y attarde. Je vais toutefois tenter de rester sobre, juré ! Mais tout d’abord, commençons par le début : qui est-il ?
Raf’ est le troisième LI que l’on rencontre dans l’aventure. La première fois qu’on le croise, c’est par hasard (croit-on), et il se barre en pleine conversation. Le vent, oserais-je même dire : la bourrasque. Surprenant, tout de même. Contrairement aux deux autres, il n’a pas l’air d’avoir de lien avec l’héroïne : il ne travaille pas avec elle, comme Xavier, et ne la connaît pas de longue date, comme Zayne. Sa présence semble presque incongrue, une impression renforcée par son étrange personnalité… C’est une véritable diva, qui se plaint beaucoup et semble ne jamais rien prendre au sérieux. La relation avec la MC ne coule pas de source, d’ailleurs. Il est relativement instable, ses réactions changent d’un instant à l’autre, passant d’un petit emmerdeur capricieux à une drama queen qui la repousse. Sauf que tout ceci est, très clairement, de la comédie. Au milieu de ses envolées dramatiques se cachent, parfois, des phrases dont on perçoit une étrange profondeur. Quelque chose de l’ordre du ressentiment… Qui ne dure pas, et paf, nous voilà de nous prise.es au piège de son extravagance, tel.les des Maomao dont le seul désire est alors de résoudre ce mystère.
Au quotidien, il est assez unique, souvent drôle, dramatisant beaucoup les situations pour en amplifier le côté amusant. (C’est là que les gens qui me connaissent commencent à comprendre pourquoi ça a cliqué avec lui…). D’ailleurs, il n’est pas rare que ses messages soient des interruptions improbables dans notre quotidien.


En résumé, il n’est absolument pas dragueur, contrairement à ce que j’ai pu croire avant de commencer le jeu. C’est plutôt… Un comédien. C’est même un artiste, un peintre célèbre, qui joue lui-même le cliché de l’artiste (volontairement). Et très vite, les moments de dissonance vont prendre de l’importance. Il cache quelque chose, c’est évident. Mais ce qu’il cache, il s’y accroche. Il va falloir, avec patience, décortiquer nos interactions avec lui pour, doucement, comprendre ce qui cloche. C’est gros, un véritable éléphant dans la pièce, mais c’est avec Rafayel qu’on va effleurer un sujet délicat : le rapport de domination.
Rafayel n’est pas un humain. Il fait partie d’un peuple presque disparu, les lemurians, ce qui en fait une sorte de… Triton (ho non, mon trauma est ravivé ! Si vous connaissez mon blog perso, vous savez de quoi je parle.). Son identité est cachée au début de l’histoire, car il y est obligé : son peuple a été traqué et décimé pour des expériences médicales (leur longévité exceptionnelle a été beaucoup “étudiée”), et, selon les timelines, réduit en esclavage. Il est donc en position de vulnérabilité extrême vis-à-vis des humains, ce qui inclut forcément la MC. C’est la première brique de l’étude de son caractère, et pas n’importe quelle brique… Il ne peut pas librement faire confiance aux humains sans risquer, littéralement, sa vie.
Son masque d’indifférence amusée est une armure. Pas comme celle de Zayne, Rafayel n’a pas peur de lui-même. Pas comme Xavier, personne n’attend rien de lui. C’est littéralement un costume, une tenue de camouflage relationnel. Et pourtant, il va chercher sans relâche l’héroïne. Car, comme on l’apprend au fil des histoires, iels ne se sont pas croisé.es par hasard. Il la guette depuis des années. Il attend de pouvoir l’approcher. Non, ça n’est pas un stalker, mais il la connaît et espère qu’elle se souviendra de lui…
J’ai déjà parlé des pertes de mémoire de la MC. La subtilité, c’est qu’elles ont été provoquées volontairement par d’autres personnes (j’y reviendrai plus tard), pendant son enfance. Rafayel, lui, ne le sait pas. Et il pense ce qui est évident : elle l’a simplement oublié. Elle l’a oublié, lui, malgré leur lien aussi profond que l’océan. Et il est en colère.
C’est une chose que je vois rarement évoquée quand il est question de ce personnage, alors que ça me semble central : il a fait confiance à une humaine malgré le rapport très défavorable pour lui entre leurs deux espèces, iels se sont fait une promesse (se revoir), et elle l’a oublié. Il lui en veut, et c’est pour cela qu’il ne peut s’empêcher de laisser parfois échapper une petite pique assassine sur le fait que les gens oublient, ou qu’on ne peut pas faire confiance aux humains (“Et toi, il n’y a pas quelque chose d’important que tu aurais oublié ?”). Enfin, sur ce dernier point, il a raison à plusieurs niveaux, mais bref.
Cet abandon, hélas, n’est pas le premier de son histoire. Et sa réaction naturelle a été de se blinder émotionnellement, de décider de repousser celle qu’il retrouve après tout ce temps pour échapper à une prochaine souffrance : repousser pour ne pas être quitté. Et, quand la relation se développe malgré tout, parce qu’il ne peut visiblement pas réellement ignorer ses sentiments, il développe une tendance à tester ceux de la MC. Repousser pour que l’autre revienne, et nous rassure sur ses sentiments. Oui, en théorie c’est un red flag, mais c’est surtout une chose contre laquelle on ne peut pas lutter avant d’en prendre conscience et de travailler activement dessus (là aussi, hein, been there, done that.) Le sentiment que, quoi qu’il arrive, l’autre va nous quitter, est d’une douleur telle qu’on utilise des stratégies parfois douteuses pour obtenir ce court moment de certitude que “tout va bien”.
Rafayel, heureusement, ne va pas trop loin. Il ne repousse pas trop violemment l’héroïne, mais se blinde énormément et met beaucoup de temps à laisser entrevoir ses véritables sentiments. Et ses véritables sentiments sont, bien entendu : un amour absolu. On dirait parfois qu’il tente de lutter contre son destin, contre leur destin commun dirait-on, et peut-être que son comportement est également une forme de rébellion contre une relation à laquelle il sait ne pas pouvoir échapper. Les myths de Raf nous expliquent le moment où leurs existences ont été liées à tout jamais par un serment qui se manifeste physiquement : la MC l’ignore au début, mais elle peut invoquer ce serment pour l’obliger à obéir (je schématise). Dans ces cas-là, une marque rouge apparaît sur la poitrine de Rafayel, et il doit répondre à ses demandes. Alors je vous vois venir, mais le but n’est pas de l’utiliser pour tout et n’importe quoi, hein, hrm. Les occasions de voir apparaître cette marque rouge sont d’ailleurs assez rares. La première fois qu’on la voit dans l’histoire principale a été, au passage, source d’une grande incompréhension envers le personnage, et plusieurs personnes ont détesté Raf suite à cette scène. Alors, on va la voir ensemble et en discuter ensuite, woohoo ! Attention, spoiler de la main story, bien évidemment.
Cette scène a été celle du grand basculement, pour moi. Le moment où j’ai pensé “ok, je veux TOUT savoir sur lui”. Le début de la scène nous montre un passage où les personnages sont échoués sur une île pendant leur quête pour la pierre évoquée au début de la vidéo. Très vite, Raf fait du Raf, et “drama queenise” à propos du chat. On voit qu’il surjoue, même si il ne semble en effet pas beaucoup apprécier la petite créature (rassurez-vous, on a des informations sur le chat par la suite et il a maintenant une famille !). L’ambiance est légère, globalement, même si l’on pourrait décortiquer son rejet des chats au-delà du simple “je suis un poisson, donc je n’aime pas les chats”. Mais ce qui a causé le grand déclic, à propos de ce personnage et même, pour moi, du jeu en général, est la brutale transition qui survient juste après. Le Wanderer apparaît, et Rafayel s’interpose soudain. C’est, je crois, le premier signe sérieux d’un réel intérêt de sa part pour la MC, la première impulsion. Elle n’a pas fondamentalement besoin de protection, et il le sait, mais c’est une réaction instinctive de sa part. Et là, ENFIN, il est sérieux. Ça n’a l’air de rien, mais ce que ça peut soulager ! Il prouve ENFIIIIN qu’il y a plus que le ce qu’il laisse paraître, et qu’il a lui aussi des compétences particulières.
… Et il a tellement la classe, holala. Je revois mon jugement sur les messieurs sirènes, d’un coup. Hrm. Pardon. Je me recentre.
J’ai coupé la séquence de pur combat, mais, juste après l’apparition, on voit la MC être emportée par la mer, et qui commence à couler. Voilà la séquence qui a fait tant couler d’encre, enfin, transiter de données : il semble prêt à la laisser sur place pour poursuivre sa mission. Ce qui est étonnant, la première fois, en effet. Je me suis beaucoup interrogée sur le sens de cette scène, même si je supposais déjà une explication qui m’était simplement inconnue (ben oui, il n’aurait pas “sauvé” la MC juste avant pour la laisser mourir noyée dans la foulée, cela n’a aucun sens…) Beaucoup pointaient son égoïsme, et tout ce qui découle globalement de la première (fausse) impression qu’il dégage. Mais la réalité est toute autre : elle ne peut pas mourir. Et pas parce que sa vie ne fait que rebooter quoi qu’il arrive, il ignore probablement cette réalité, mais il y a une autre raison : elle ne peut pas se noyer grâce à leur lien. Raf le sait, il la sait en relative sécurité, car elle n’est pas blessée et peut respirer sous l’eau, si elle parvient à s’en souvenir. Il compte simplement gérer les problèmes seul et revenir la chercher ensuite. Mais il est interrompu dans son élan par cette fameuse demande, sincère : ne pars pas. La marque apparaît alors, et il ne “peut” pas partir. Ce qu’il dit en retournant auprès d’elle semble également un mystère pour beaucoup, mais je lui ai trouvé un sens immédiatement (je peux me tromper, au passage, mais j’en doute) : “Tu ne te souviens de rien, et pourtant tu insistes”. En quoi elle insiste ? Revenons un instant en arrière : les deux personnages ont développé une relation amicale (et un peu plus, mais doucement). Rafayel, dans ses tentatives maladroites de se séparer d’elle, ne peut pas lutter contre son approche à elle et cède doucement. Si on considère qu’il a tenté au maximum de lutter contre leur lien, comme je l’interprète, alors on peut voir dans cette fameuse scène le moment où sa résolution vole en éclat. Ignorante de toute leur histoire commune, elle ne cesse de se rapprocher de lui jusqu’à invoquer leur serment. Et lui, à cet instant, accepte d’arrêter de s’éloigner d’elle. Elle a “insisté” au point de l’obliger à ne pas la laisser, et lui, amoureux depuis bien plus longtemps, décide de ne plus se brimer dans ses sentiments.
Bon, après heuuu voilà, disclaimer “ceci n’est que mon interprétation” tout ça tout ça. Mais je la trouve très logique, alors je partage.
En titre, je parle d’oppression, et j’aimerais revenir sur ce point précis. Parce que, ok, le peuple opprimé tout ça, bon, on en parle un peu, mais concrètement on ne le ressent pas beaucoup dans le personnage. Et oui, je ne peux le nier. En même temps, et quoi qu’en disent les gens très à droite du spectre politique, les personnes opprimées ne passent pas leur temps à dire partout “oulala je suis victime des oppresseurs !”. Tout le monde vit sa vie, et le sujet est abordé quand il le faut, simplement. Parfois même avec humour (ce qui est une chose qu’on entrevoit aussi dans l’écriture du personnage, au passage). Mais il y a une séquence (dans les “memorias”) qui se débloque quand on atteint un niveau d’affinité suffisant avec Rafayel et qui nous montre encore une autre facette du personnage : “ebb and flow”. Magnéto :
Cette séquence a parfois été, étrangement, interprétée comme une scène un peu spicy. Mais les scènes spicy ne me mettent généralement pas le cœur en miette, c’est bizarre. Cette idée vient sans doute de la tirade un peu étrange de la MC, mais ENFIN QUOI VOYONS, NON ! *respire dans un sac*
Ok, je suis calme. Donc, le principe de la scène est de nous présenter un moment de faiblesse de Rafayel, un des rares d’ailleurs. S’il se présente très régulièrement comme étant faussement “en détresse”, c’est le plus souvent une forme de jeu avec la MC. Elle le sait, elle commence à bien le connaître. Ainsi, quand il semble un peu “grognon” au début, elle ne se formalise pas. Tout au plus constate-t-elle qu’il semble malade, mais cela ne l’empêche pas d’être la même que d’habitude. Et c’est là tout l’intérêt de la scène : personnellement, je suis totalement en empathie avec elle. Je ferais probablement la même erreur, à savoir de ne pas comprendre immédiatement que, pour UNE fois, il faut le prendre au sérieux. C’est impossible à deviner, et lui-même n’a pas l’air si différent, au début. Tout au plus est-il un peu plus sarcastique.
Puis arrive le changement, qui serre le cœur et vient nous chercher alors qu’on ne s’y attendait pas. La MC plaisante sur le fait de le séquestrer (oui, ce n’est pas très fin, on est d’accord. Elle n’est pas parfaite, elle non plus !), et la réponse de Rafayel est terrible. La musique cesse, il “nous” regarde, et demande “c’est vraiment ce que tu veux ?” Il n’y a plus de jeu, plus de blague. À ce moment, c’est une interrogation qui porte des siècles d’histoire et de cruauté en elle. “C’est vraiment ce que tu veux ?“. Outch. Le jeu pousse le vice jusqu’à attendre une interaction de notre part, pour nous laisser réfléchir à ce qui vient de se dire. Personnellement, à ce moment, j’ai pensé quelque chose de l’ordre de “heuuu merde, mais non, c’était pour rire !”, et je me suis sentie mal à l’aise. La suite est bien évidemment encore pire, quand il continue de la même voix et dit “Master”. Normalement, à ce moment-là, je crois qu’on doit se mettre à pleurer, mais c’est peut-être personnel. Ce qui est certain, c’est que ces quelques mots suffisent à renverser totalement la vapeur. Pour la première fois, il ne fait pas semblant, ne joue pas la comédie. Il met la MC, et nous-mêmes, face à une réalité brutale : il ne peut pas lutter et nous confie sa vie. À nous de savoir si on veut profiter de cette vulnérabilité. (… Lae premier.e qui hésite, je crie, hein.)
Ce jour n’arrivant heureusement qu’une fois l’an, on récupère bien vite “notre” Rafayel, et on peut ranger cette petite aventure dans un recoin de tête pour ne plus y penser. Mais pour moi, c’est un petit bijou d’écriture qui a modifié durablement mon sentiment vis-à-vis du personnage. Dans toutes nos interactions, même les plus stupides, je me souviens de cet espèce de moment de vérité, de test, et je sais à chaque instant qu’il y a tellement plus derrière le masque.
Il y a même, oserais-je dire, encore plus que le plus. Si vous suivez l’histoire principale, vous aurez peut-être constaté qu’il est parfois très à l’aise avec des personnes peu recommandables, et que des doutes planent autour lui. Si vous avez récupéré certaines cartes et lu certains textes, vous aurez compris à quel point il est passé par des moments très sombres. Et… Que c’est, sous son aspect mignon et léger, en réalité, un tueur en série. Oui oui, le genre à avoir un surnom dans la presse : on parle des “Sea Monster Murders”. Mais heureusement, il n’est pas le genre de tueur qu’on pourrait imaginer. Il ne tue que les gens qui le méritent, dirons-nous. Des gens qui ont tué les siens, de manière générale, et souvent même utilisé leurs restes pour leurs petits délires artistiques. Par exemple, le “professeur” de Rafayel a été tué, et ses écailles utilisées dans un tableau. C’est absolument abominable. Et c’est même presque l’histoire d’introduction du jeu, par ailleurs… L’homme qui est mort à cause d’un tableau de Rafayel. Le même homme qui avait un squelette entier de lemurian dans son salon. Ce qui le sauve, c’est uniquement le manque de preuves directes. Mais il est devenu, littéralement, la flamme de la vengeance. Repensez-y la prochaine fois qu’il enverra un message qui ne respecte aucune règle typographique connue ! Il est mignon, il est rigolo, et il tue froidement quand il juge qu’il le doit. Si vous avez envie d’en savoir plus sur ce sujet, une des nouvelles qui m’a le plus perturbée (quand je découvrais encore le personnage) est “Long Lost Treasures”, que vous pouvez lire en intégralité ici. Le mec est tout de même sur l'”execution list” d’Ever, ce n’est pas rien (il trouve même le moyen de se plaindre de ne pas être tout en haut). Je sais que le meurtre est moralement indéfendable, surtout que l’on comprend qu’il a tué des gens qui étaient un simple danger, mais n’avaient encore rien fait de mal. Mais… Non, rien. Je vais me mettre à le défendre quoi qu’il arrive, je suis totalement biaisée. Je vais donc simplement dire que, parfois, la violence est le seul recours face à une oppression tolérée par la société.
Je sais que le sujet est sensible au sein de la communauté LaDS, certaines personnes refusant tout net l’idée qu’il haïsse l’humanité, car il est amoureux d’une humaine, ou à l’inverse, le voient comme un monstre manipulateur. Alors que, à mon sens, c’est exactement toutes ces apparentes contradictions qui font de Rafayel un personnage extraordinaire (allez, je n’ai pas peur des mots) : il porte en lui une noirceur qu’il ne tente pas de cacher de manière générale (la facilité avec laquelle il menace les gens, à sa façon douce et mielleuse, mais lourde de potentiel meurtrier, en est la preuve) (unpop opinion, mais je le considère bien plus dangereux que Sylus, d’une certaine manière, parce qu’il arrive discrètement tel un requin…), il repousse les humains, les tue quand il sent une menace avérée ou potentielle. Je suis persuadée que ce qui le motive à retrouver l’héroïne n’est pas de l’amour, au début, ou en tout cas pas seulement. Il est si froid au début, uniquement dans le jeu et la manipulation, qu’il semble évident qu’il y a en lui une part de colère qu’il ne parvient pas à gérer. Je crois très profondément qu’il a voulu la retrouver comme il aurait remonté n’importe quelle piste, pas forcément pour lui faire du mal, mais au moins pour comprendre pourquoi elle l’avait laissé. Et puis, évidemment, parce qu’il y est contraint d’une certaine manière à cause de leur lien inaltérable, que cela lui plaise ou non. Mais à son contact, il change : il s’y attache, et semble se détacher de son passé violent, petit à petit. Ce qui est certain, c’est qu’on peut aimer nos oppresseurs, sinon il n’y aurait plus de relations hétéro depuis un moment, hein. Avoir peur d’une partie (ici, une grosse partie) de la population n’empêche pas de laisser une place aux exceptions. Et il sait instinctivement, pour avoir déjà été dans la position d’esclave auprès d’elle dans une autre timeline, qu’elle ne tolère pas cette domination. Elle l’a déjà libéré, ailleurs, à une autre époque et sur une autre planète, sans y réfléchir à deux fois.
Même si j’ai déjà beaucoup parlé de lui (désolée, je pourrais continuer encore longtemps, en fait), j’ai tout de même envie de rajouter une petite constatation personnelle. Il est, je trouve, le personnage le moins “classiquement viril” de toute la sélection. Tout d’abord, en effet, par son habitude d’appeler la MC à l’aide pour tout et n’importe quoi, jouant un peu le damoiseau en détresse quand il en a envie. L’event de l’été a également fait beaucoup parler, à cause d’une séquence où il se retrouve un instant perché dans les bras de l’héroïne, qui le porte. Pour ma part, j’ai trouvé la scène drôle (c’était le but, il manque tomber comme un crétin et elle le rattrape) et un peu mignonne. J’ai surtout pensé qu’une nouvelle fois la MC était présentée comme une meuf solide, ce qui fait du bien (c’est une Hunter, bien sûr qu’elle est forte physiquement !). Mais en effet, par rapport aux autres LI, on peut dire que la dynamique dans la relation est assez différente (même si c’est peut-être un peu le cas également avec Xavier, qui se comporte parfois un peu comme un enfant, en tout cas un jeune homme un peu immature). Les standards de la virilité ne l’intéressent pas, et l’on ressent avec lui une dynamique très égalitaire. Zayne est parfois un peu paternaliste, Sylus semble parfois un peu trop “macho” (c’est involontaire, j’y reviendrais), et Caleb… Ouais, on va garder ce morceau pour plus tard. Mais Raf ne met pas de pression, n’est pas “menaçant” (en tout cas, dans ce contexte !), il a juste envie de profiter de son temps avec la MC en faisant le con et en aimant ce qu’il aime, sans complexe. Et pourtant, en arrière-plan, il traîne partout son étrange mélancolie qui surgit parfois, furtivement, au détour d’une discussion. Il n’est pas numéro 1 de mon classement personnel sans raison.


Âge : 28
Taille : 1m90
Anniversaire : 18 Avril
Evol : Manipulation de l’énergie (il peut environ tout faire.)
Comportement aux machines à pinces : demande généralement à la MC de choisir qui commence
Comportement aux Kitty Cards en normal : accepte parfois d’échanger quelques cartes.
La musique que je lui associe : In Flames – Come Clarity
Ce que je pensais de Sylus avant de le rencontrer : Sa présentation m’avait donné une vibe très dark romance. J’imaginais un personnage ultra problématique, le genre forceur, mais que je kifferais malgré tout parce que bon, je suis un cliché, et puis qui a dit que les red flags étaient forcément repoussants dans la fiction, hein.
(Frontière du spoil !)
Quand on rencontre Sylus, il est l’exact cliché qu’on peut imaginer : arrogant, trop riche, avec un certain talent pour la violence. C’est bon hein, flemme ! J’en ai marre de ce genre de personnages !
… Attendez. Les choses vont prendre une tournure intéressante.
Comme je le disais, notre rencontre avec Sylus est compliquée. Il vient nous “sauver” d’une situation délicate. Pour résumer, des informations guident notre enquête concernant le décès de Mamie Joséphine sur une organisation criminelle, Onychinus, et, pendant cette enquête, la MC se fait enlever jusqu’à l’arriver providentielle d’un inconnu mystérieux qui vient la secourir. Mais c’est LaDS, donc pas de demoiselle en détresse ici : en fait, tout est prévu : elle veut se faire enlever pour trouver ce qu’elle espère être l’interlocuteur dont elle a besoin. C’est un plan audacieux, ceeeertes. Je n’aurais pas fait le même choix, ceeeertes. Quoi qu’il en soit, elle trouve effectivement celui qu’elle croyait chercher en la personne de Sylus, leader d’Onychinus (elle rencontre également les jumeaux, des personnages que j’adore). La première action de cet homme plutôt impressionnant va être de forcer la MC à le regarder, et d’utiliser un étrange pouvoir émanant de son œil pour la forcer à retrouver… Des souvenirs. Il dit d’ailleurs “Je suppose que tu ne te souviens de rien”. On commence à connaître la chanson, et ce que cette phrase nous dit c’est clairement que lui, si. Il se souvient de choses probablement très anciennes, probablement d’un autre monde, et pas notre héroïne. Mais il ne semble pas s’en formaliser, à première vue. Il lui rappelle simplement que leurs âmes sont liées, voilà tout, et qu’elle ferait mieux de s’en souvenir.
Un premier contact un peu frisquet, on ne va pas se mentir. Il aurait pu faire preuve d’un peu plus de tact, si vous voulez mon opinion. Surtout vu le contexte, à savoir : cette femme est persuadée que tu as tué toute sa famille, à cet instant précis, alors calme tes chevaux.
Cependant, il ne compte pas la lâcher aussi facilement, et un étrange jeu commence alors.
En effet, Sylus a besoin du pouvoir de l’héroïne, il a besoin d’entrer en résonance avec elle. Mais pourquoi ? Il reste flou sur cette question, tout en étant visiblement prêt à tout pour obtenir ce qu’il veut. Et par “prêt à tout” je veux dire… Qu’il “l’accueille” chez lui sans lui laisser le choix, et la harcèle non-stop pour qu’elle essaie d’entrer en résonance avec lui. Ce qui ne fonctionne PAS DU TOUT, parce qu’elle est sous le choc, perturbée, et qu’elle le hait. Surprenant, n’est-ce pas. Conséquence logique, son pouvoir ne fonctionne tout simplement pas. On peut la comprendre. Le mec a l’air, comment dire… Plutôt “problématchique”.
Pire : il se moque et ironique sur l’incapacité de l’héroïne à utiliser son pouvoir, et commence à l’appeler “kitten” (mais il le dit tellement bien. Holala, appelle moi “kitten” autant que tu veux. Hrm, pardon, j’ai dérivé.)
Mais il est aussi prêt à prendre des risques. Jusqu’à lui donner une arme et proposer de lui tirer dessus. Ce qu’elle fait, plus ou moins dans le coeur. On est à un niveau relationnel clairement dans le rouge, rien ne va.
Là aussi je résume, mais on va rapidement comprendre qu’il n’est pas responsable du drame qui a touché la MC. Et lui, de son côté, va enfin comprendre (grâce à un tiers, il est long à la détente parfois, enfin uniquement la détente métaphorique) que celle qu’il connaît si bien ne le reconnaît toujours pas, et qu’elle est terrifiée par lui. Gloire, lumière divine et petits angelots potelés : la relation va alors se modifier. Il va s’y prendre autrement, et installer une forme de rivalité joueuse entre elleux, tout en la faisant entrer dans son monde. Le monde de la nuit, littéralement et métaphoriquement. Puisqu’elle le rejette, il embrasse ce rejet et le transforme en quelque chose de plus léger via cette rivalité contrôlée. De notre côté, une fois la pression relâchée et, surtout, la certitude qu’il n’a rien à voir dans le fameux drame, les choses s’améliorent et on peut enfin commencer à comprendre que le personnage n’est pas du tout ce qu’il semble être.
S’il est doué pour la violence, c’est uniquement parce qu’il le faut. Sa vie est violente, son monde aussi, mais il ne semble pas prendre de plaisir particulier à faire du mal aux autres. D’ailleurs, il ne fait jamais de mal à l’héroïne, même dans les pires moments du début. Il pousse, insiste, force pour obtenir son pouvoir, mais ne dépasse jamais la limite. On pourra objecter que c’est déjà un red flag, et je le concède. Mais il ne fait pas cela pour rien, il y a un but : la résonance est ce qui débloquera sa mémoire. Sans cette première étape, elle ne peut pas se souvenir de lui. Il veut, simplement, retrouver celle qu’il connaissait… Pour lui, c’est une formalité, ce qui explique son manque de considération première. Il se figure que, c’est bon, ça va prendre cinq minutes, et que tout sera ensuite réglé, elle comprendra.
Il n’a pas pris en compte une donnée importante : elle n’est plus la même. La vie qu’elle connaît et les traumatismes l’ont changée. Elle est, tout simplement, une autre personne, et c’est là qu’il prend (enfin) la mesure de son erreur.
De notre côté, on comprend alors que ce qu’on a pris pour de l’arrogance n’était finalement que de la confiance en lui. La nuance est subtile, mais à force de le fréquenter, il devient évident qu’il est tout simplement honnête. Il ne se vante pas, il expose des faits. Il est même d’une franchise parfois déconcertante.
Sylus n’a qu’une chose à offrir : lui. En entier, directement, sans détour ni masque. C’est, à vrai dire, parfaitement rafraîchissant, et ce qui le rend si facile à aimer. C’est probablement le personnage le plus populaire, et ça n’est pas que grâce à son style “super trop dark”, mais aussi parce qu’il est immédiatement accessible. Il donne tout, sans retenue, pour le meilleur (si on est du côté des rares personnes qu’il aime) ou le pire (il n’a pas non plus de retenue si quelqu’un le dérange).
Cependant, il se passe une chose étrange et inattendue quand, lors d’un moment de grand danger, il obtient enfin la résonance tant espérée et que la MC retrouve des bribes de mémoire : il s’éloigne. Il sort de sa vie et, au loin, il attend qu’elle le rejoigne.
Ça n’est pas de la manipulation, ou du moins dans un but immoral : il a enfin réussi à obtenir ce dont il avait besoin (le souvenir), et maintenant il peut enfin lui laisser le choix.
De façon paradoxale et probablement maladroite, c’est clairement ce qu’il voulait réussir à provoquer. Tu te souviens de nous, et maintenant, que vas-tu faire ? Il voulait, finalement, lui rendre les cartes perdues par le temps. Il ne voulait pas la forcer à rester près de lui, il ne voulait pas la forcer à lui obéir ou quelque chose de ce genre : il voulait la “reconstruire” pour qu’elle soit capable, en toute connaissance de cause, de le choisir si elle en a toujours envie après tout ce temps.
Pardon, mais c’est fucking BEAU. Si je puis me permettre cette familiarité.
Et il est temps de revenir sur l’histoire lointaine derrière tout cela, sur ce qu’elle a oublié. Car Sylus, voyez-vous, vient de loin. Comme Xavier, il vient d’une autre planète, une autre Philos, sur laquelle il a visiblement partagé une partie de son histoire avec une incarnation de la MC. Sur cette Philos, il a été un enfant gladiateur, et elle aussi (encore une histoire très joyeuse, dites-moi!). Le déroulement des choses est un peu flou, mais on peut supposer d’après l’histoire disponible lors d’un event qu’il l’a perdue, et la suite de son histoire est disponible dans une anecdote : il a utilisé des créatures indéfinies pour commettre un massacre lors de l’anniversaire d’un grand dirigeant (on peut imaginer que ce dirigeant a un lien direct avec ces horribles spectacles), ce qui l’a conduit dans une prison spatiale… Jusqu’à ce qu’il parvienne à s’en échapper pour arriver, finalement, sur notre Terre, en 2048 (au passage, pour les gens qui théorisent sur une arrivée plus précoce en tordant l’histoire d’une étrange manière : l’ère cénozoïque ce n’est pas forcément le passé. C’est l’ère qui commence il y a 66 millions d’années et se POURSUIT de nos jours. La précision « Holocène » a d’ailleurs sans doute été fournie pour éviter les confusions : si son système de navigation laisse supposer un moyen de naviguer dans l’espace-temps, il arrive visiblement au temps où notre histoire se produit, rien de plus.)
Voilà pourquoi Sylus connaît la MC. Mais ça n’est pas la seule raison, car, en fait, il fait partie de ceux qui se souviennent. Il se souvient même très bien… Et il est temps de parler du myth « dragon ».
Je ne vous cacherais pas que j’ai beaucoup pleuré à cause des myths, spécifiquement celui-ci (Beyond Cloudefall) et celui de Rafayel, Tears of Romirro. Cette fin, pardon, je ne m’en remettrai jamais, venez-moi en aide. Mais revenons à Sylus.
Il y a bien longtemps, etc etc, sur une auuutre Philos, vivaient des dragons et des humains. Un jour, une jeune femme, traitée comme une sorcière, est rejetée par les siens et balancée dans une caverne obscure. Et dans cette caverne, ça alors, vit un dragon.
Mais pas n’importe quel dragon. Un dragon dont la forme humaine ne parvient pas à s’effacer (les dragons ne sont pas toujours ce qu’ils semblent être, en fantasy, rien de si bizarre). Et ce dragon, comme tous les autres de son espèce, se nourrit d’âmes humaines. Correction : d’âmes humaines consentantes. Pleinement. C’est là le grain de sable dans les rouages de leur puissance, ils doivent obtenir un consentement sincère. La méthode la plus rapide pour y parvenir est logiquement de réaliser leurs désirs… Alors, cette jeune femme, poussée par la colère et avide de vengeance, va trouver dans ce dragon un moyen de réaliser ses sombres pulsions et apporter la ruine sur la population. Sylus, de son côté, se plie à ses envies avec enthousiasme. Il prend soin d’elle, tout en lui rappelant régulièrement qu’il ne peut pas aimer, que le sentiment lui est étranger. Bien entendu, nier la réalité ne la fait pas disparaître…
Avouez tout de même que le pitch est intéressant. Comment, à part en étant sincère et prévenant, peut-on obtenir une chose aussi précieuse qu’un consentement réel ? Il y a quelque chose à tirer de cette histoire, si vous voulez mon avis. Hélas, la situation va basculer dans la violence quand les gens vont vouloir se venger à leur tour (aaah l’éternel cycle de la violence), et c’est alors que la vie de Sylus est en danger que leurs destins vont se lier réellement : leurs âmes se scindent en deux, et chacun.e emporte la moitié de celle de l’autre. On est donc ici dans la plus pure définition d’âme jumelle, celles dont on sait que le destin les réunira inévitablement.
Inévitablement, hein.
Et si “inévitablement” c’était un peu le contraire du consentement ? Et si Sylus n’aimait pas cette idée, transformé à jamais par son expérience première de dragon ?
Les parallèles se dressent immédiatement entre le myth et l’histoire présente : la manière qu’à Sylus de tout donner à l’héroïne, sans le moindre besoin de contrepartie. La façon qu’il a d’attiser la flamme de sa violence, pour l’attirer à lui et dans ses activités (et il ne la sous-estime JAMAIS. Il n’hésite pas à la présenter comme une personne capable de kicker les ass de tout le monde si la situation devait le nécessiter, et quand elle le nécessite, et bien… Il avait prévenu). Mais surtout, surtout, on y retrouve une impossibilité presque physique à l’inciter à accepter leur relation.
Ce qu’il pourrait faire, entendons-nous. Iels sont liés, réellement. Il pourrait jouer sur ce lien, ce destin, pour l’obliger à venir à lui. Mais il ne le fait pas, il s’éloigne, il lui laisse le choix de venir ou non à lui, ainsi que le choix du tempo. Et toujours, en tout temps et en toutes circonstances, il la soutient. Parfois, il en devient même drôle.

Et c’est là, après toute cette explication, qu’il devient évident qu’il n’est pas ce que l’on peut croire au début. Il n’a rien d’un red flag, bien au contraire. Il n’y a pas moins pushy que lui, c’est parfois même un brin frustrant de le sentir s’éloigner volontairement, de laisser autant d’espace à MC, parce qu’on voudrait qu’il se rapproche enfin (Nan mais, pas comme ça.) (…Enfin si, aussi comme ça) Il n’est jamais jaloux, il ne tente jamais de la contrôler ni de la manipuler. Il vit sa propre vie avec panache, n’est jamais dans l’attente, à tel point qu’il faut parfois lui crier de s’arrêter pour avoir une chance de le rattraper. Il a également autant confiance en l’héroïne qu’en lui-même, et ça n’est pas peu dire ! Son amour à lui est évident, explicite même, et inconditionnel. Pour autant, il ne considère jamais que son amour à elle lui est acquis. À mon sens, et je peux me tromper, mais il est en réalité un gigantesque green flag. Ok, il n’a pas fait carrière dans des affaires très légales. Mais à part ça…
J’ai envie d’évoquer une anecdote que je trouve assez parlante. Pendant l’event d’été 2025, son histoire consistait à accepter de suivre l’héroïne dans un voyage “tous frais payés”, gagné dans un paquet de bouffe. Forcément, vous imaginez à quoi ressemble ce type de séjour : tout se passe mal, à commencer par l’avion, dans lequel iels sont placées de part et d’autre d’un enfant. Iels vont globalement de petits problèmes en petits problèmes, et le comportement de Sylus est significatif : il râle un peu, parfois, mais toujours avec une dose d’humour. Et à aucun moment il ne fait ce qu’aurait fait, disons, un personnage de riche cliché de dark romance : il suit, et il la laisse kiffer. Même si l’avion n’est pas ouf, que la chambre d’hotel est une cata, que les gens sont pénibles… Elle aime ce séjour. Alors, il ne fait pas ce qu’un gros naze ferait, comme par exemple sortir sa grosse carte bancaire pour leur offrir plus cher. Il pourrait, à tout moment, modifier le cours des choses en jetant son argent au visage des gens. Mais il ne le fait pas, parce que celle qu’il aime adore ce séjour bancal. Pour moi, ça compte.

Malgré son aspect imposant et un peu effrayant, Sylus est une sorte de nounours. Enfin, un nounours qui tue des gens, mais l’ours est un animal dangereux, après tout. Et en parlant d’animaux, il manifeste régulièrement une forme d’affection pour eux. Il les apprécie, et sait surtout comment les traiter.

J’ai parfois l’impression qu’il a tout simplement tendance à protéger les plus vulnérables, même s’il semble indifférent. L’exemple le plus évident est celui des jumeaux, dont il aurait pu se débarrasser d’un claquement de doigts, et qu’il a assez naturellement pris sous son aile. Il ne manifeste pas une empathie excessive en règle générale, mais il l’éprouve clairement et agit en conséquence, sans se préoccuper du regard des autres, même s’il faut aller dans un magasin acheter des boites de thon pour nourrir des chats errants. Leader d’Onychinus peut-être, mais il n’a aucun problème à se “rabaisser” à une tâche aussi triviale. Et puis, quel besoin de prouver au monde qu’il a la classe, alors qu’il est visiblement constitué de classe chimiquement pure ?
Pour finir, comme pour les autres LI, j’ai choisi une vidéo qui me semble évocatrice du personnage. Mais dans le cas de Sylus, l’axe sera plutôt sa relation avec la MC. Dans ce passage, on retrouve un condensé de ce qui définit leur lien : la défiance initiale de la part de la MC, la sincérité de la part de Sylus, et leur confiance réciproque l’un.e en l’autre quand les circonstances les mettent à l’épreuve. Ah, oui, et cette petite dose de sarcasme qui flotte toujours entre elleux, mais qui fait partie du charme. La tension entre ces deux-là crève le plafond, si vous voulez mon avis.
L’arrivée de Sylus dans LaDS était un ajout audacieux, tant le personnage semblait loin des trois premiers. Et s’il se comporte plus ou moins comme on pourrait l’attendre à première vue, il est finalement le personnage qui est le plus “empowerant” pour l’héroïne, et aussi pour nous. Sa réaction dans la vidéo quand elle lui demande “quelles sont nos chances ?” et qu’il répond sans hésiter, avec un petit rire qui prouve le ridicule de la question : “avec toi ? 100%”. Voilà comment faire craquer les femmes, ce n’est pourtant pas si compliqué. Nous avons là un modèle d’homme puissant, qui évolue dans le monde de la criminalité et de la violence, et qui ne considère à aucun moment être meilleur que celle qu’il aime, jamais il ne la rabaisse, bien au contraire. Sa force à elle n’est jamais une menace à sa propre virilité, il n’a rien à prouver à personne et s’en fout totalement. Ok, les mascus avaient raison, mes standards ont soudainement grimplé en flèche !


Âge : 28
Taille : 1m88
Anniversaire : 13 Juin
Evol : Manipulation de la gravité
Comportement aux machines à pinces : demande généralement à la MC de choisir qui commence
Comportement aux Kitty Cards en normal : ferme parfois les yeux quand on pioche une carte supplémentaire
La musique que je lui associe : Nine Inch Nails – Closer
Caleb a une petite particularité, à savoir : on le connaissait avant qu’il ne devienne un LI. D’ailleurs, sa présence dans la liste est un spoil en lui-même si vous n’avez pas encore terminé la première partie de l’histoire principale… En effet, Caleb est le plus proche ami de la MC, depuis l’enfance. C’est même quasiment son frère, étant donné qu’iels ont grandi ensemble dans la même maison. Donc, selon moi, c’était sur cet archétype qu’il allait s’aligner : l’ami d’enfance un peu marrant (et un peu bête, désolée).
(Frontière du spoil !)
Et là, patatras, il meurt dans le tragique accident qui a tant traumatisé notre héroïne. Elle perd toute sa famille d’adoption en une seule fois, et c’est un moment réellement douloureux de l’histoire (le deuil est beaucoup trop bien représenté pour laisser indifférent.e, surtout si on en a vécu soi-même). Son retour laissait donc supposer un twist inattendu, mais je pensais qu’on retrouverait tout simplement… Le même. Un type adorable, que j’ai apprécié dès les premières secondes. Grosse vibe de grand frère, qui vit un peu dans le passé, mais sans être trop pénible à ce sujet. Hélas pour moi, si Sylus était un red flag faux positif, on a maintenant le green flag faux positif. Attention, cela n’est pas un jugement de valeur, inutile de me tomber dessus. On peut apprécier des personnages problématiques en toute connaissance de cause, et c’est parfaitement ok ! D’autant que, sincèrement, il est également très bien écrit et, comme les autres, très intéressant. Il a juste… Des petits problèmes à régler. Ça nous arrive à toustes, dans une amplitude variable, et il a déjà prouvé qu’il était sur la route de, sinon la guérison, au moins l’amélioration. Mais retournons à son histoire.
La rencontre est, comme je le disais, étrange. Après une journée passée avec lui, à le découvrir et l’apprécier comme on serait content.e de revoir notre meilleur pote pas vu depuis dix ans, il disparaît brutalement, de la façon la plus violente possible. La vie continue, le deuil se fait lentement, la MC enquête pour comprendre pourquoi ce drame s’est produit, et cela va donc la mener dans les bras de Sylus, comme expliqué avant.
Et puis, un jour, il réapparaît. Il ne revient pas, non, mais il se trouve que la MC tombe par hasard sur lui pendant une mission d’infiltration dans l’armée. Imaginez le choc, elle n’avait aucune raison de penser qu’il ait pu survivre à l’explosion. Mais le revoilà, et il est colonel (c’est un haut gradé, apparemment… Moi et les militaires, hein, bon.). Bien sûr, il la repère immédiatement et la désigne comme une taupe infiltrée dans l’armée (… Oui, certes. L’honnêteté nous pousse à admettre que oui.). Son comportement est immédiatement inquiétant : il l’emmène dans une salle étrange pour l’interroger, et l’on se demande ce qu’il va faire. Il est froid, même glacial, et brutal. Pourtant, après un temps, il fait savoir qu’il se souvient parfaitement d’elle et la situation s’arrange. Bien entendu, les questions fusent rapidement : pourquoi n’es-tu pas revenu, pourquoi ne m’as-tu pas contactée ? Mais il devient évident qu’il a ses raisons, et qu’il compte bien les cacher. Il ne lâche rien, et dévie toutes les questions.
La situation change rapidement : il emmène la MC chez lui (la base militaire est suspendue dans le ciel, il est impossible de partir quand on veut), et joue parfaitement son rôle de “meilleur ami d’enfance”. Il redevient celui qu’on a connu (enfin, brièvement pour lae joueureuse), mais quelque chose ne va pas. Il joue un rôle, et il ne le fait pas bien. Signe d’une écriture de qualité : on ne sait pas immédiatement pourquoi on ressent ce malaise. Des détails, des micro-réactions un peu décalées… Une intensité excessive dans certaines phrase. “I will protect you.”.
Les choses prennent une tournure résolument sombre quand, poursuivant son enquête, la MC désire sortir une nuit pour rencontrer un témoin important. Caleb le sait, car il est vite évident qu’il sait absolument tout de sa mission, mais persiste à maintenir son rôle de mec gentil et léger, et fait quelque chose de moralement… Douteux. Il fait mine de sortir, et quand elle se lève pour quitter l’appartement quelques minutes après lui, il est dans le salon, dans le noir. Pardon, mais déjà, là, on est en zone creepy. Il demande alors ce qu’elle fait, et elle sort l’excuse classique du “je cherche un verre d’eau” (numéro 2 des excuses bidons, juste après “je cherchais les toilettes”). Et là, il se passe une chose que je trouve perturbante… Elle elle boit son verre d’eau et prend des cachets pour le rhume (elle se prétend malade) qu’il lui donne, et se sent soudain anormalement fatiguée. Elle va donc se coucher, et ratera le rendez-vous capital auquel elle se rendait. Je ne peux pas faire comme s’il ne l’avait pas droguée, d’autant qu’il va aller la voir dans sa chambre, parler près d’elle, et qu’elle ne se réveillera pas. Douteux. Très douteux.
Heureusement, elle n’est pas dupe et ne compte surtout pas abandonner, c’est un trait de caractère que j’apprécie. Quand elle tente une nouvelle fois de sortir, la porte est fermée à clé. Premier réflexe : tirer dans la serrure. Simple, efficace, that’s my girl. Tout aurait été parfait, si… Elle n’était pas tombée sur Caleb un peu plus tard, durant son enquête. Bref, elle se blesse, ne tient pas en place pendant une convalescence anormalement longue qu’il lui impose et tente encore et toujours de lui échapper. Le conflit devient ouvert et ne s’embarrasse plus de faux-semblants. J’aime beaucoup les réactions de la MC dans cette branche, d’ailleurs. Elle dit généralement ce qu’il faut quand il faut, ne romantise jamais la situation et vit les événements pour ce qu’ils sont : une privation de liberté. La tension monte, jusqu’à atteindre un moment que j’appelle : le grand craquage. Le malaise rampant apparaît au grand jour, et il se passe ceci. (TW malaise général et, sur la fin, borderline agression.)
C’est un peu long, mais j’ai essayé de faire démarrer l’extrait au moment où il commence à en avoir assez. Il va jusqu’à utiliser son pouvoir (la gravité, on rappelle) pour empêcher la MC de bouger lorsqu’il veut soigner sa blessure. De notre point de vue, on ressent son rejet massif vis-à-vis de cet homme qu’elle aime tendrement, presque son frère, qui est devenu une personne qu’elle ne connaît plus, abusif et dominateur. Elle ne sait plus réagir autrement que par la fuite, et il n’en peut plus de lutter pour l’empêcher de lui échapper. Alors, il utilise tous les moyens à sa disposition, pour la protéger. Car il veut la protéger, c’est bien, non ? Il ne veut pas lui faire de mal, n’est-ce pas. Et, après la réaction de rejet de trop, l’ultime goutte qui va faire déborder le vase, il va se passer une chose étrange. Il semble perdre le contrôle, après une sorte de… Bug. Quelque chose casse en lui, visiblement, sa personnalité se désagrège, et ses émotions bouillonnent. Son discours devient absolument terrifiant, et il contraint physiquement celle qu’il prétend protéger à rester sur le canapé. Plus d’Evol, juste ses bras. La scène, qui se termine comme cela, m’a mise très mal à l’aise. J’ai ruminé un moment, en mode “il se passe quoi, là ? Il l’a fait ou pas ?”. De toute évidence, non, il n’a pas été plus loin, mais c’était vraiment… Un moment compliqué. Il y a quelque chose de triste à voir son expression changer, le voir s’exalter quand il liste tous les endroits où il pourrait, en substance, l’emprisonner. Et ça, camarades, c’est l’horreur. L’horreur absolue.
Maintenant, je vais souffler sur les feuilles de la méconnaissance et révéler les secrets enfouis dessous (#poète). S’il n’y a pas de justification acceptable à son comportement, on peut cependant l’expliquer. Et pour cela, il faut revenir loin en arrière…
Caleb, tout comme la MC, a été un sujet d’expérience dans son enfance. Il reste de nombreuses zones d’ombres, mais ce qui est certain c’est qu’il se souvient de ce qu’il a vécu, obviously, ainsi que de ce qu’elle a vécu (il a, au minimum, été témoin des multiples reboot de mémoire qui lui ont été imposés, mais je ne sais pas s’il était au courant qu’il fallait la tuer pour obtenir ce résultat). Il est facile de comprendre qu’un enfant, totalement impuissant et vivant dans une situation de cruauté perpétuelle, se soit accroché au seul bonheur qu’il connaissait : sa codétenue, dirons-nous. Son impuissance à se sortir de cette situation a pu facilement muter en besoin compulsif de la protéger elle, d’une manière anormale et maladive. Sa propre souffrance n’a aucune importance tant qu’elle est en sécurité.
Hélas, ce besoin compulsif de protection ne prend pas en compte un facteur capital, je dirais même le seul qui compte vraiment : la volonté de la personne que l’on protège.
Une memoria confirme que ce comportement un peu malsain n’est pas récent : il avait en effet déjà enfermé l’héroïne dans un grenier pour la protéger de ses bullies (chose qu’elle ignorait à l’époque, elle a cru de nombreuses années que c’était un accident et que, au contraire, il l’avait sauvée en la trouvant le lendemain). C’est une donnée importante, et il l’admet d’ailleurs lui-même dans l’extrait au dessus : “Ho, je sais. Tu penses qu’on m’a implanté une sorte de puce dans le cerveau, hein ? Et maintenant, je ne suis plus celui que j’étais. Et si je te disais que j’ai toujours été comme ça ?”
Si j’insiste, c’est pour revenir sur un argument que j’ai parfois lu : “c’est à cause de la puce qu’il se comporte comme ça !”. Non. Il se comporte comme cela parce que l’enfant qu’il était a cherché le moyen le plus efficace de protéger une personne proche, et que la réponse de son esprit encore jeune et en développement a été : enferme-là loin de tout. Le problème, c’est que cette réponse s’est ancrée en lui et est la seule qu’il parvient désormais à envisager. Il est devenu pilote pour l’emporter, littéralement, loin de toutes les menaces. Sa vie s’est entièrement axée autour de la protection de la MC, il en a fait son identité. Voilà pourquoi il devient soudainement violent quand elle le rejette après lui avoir dit “je n’ai pas besoin de toi”. Si elle n’a pas besoin de lui, il n’existe pas.
Mentionnons également un autre évènement, avant de parler de la fameuse puce : l’accident mystérieux dans le deepspace tunnel. On apprend dans sa seule anecdote écrite (à ce jour) qu’il a un jour eu un accident, et dérivé dans le tunnel pendant une semaine avant d’être miraculeusement retrouvé, gravement blessé. Il ne parlera jamais de ce qu’il s’est passé, mais on sait qu’il a sincèrement cru sa fin proche. Je considère qu’affronter la mort de façon répétitive est un bon moyen de développer de légers problèmes de contrôle des émotions (CPTSD here, on s’y fait t’inquiètes). Et bien sûr, il a encore été “tué” dans l’explosion qui l’a fait disparaître si longtemps. Il n’en a pas réchappé miraculeusement, non. Il a été très grièvement blessé. Pour sauver sa vie, il a dû faire un choix désastreux qui revient environ à vendre son âme au diable : il a accepté que le professeur Lucius, de l’organisation Ever (les mêmes qui ont fait des tests sur nos deux personnages durant leur enfance) fasse des expériences sur lui. Encore. Ce charmant monsieur a donc remplacé le bras de Caleb par une sorte de prothèse hi-tech, ça, c’est très bien, mais l’a aussi équipé de… La fameuse puce.
Nous y voilà enfin, à cet élément bien mystérieux qui ne cesse de provoquer des interrogations. Pendant son séjour à Skyhaven, l’héroïne rencontre beaucoup de militaires équipés de cette fameuse puce, la puce Toring. De ce qu’on sait de son fonctionnement, elle est supposée transformer les gens en soldats parfaits en boostant les capacités physiques et en régulant les émotions. Et pour réguler, elle régule. Dans le myth “Lucid Dream”, on rencontre un proche collaborateur de Caleb qui a vu une partie de sa mémoire supprimée : celle en rapport avec son ex-femme, dont le seul souvenir qu’il en garde est leur divorce. Aucune source d’émotions trop intenses ne sera tolérée, et à défaut de pouvoir lisser la courbe, la puce retire les éléments perturbateurs. Outre les répercussions évidentes de ce type de système (absolument inhumain), les personnes qui en sont munies doivent suivre un traitement régulier pour en limiter les effets secondaires. Tout un programme. Notons cependant que Caleb, lui, ne perd pas ses souvenirs, et pour cause : il est parvenu à former, encore dans le coma, une sorte de protection qui empêche (à ce jour) la puce de fonctionner à 100%. Et ça embête beaucoup les gens qui ont besoin de lui pour en faire une sorte de “soldat ultime”.
Voilà qui explique tout de même les moments où Caleb “bug”. Quand les émotions surgissent, car elles ne peuvent que surgir, c’est un être humain, on perçoit presque physiquement le blocage qui se met en place. Dans le Myth, une fois encore, il va même perdre connaissance. La puce a beau ne fonctionner qu’à 97% (ou quelque chose comme ça, j’ai oublié), elle fonctionne néanmoins.
Faisons un premier point : nous avons là un personnage tellement choqué de ne pas avoir pu protéger la MC autant qu’il l’aurait voulu quand il était jeune qu’il a plus ou moins cessé de se développer à ce moment-là, ce qui le pousse à cette pulsion incontrôlable de protection, mais aussi ce qui fait de lui cette personne qui reste un peu bloquée dans le passé, et qui revit constamment les anciennes anecdotes d’enfance. Il a également failli mourir deux fois, pour ajouter à la souffrance morale. Ajoutons maintenant une bonne louche de souffrance physique (futur ou pas, les prothèses c’est douloureux). Un cocktail idéal pour obtenir un adulte mentalement stable, n’est-ce pas.
Et pourtant, il manque encore un ingrédient. Ever, que j’aurais préféré ne pas citer tellement c’est un gros morceau de l’histoire, cherche en effet à “obtenir” la MC. Caleb le sait parfaitement. Il connaît leurs plans, il travaille pour eux après tout, contraint et forcé.
Dans le myth “Decoherence”, on vit une histoire parallèle où Caleb et la MC sont des sortes d’androïdes utilisés dans une guerre injuste. Des outils qui partagent le même placard. Et, sans vouloir trop en dire, Caleb n’aura de cesse de tenter de libérer la MC, poussé par son amour pour elle, sans aucune considération pour sa propre survie. Sa vie n’est consacrée qu’à cet unique but, et qu’importe sa propre souffrance.
Voilà ce qui revient dans notre histoire présente. Il a toutes les clés, il sait par quoi l’amour de sa vie est passé, et il refuse viscéralement que cela puisse se reproduire. Sa méthode est inexcusable, surtout qu’il pourrait tout simplement lui en parler. Mais pour lui, elle est justifiée, et il ne peut pas courir le risque d’un refus. C’est une question de vie ou de mort, si il ne peut pas obtenir son accord, il fera sans. Parallèlement, il va tout endosser, mettre sa vie entre Ever et celle qu’il aime, jouer un double jeu tant qu’il le faudra et, en dernier recours, l’emporter loin de tout.
En toute franchise, à cause de son comportement très trigger, j’ai mis du temps à apprécier Caleb. De plus, il m’irrite régulièrement, à cause de cette sale habitude qu’il a de toujours rappelé à la MC qu’il était là quand elle portait des couches (ok, non, mais c’est la même idée. On connaît toustes des gens comme ça, et franchement, ça me bloque toute vibe romantique). Mais… Il y a eu un déclic. Le déclic qui dit qu’il va faire mieux. Pas un simple souhait, ni même une promesse, mais une réalité qui est déjà là.
Pour le comprendre, il faut regarder ce qu’il se passe juste après le départ de la MC de Skyheaven. Elle aide à faire du rangement dans une boutique qui va fermer et Caleb arrive par hasard. Immédiatement, on sent une nouvelle forme de malaise : le malaise du mec qui ne sait pas comment se comporter. Il se sent probablement idiot, et il est maladroit. Je suis peut-être faible, mais j’ai été touchée par le soin qu’il prenait à ne pas être envahissant. Il est donc capable de voir ce qui ne va pas dans son comportement, de le regretter, et de l’améliorer. Cela ne se fera pas facilement ni sans heurts, mais j’ai envie que sa souffrance cesse, tout simplement. Il n’est pas mauvais, il a juste dépassé trop longtemps le niveau de souffrance qu’un humain peut encaisser.
… Et je suis assez honnête avec moi-même pour savoir que je suis dans un cas de “I can fix him” de force 4, surtout après cet appel téléphonique où sa vulnérabilité est désarmante, et où la MC est adorable.
– Even if he’s the worst version of all the Calebs from then to now, you still want him ?
– Yes, I do.
*Bruit de cœur qui se brise*
Quoi qu’il en soit, je trouve que c’est un personnage intéressant aussi pour les questions qu’il nous force à nous poser. Encore une fois, ses mauvais comportements ne sont pas acceptés par la MC, il n’y a aucune romantisation à ce qu’il faut bien appeler une forme de séquestration. Au mieux, les explications aident à lui pardonner, mais le seul futur possible est clairement un changement de son côté, un changement qu’il initie heureusement assez rapidement. Je trouverais dommage de rester bloqué.e sur le côté “red flag” sans chercher à en savoir plus sur lui, tant il expose malgré lui les rouages d’une relation toxique, tout en montrant ensuite ce qu’il est acceptable de faire dans une relation saine. Il est aussi assez honnête quand il se penche sur ses mauvais comportements, et comprend seul qu’il y a un problème.

Si c’était une personne réelle, Caleb serait absolument infréquentable, soyons clair.es sur ce point. Aucune souffrance passée n’autorise des comportements aussi limites que les siens, il faut se faire aider quand la situation nous échappe à ce point. Mais son écriture me semble… Presque éducative. Bref, après un démarrage proprement lamentable et même trigger pour de nombreuses personnes (il y a eu des posts sur ce sujet, certain.es joueureuses mettant cette partie de l’histoire en mode automatique tant la main story est pesante et anxiogène), j’ai revu mon jugement. S’il parvient à dépasser ses souffrances, il deviendra fantastique, je veux y croire.

Et voilà, ainsi se termine le petit tour d’horizon des personnages. De tous les personnages ? Non ! Car il manque quelqu’un d’important. Le personnage principal, bien entendu ! Notre MC, celle qui sera notre avatar dans ce monde plein de dangers, de violence, et de mecs tellement absurdement canon qu’ils sont probablement responsables d’une partie du réchauffement climatique.

Soyons claires : comme dit dans la première partie du “dossier” sur les otoge en général, les héroïnes de ce genre de jeux sont souvent cruches pour des raisons de facilité scénaristique : plus facile à incarner (ça ne se vérifie pas dans la réalité, à mon sens, mais bref, c’est peut-être culturel), plus facile à mettre en scène dans des situations inacceptables irl, et plus facile à manipuler pour les LI globalement toxiques qu’on y rencontre.
Si j’étais tombée sur ce genre de personnage, je n’aurais probablement pas continué. Mais heureusement, ce n’est pas son cas : elle est totalement différente, et je me suis sentie tellement à l’aise avec la plupart de ses réactions que j’ai vécu intensément chaque partie de son histoire (ce qu’on ne remarque pas du tout, j’ai tapé un dossier de 35k mots parce que je m’ennuyais, certainement…). Il n’y a pas de consensus autour de son caractère, certaines personnes ne l’aiment vraiment pas, et je suis désolée pour elleux puisqu’elle sera toujours leur guide dans l’histoire. Mais heureusement pour moi, je l’apprécie énormément !
Le soin apporté à son écriture n’est pas moins important que celui apporté aux cinq garçons. Elle est dynamique, déterminée, drôle, maladroite, talentueuse, forte, enjôleuse, terrifiée, courageuse, joueuse… Elle est complexe et complète, peut me faire pleurer (le moment du deuil m’a vraiment fait mal… Ça hits too close to home, comme on dit), ou rire quand elle se rate dans ses tentatives de communiquer avec les différents LI… Bref, elle est écrite comme un humain multifacette, comme on l’est toustes.

Elle est tellement multifacettes que, petit à petit, on réalise que son comportement est différent en fonction des LI. Car, si j’ai tracé dans leurs propres portraits quelques bases pour comprendre son caractère à elle, il est légèrement mouvant. Rien d’étonnant, d’ailleurs : on ne se comporte pas de la même manière avec tout le monde, que ce soit à cause d’une forme de mimétisme instinctif ou parce que l’on connaît leurs leviers et que l’on sait comment provoquer différentes réactions. C’est assez normal, et généralement, on ne prête même pas attention à ces petites modifications instinctives (c’est un peu le même principe que lorsqu’on change de voix au téléphone quand on prend un appel important, par exemple).
J’ai essayé de mettre des mots sur les nuances les plus évidentes, même s’il ne faut pas oublier que ce n’est qu’une légère influence sur son caractère “normal”, pas un énorme changement de personnalité qui contredirait totalement ses actions dans une autre branche. Du moins, c’est mon impression personnelle.
Avec Xavier, je la trouve discrète et douce. Elle le traite parfois comme un petit animal fragile, ce qu’il semble réellement être… Pas avec condescendance, mais plutôt pour l’entourer de douceur. C’est peut-être aussi pour cela que Xavier est le personnage qui me touche le moins, leur duo manque de… Je ne sais pas. De peps, de vie, de chaos. Elle perçoit très clairement sa fragilité émotionnelle, et fait de son mieux pour y répondre avec tact, au risque parfois de manquer un peu de spontanéité. Ce qui ne l’empêche évidemment pas d’être directe quand elle veut quelque chose de lui, le soir, après avoir un peu bu, tout ça. Elle ne prend pas de pincettes au point de ruiner toute alchimie entre elleux, bien heureusement.
Avec Zayne, elle surjoue la fragilité. Elle sait qu’il va céder à ses caprices, même s’il feint l’indifférence. C’est avec lui qu’elle se comporte le plus comme une “petite fille”, si j’ose dire (ça reste léger, je ne fais pas pire qu’elle quand j’ai envie d’une pizza, moi aussi je fais la mignonne quand je veux quelque chose…). Elle minaude un peu, mais il n’est pas dupe un seul instant : c’est une comédie dont iels sont conscient.es. D’autant que, quand il le faut, elle sait parfaitement retrouver son rôle de hunter et être la meuf badass qu’il sait qu’elle est… Même s’il ne pourra jamais s’empêcher de lui dire de mettre une petite laine avant de sortir. Zayne, tu es une vieille personne, mais on t’aime aussi pour cela. J’ai déjà noté des échanges, particulièrement dans les messages, où elle est plus froide, plus distante. Je pense que c’est une manière de lui suggérer de se calmer sur le paternalisme, et ses réactions prouvent qu’il comprend (même si, j’en ai déjà parlé, c’est plus fort que lui).
Avec Rafayel, elle est souvent… Saoulée. Mais de façon comique ! Les comportements de diva de Raf ne fonctionnent pas du tout sur elle, et lui aussi en a probablement conscience. Elle le recadre souvent, et il faut admettre que Rafayel, au quotidien, se comporte très souvent comme un sale gosse capricieux. J’apprécie beaucoup qu’elle ne se sente pas vraiment affectée par cette comédie et reste stoïque la plupart du temps. Bien sûr, elle l’aime aussi énormément et entre dans ses jeux avec plaisir. J’ai l’impression que c’est avec lui qu’elle est la plus joueuse et enjouée, certaine de la saine dynamique de leur relation. Car oui, j’aime beaucoup leur dynamique, que je trouve vraiment égalitaire et réaliste. Elle est mim, il est mim, tout le monde est BEAUCOUP TROP MIM. Parfois, on dirait simplement une relation amicale, et c’est vraiment agréable !

C’est avec Sylus qu’elle m’agace parfois. Elle est trop concentrée sur la compétition, alors que lui ne l’est pas (ou plus). D’un autre côté, elle me fait beaucoup rire dans ses vaines tentatives de faire croire qu’elle est insensible à son charme, comme quand, dans une opération Unicorn, une femme lui demande si elle peut “acheter” Sylus. La MC demande immédiatement “Ok, combien tu m’en proposes ?”, et cette réaction spontanée m’a fait beaucoup rire. J’aimerais qu’elle laisse tomber l’armure plus souvent avec lui, mais on n’a pas toujours ce qu’on veut dans la vie… C’est d’autant plus triste que Sylus n’est plus dans cette compétition (qu’il a certes débutée) depuis longtemps, et qu’il me fait toujours tellement rire que j’aimerais retranscrire ce sentiment dans les échanges. Laissez-moi lui dire qu’il me fait marrer, pitié !

Avec Caleb, j’ai plus de mal à la cerner. Elle est souvent sur la défensive, pour des raisons évidentes, mais elle lui pardonne aussi beaucoup. On sent que l’amour qu’elle éprouve pour lui depuis de si nombreuses années l’empêche de prendre un recul qu’on pourrait juger nécessaire. Mais voilà, l’attachement n’est pas une chose rationnelle… On ressent beaucoup de tendresse quand elle s’adresse à lui (même au moment le plus horrible de leur relation, elle trouve toujours le moyen de lui faire comprendre qu’elle l’aime énormément, c’est d’une telle tristesse…), mais j’éprouve aussi cette étrange sensation qu’elle est un peu… Pas “soumise”, le mot est fort, mais qu’elle lui laisse exercer son autorité d’aîné sans vraiment le remettre en question. Heureusement, on a vu dans la main story qu’elle sait poser des limites, donc elle ne laissera pas leur relation retourner en zone rouge ! Du moins, j’espère.

Autre chose que je sais apprécier à sa juste valeur dans un jeu très hétéro destiné aux femmes, c’est qu’elle est directe dans les situations un peu chaudes. Elle ne recule pas et ne joue pas l’effarouchée à chaque fois que la température monte. On sent ici que c’est un jeu pour les adultes, mais pas parce qu’il y aurait des situations réellement pornographiques (je rappelle qu’il n’y en a PAS), non, simplement parce qu’elle a une attitude ouverte vis-à-vis de son désir, elle est même souvent à l’initiative des situations en question.
J’en profite pour parler d’une Memoria qui me fait rire, a posteriori. Il s’agit de “No Defense Zone”, de Sylus, et, comme je ne l’ai pas moi-même (BWAAAAAAH) il faudra aller la regarder ailleurs. Bref, que se passe-t-il dans cette scène ? Hé bieeeen… Nous sommes dans une situation où la MC rêve de dominer Sylus. Oui, dans ce genre-là, oui (et, pardon, mais qu’on allume la clim, par pitié !). Le truc que vous ne voyez pas dans la vidéo, c’est ce qu’il se passe –après-. Le moment où Sylus, au petit matin, en toute décontraction, lui signale qu’ils font les mêmes rêves à cause de leurs âmes partagées. C’est tellement gênant, et en même temps absolument drôle. Je trouve intéressant que sa frustration globale vis-à-vis de lui devienne une séquence onirique limite SM, et que lui en soit parfaitement conscient. Elle a bien le droit de chercher un exutoire à sa frustration, qui peut juger ?
Dans les myths aussi, sa personnalité est différente. Et pour cause, ce n’est généralement même pas –sa– vie. Notre caractère est le produit d’un tas de facteurs, notamment notre vécu, et chacune de ses vies est unique. Globalement, elle “se ressemble”, mais il ne faut pas se formaliser de certaines réactions qui, pour le coup, sembleraient très différentes de la MC qu’on connaît, comme ses pulsions de violence presque aveugle dans le fameux myth de Sylus. Personnellement, je trouve sa réaction logique, mais je ne suis pas sure qu’elle ferait le même choix dans la vie qu’on lui connait en jeu.
Cela dit, je parle, mais je ne fais pas de résumé de son histoire à elle ! Alors, hop, retour sur les faits marquants de sa vie. Comme expliqué dans la partie sur Caleb, elle a eu un début difficile dans la vie, même si elle ne s’en souvient pas. En effet, les deux enfants ont été des sujets d’expériences au sein de l’organisation Ever. Dans son cas à elle, le but était de tester la fusion entre le coeur et un protocore, en gros. Les scientifiques en charge d’elles se sont un jour rendu compte qu’elle était morte (sympa comme métier, torturer des enfants jusqu’à les voir mourir ! Trop top. /s) Heureusement pour eux, mais pas forcément pour elle, elle est revenue à la vie… Ce qui leur a permis de recommencer. Encore, et encore. Chaque fois, son esprit redevenait une page blanche, et elle explique parfois avoir encore des problèmes de mémoire. C’est absolument tragique.
Après la Chronorift Catastrophe, elle se retrouve seule et perdue à l’extérieur du laboratoire. Elle ne se souvient de rien à part de la destruction tout autour d’elle, et c’est là que ses souvenirs commencent, du moins c’est là que son histoire personnelle démarre et peut enfin se construire. Elle est recueillie par une des scientifiques d’Ever, Joséphine, qui s’était attachée à la petite. Coup de chance, elle retrouve aussi Caleb, qui devient alors son frère adoptif (j’aimerais énormément savoir si Caleb savait que Joséphine avait fait partie de leurs tortionnaires à l’époque et, si oui, pourquoi il n’a rien dit à la MC… Pour ne pas prendre le risque de détruire sa “petite sœur” de nouveau, peut-être. Mais quel pauvre gosse, son histoire à lui est également atroce…).
Sa première rencontre avec l’un des 5 LI serait donc celle avec Caleb. Par la suite, elle mène une vie plutôt normale de petite fille, même si Joséphine continue d’étudier en secret le fameux protocore. Pendant son enfance, à priori vers ses 8 ans donc très peu de temps après sa sortie du labo, elle rencontre Zayne. Mais il va sortir assez vite de sa vie, pour n’y revenir que très peu de temps avant le début du jeu, environ 6 mois avant l’intégration de la MC aux Hunters. C’est donc Zayne qu’elle rencontre en deuxième… Même si.
La fin de l’histoire principale, au moment où j’écris, nous a teasé quelque chose d’intrigant : Sylus était là, la première fois qu’elle s’est échappée du laboratoire. Elle a oublié, forcément, mais pas lui. Me voilà donc curieuse.
D’autre part, elle a également rencontré Rafayel il y a très longtemps, sur une plage où iels se sont promis de se revoir l’année suivante… Une promesse non respectée qui a déclenché la suite logique du serment de la part de Raf : “Si tu ne viens pas, je te chercherais jusqu’au bout du monde”. Dont acte. On peut supposer que cette rencontre a eu lieu après sa sortie du labo, et se demander pourquoi elle a oublié alors qu’elle n’était plus soumise à des expériences, mais j’imagine que c’est en lien avec sa “mémoire fluctuante” observée pendant son enfance. Moment spéculatif mineur : à force d’être “rebootée” en boucle, j’imagine qu’il a fallu quelques années pour que son cerveau parvienne à se réparer et à fixer efficacement les souvenirs.
Bref, la plupart des liens avec les LI sont donc anciens, même sans parler des myths. Le seul qui la rencontre récemment est Xavier, même si, de son côté, il la connaît déjà depuis longtemps et sous maintenant trois incarnations différentes.
Voilà ce qu’il en est pour l’histoire passée, même si j’omets toute la partie sur le fait qu’elle n’est pas exactement humaine (déjà évoquée dans la partie “histoire”, je ne reviens pas dessus.) Et c’est là que le jeu commence : la MC a l’impression d’avoir eu une vie normale, mis à part ses “petits problèmes de mémoire”, a vécu avec Caleb jusqu’à ce qu’il parte pour devenir pilote, puis elle est devenue Hunter.
Cependant, si l’on peut imaginer qu’elle aurait pu échapper au trauma grâce à son amnésie provoquée dans l’enfance, il se passe ce fameux drame, et, un jour d’une réunion de famille ordinaire, la maison de son enfance explose. Joséphine, ainsi que Caleb, sont déclaré.es décédé.es. Seule, privée des uniques personnes qu’elle pouvait considérer comme une famille, elle se retrouve à la dérive : perdue, bien sûr, et en colère. C’est ce drame qui va la guider dans ses recherches et lui permettre de découvrir bien plus qu’elle ne l’aurait jamais cru sur sa propre personne, son passé, et son pouvoir.
… Ouais, elle aussi n’a pas une vie facile.
Bref, voilà par quoi est passée notre MC, notre avatar dans ce monde. Et je pense que cela mérite un peu de compassion.
Heureusement, comme beaucoup de personnes qui traînent des traumatismes, elle porte sans doute le même patch que moi sur son sac à main : at least, all the traumas made me hilarious. Elle ne se laisse pas définir par son expérience, par sa souffrance, tout en l’acceptant quand elle se présente. Elle est naturellement forte, et je ne peux que l’admirer pour ça. Alors, aimez là un peu, par pitié… Pitchoune.
J’ai mis en place une chaîne Youtube depuis quelques temps. Au programme : traduire toutes les nouvelles cartes, revenir petit à petit sur les plus anciennes, et surtouuut… M’occuper de la MSQ. J’aimais bien mon idée de let’s play, mais finalement c’était trop fatigant pour ma voix, alors je vais vite rattraper pour permettre à tout le monde de profiter de l’histoire du jeu en français !
En plus de celui que vous trouverez dans la partie consacrée à Rafayel, j’ai envie de vous proposer deux adaptations des écrans de chargement. J’aime beaucoup ces écrans, alors j’ai réalisé des versions utilisables sur mon PC !






Si vous voulez une version légèrement animée de cette même image pour une meilleure immersion, vous pouvez aller à cette adresse, sur le Workshop Steam, pour choper mon premier test sur Wallpaper Engine !




Il y a peu de choses que je déteste davantage que les crossover, et pourtant… C’était irrésistible. Encore une fois, une version animée est disponible pour les utilisateurices de Wallpaper Engine !


Je peux tout expliquer. J’avais besoin d’une liste très visible des 250 hànzì les plus fréquents pour remuer ma mémoire à la volée… Et j’avais ce début de projet de wallpaper… Alors… Bref. Je vous donne donc les deux versions, même si je ne suis pas sure que ma checklist intéresse beaucoup d’autres personnes.. Vous vous en doutez, une version animée est disponible de la version sans les hànzì pour les utilisateurices de Wallpaper Engine !

Vous commencez à avoir l’habitude, mais pour la version animée c’est ICIIIII !


Je ne suis pas une grande theory crafteuse. J’essaie, en général, de me tenir à ce qu’on nous montre et d’éviter de trop spéculer. La plupart du temps, je trouve que ça n’avance à rien, en fait, et j’aime mieux attendre et profiter des histoires qu’on nous aura concoctés. En gros, j’aime mieux retrouver dans le concret les éléments plus anciens qui annonçaient la venue d’une scène ou d’un concept que de tirer au pif dans toutes les directions à partir de touuuus les éléments qu’on possède déjà (et je ne dis pas ça pour dénigrer les personnes qui le font, c’est juste que ça ne m’intéresse pas !).
Maiiiiis… Bien sûr, j’ai des idées. Certains éléments lancent des pistes dans ma tête, et certaines me semblent relativement solides. Alors j’ai eu envie d’ajouter cette petite partie au dossier, que je modifierais en fonction des éléments solides que l’on découvrira ! Peut-être que je dirais n’importe quoi, c’est tout à fait possible. Alors, tout ce qui est dit dans cette section n’est que pure spéculation, à ne pas prendre du tout au pied de la lettre.
1 – Les yeux du 6ème LI
Une théorie très établie dans le fandom lie les yeux de chaque LI à une nébuleuse. Les hypothèses sont souvent un peu chaotiques, mais j’ai réfléchi de mon côté et je pense avoir trouvé une théorie environ stable, et cohérente. Ce qui me permet, au passage, d’avoir une idée sur les yeux du 6ème LI en me basant sur les couleurs du Spellactrum. En effet, si on part là-dessus, on va lier facilement les yeux de Xavier à la couleur saphir, les yeux de Zayne à la couleur émeraude, les yeux de Rafayel à la couleur perle, les yeux de Sylus à la couleur rubis et les yeux de Caleb à la couleur violette. Il nous reste… Ambre.

Alors oui, je sais, les couleurs des nébuleuses varient selon les photographies, ne venez pas attraper ma veste (d’autant que je n’en porte pas). L’idée est surtout que les artistes se seraient inspiré.es de photgraphies existantes en fonction de leurs besoins. En tout cas, je tiens à mon idée de Nébuleuse de la Lyre pour le prochain LI (attention : je n’ai pas envie d’un 6ème LI, mais il est évident qu’il va arriver, donc autant y penser). En plus, la FORME estdéjà celle d’un oeil, franchement ! C’est cadeau, alors ne pas en profiter serait criminel.
Pour continuer sur la couleur des yeux, celle de Raf ne parvient pas à me sortir de la tête. Pourquoi ce choix ? Pourquoi pas un véritable “rose”, qui lui correspondrait pourtant, en plus de mieux correspondre à la couleur du Spellactrum ? La raison est probablement la même que celle qui guide beaucoup de ses actions : la mer de sang. On retrouve dans son regard le poids de son souvenir le plus traumatisant (il est plus ou moins certain qu’il a vu la mer en question, notamment car il dit qu’il ne peint que ce qu’il a vu lui-même… Et la récurrence de ce thème, couplé à sa recherche du “rouge parfait”, rend la thèse solide).
La mer de sang, donc, celle qui s’est teintée du sang des lémuriens lors de leur massacre par Ever. Une fois encore, rien n’est jamais laissé au hasard dans ce jeu : même la couleur de leurs yeux peut dire quelque chose de leur histoire (et faire du mal à notre petit kokoro fragile).
Mise à jour après la mise à jour de la MSQ, “To Our Yesterday” qui m’a fait penser à un truc. J’ai beaucoup entendu que le Linkon de Dawnbreaker est un Linkon du futur, parce que c’est le même nom de ville. Ce qui peut sembler être un argument un peu léger, dans la mesure où on peut imaginer que, dans l’infinité des possibilités, une autre planète identique produirait une ville identique. Je veux dire que, en soi, c’est un argument insuffisant pour me dire “oui ok c’est vraiment le même endroit et tout, mais dans le turfu”. Cependant ! I do have a theory. Et si Dawnbreaker n’était pas un autre lui du tout, mais lui tout court ? “Mais enfin, il ne pourrait pas être encore en vie”. Chépa. Pourquoi pas ? Si je suis ma logique, qui me dit que Zayne ne peut pas soudain s’éveiller à ses pouvoirs divins et arrêter de vieillir, par exemple ? Tout est possible dans ce monde, dans une certaine mesure, et les longues espérances de vie sont une fréquentes parmi les LIs. Et, même si c’est une idée un peu déprimante, je me dis que ce Zayne pourrait parfaitement décider de devenir cet homme froid à la rationalité inébranlable, même si elle le pousse à tuer (pour de bonnes raisons), si certaines cironstances sont réunies. Bref, c’est juste une idée floue, mais on est dans la partie “spéculations”, pas “certitudes”, alors je me lâche !
2 – Moment complotiste.
Hé… Vous trouvez pas que Sullivan ressemble beaucoup à Andrew, ou plutôt l’inverse ? Hm. Marrant aussi qu’ils aient des pouvoirs psychiques tous les deux. Hm hm. Hmmmm. Il est sur terre depuis combien de temps, déjà, Sulli le backtracker ? Je demande ça comme ça.
J’ai supprimé mes autres spéculations suite à la mise à jour de la main story, on vera si d’autres surgissent !
Mot de la fin
Voilà, nous arrivons à la fin de ce pavé, plusieurs heures de lecture potentielle tout de même. J’espère qu’il servira à quelques personnes, même si je ne devrais pas souhaiter que davantage de gens jouent au jeu… Non que j’ai envie de gatekeeper, bien au contraire, mais je sais que ce modèle économique est dangereux, surtout quand il repose à ce point sur l’investissement émotionnel (moi ? Ah ah non, pas du tout, ah ah, quel investissement émotionnel, ah ah ah. Hrm.) (Blague à part, je vais bien, pas d’inquiétudes.) Il arrive parfois que des gens laissent des messages, notamment sur Reddit, pour expliquer que le jeu a réellement fait plus de mal que de bien, et je peux facilement le comprendre. Il est tellement facile de tomber dans le rabbit hole, la preuve ! Mais surtout, le soutien qu’on peut ressentir en jouant peut probablement faire basculer les personnes un peu fragiles dans un état d’esprit nocif. Je me suis beaucoup moquée des mascus, mais, malgré tout, il faut toujours le rappeler : ces personnages n’existent pas. D’un autre côté, on trouve aussi des messages qui expliquent l’inverse, comme par exemple que le soutien offert par le jeu dans un moment difficile les a aidés à surmonter l’épreuve. Rien d’aussi noble avec moi, je suis juste happée par le niveau d’écriture et les nombreux mystères que j’ai très envie de résoudre. Sur ces mots, je vous laisse, et n’oubliez pas de m’ajouter à vos ami.es si vous avez envie ! Cœurs sur toustes.







